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le 23 septembre 2009 à 14h17, mis à jour le 23 septembre 2009 à 16:18
Le Quai d'Orsay refuse de "comparer" le cas de Clotilde Reiss, assignée à résidence à Téhéran, à celui des détenus iraniens en France, comme l'a fait Mahmoud Ahmadinejad.
Clotilde Reiss, sur le banc des accusés en Iran, le 8 août 2009 © REUTERS ![]() |
discours de Nicolas Sarkozy : La chercheuse française s'est présenté en personne ce mardi devant le tribunal de Téhéran. Elle a ensuite pu regagner l'ambassade de France, où elle est tenue de résider depuis la mi-août. |
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| LCI |
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Arrêtée en juillet sous l'accusation d'espionnage et détenue 45 jours durant, Clotilde Reiss a été libérée le mois dernier... pour être aussitôt assignée à résidence à l'ambassade de France à Téhéran. Depuis, la jeune universitaire française attend son jugement. Mardi toutefois, le président iranien a suggéré la possibilité d'un échange : la libération par la France de certains détenus iraniens contre une grâce en faveur de la jeune Française. Interrogé sur son cas sur France 2, Mahmoud Ahmadinejad a souligné : "Vous devez savoir qu'il y a quelques Iraniens qui sont en prison en France depuis des années. Malheureusement nous n'avons vu aucune action du gouvernement français en faveur de ces prisonniers".
Nicolas Sarkozy n'a pas réagi publiquement à cette déclaration ; selon son entourage, il compte répondre aux propos du président iranien (sur le cas Clotilde Reiss, mais aussi sur la pique d'Ahmadinejad concernant "le peuple français" qui "mérite mieux que ses dirigeants actuels") ce mercredi soir lors de son intervention télévisée, retransmise sur TF1 et France 2. Mais d'ores et déjà, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir que la France n'accepte pas de "comparer" Clotilde Reiss aux cas de détenus iraniens en France.
La remarque du président iranien sur les "Iraniens qui sont en prison en France depuis des années" pourrait notamment viser Ali Vakili Rad, condamné en 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans, pour l'assassinat en 1991 de l'ancien Premier ministre du chah d'Iran Chapour Bakhtiar. Mais aussi Majid Kakavand, arrêté à la demande des Etats-Unis parce qu'il achetait du matériel sensible sur internet, et pour lequel Washington a demandé une extradition.
D'après agence
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