Archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, visite la centrale de Natanz (avril 2008) © ReutersEn marge du sommet du G20 à Pittsburgh, le président américain Barack Obama, son homologue français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown ont dénoncé dans une déclaration commune la construction par l'Iran d'un second site d'enrichissement d'uranium, site gardé secret des années par Téhéran, selon eux. La réplique de Mahmoud Ahmadinejad n'a pas tardé : les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, a assuré le président iranien vendredi à New York, vont regretter leur condamnation. Lors d'une conférence de presse, le chef de l'Etat iranien a affirmé avoir informé en temps voulu l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'existence de cette deuxième installation. "Il ne s'agit pas d'un site secret", a plaidé Ahmadinejad. "Si cela était le cas, pourquoi aurions-nous informé l'AIEA avec un an d'avance ?"
Nucléaire : quand l'Iran joue la stratégie de la division
<b> Eclairage -</b> En déclarant être finalement prêt à accepter l'offre de l'AIEA sur l'uranimum enrichi, Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, a réussi à diviser les grandes puissances qui gèrent le dossier.
Publié le 05/02/2010
Affrontements sur le pavé de Téhéran : 5 morts, 300 arrestations
Cinq personnes ont été tuées lors des affrontements de dimanche à Téhéran entre les manifestants hostiles au président iranien et la police, qui a procédé à 300 arrestations, selon la police.
Publié le 27/12/2009
Heurts entre police anti-émeute et manifestants au coeur de Téhéran
Des heurts ont opposé samedi à Téhéran des policiers anti-émeutes à des partisans de l'opposition qui manifestaient sous le couvert de la commémoration religieuse de l'Achoura, selon un site réformateur et des témoins.
Publié le 26/12/2009
Nucléaire : l'Iran s'agite, les Etats-Unis avertissent
Téhéran a annoncé dimanche qu'il s'apprêtait à examiner la possibilité de produire de l'uranium enrichi à 20% et à construire 10 nouvelles usines d'enrichissement. Deux annonces que Washington goûte peu.
Publié le 29/11/2009
Les Six durcissent le ton à l'égard de Téhéran
Pour la première fois en quatre ans, Chine et Russie pourraient apporter leur soutien à une résolution condamnant le programme nucléaire iranien, signe de la frustration de la communauté internationale.
Publié le 26/11/2009
Iran : nouvelle manifestation, nouvelle répression
Les partisans de l'opposition ont été violemment dispersés ce mercredi alors qu'ils manifestaient en marge des cérémonies du 30e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade américaine.
Publié le 04/11/2009
Barack Obama, qui a accusé Téhéran de construire ce second site dans le secret depuis des années, a estimé que les activités iraniennes constituaient "un défi direct" au principe de non-prolifération nucléaire. "Ne laissons pas les dirigeants iraniens gagner du temps pendant que les centrifugeuses tournent", a déclaré pour sa part Nicolas Sarkozy, évoquant la ville de Qom, au sud-ouest de Téhéran, comme localisation de la seconde usine. "Si d'ici le mois de décembre il n'y a pas un changement profond de politique de la part des dirigeants iraniens, des sanctions devront être prises. Il en va de la paix et de la stabilité", a-t-il ajouté, accusant l'Iran d'entraîner "la communauté internationale sur une voie dangereuse".
"Nous n'avons rien à craindre"
D'abord cité par l'hebdomadaire américain Time, Ahmadinejad a affirmé que l'Iran n'avait pas de comptes à rendre à l'administration Obama sur tous les sites nucléaires dont il dispose. "Nous travaillons dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique", a ajouté le chef de l'Etat iranien. "Nous n'avons aucun problème avec une inspection (par l'AIEA) de ce complexe", a-t-il ensuite dit dans sa conférence de presse. "Nous n'avons rien à craindre".
Le président iranien a ensuite expliqué que son pays souhaitait acheter de l'uranium à des fins médicales à tous les Etats qui accepteront de lui en vendre. Il a également souhaité que la réunion avec le groupe "5+1", les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne, prévue le 1er octobre, contribuera à faire baisser les tensions.
A Téhéran, le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a déclaré que la nouvelle unité d'enrichissement de l'uranium s'inscrivait dans le cadre du "droit inaliénable" de ce pays à l'énergie nucléaire civile. Dans un communiqué, il a félicité le guide de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, et le peuple iranien "pour ce succès et cette importante mesure en direction du progrès et du développement de ce secteur". Ali Akbar Salehi a précisé que "les aspects défensifs" ont été pris en compte dans la construction de l'usine, laissant ainsi entendre qu'un dispositif de protection est prévu en cas d'attaque. Ce que semble avoir implicitement confirmé le président Ahmadinejad dans sa conférence de presse à New York : il a estimé que les Israéliens n'oseraient pas attaquer l'Iran et que de toute manière les Iraniens avaient les moyens de se défendre.
D'après agence
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