Archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, visite la centrale de Natanz (avril 2008) © ReutersL'Iran a informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu'elle disposait d'une seconde usine d'enrichissement de l'uranium, installée à Qom. L'existence de ce site, dont la construction était interdite par les résolutions de l'ONU, a été portée à la connaissance de l'AIEA dans une lettre adressée à son directeur général, l'Egyptien Mohamed ElBaradeï. L'AIEA a confirmé avoir reçu cette lettre, en date du 21 septembre. Elle précise que, selon les Iraniens, ce site en construction servira à enrichir de l'uranium aux seuls niveaux requis pour la production d'électricité - inférieurs aux niveaux nécessaires pour des usages militaires.
Nucléaire : l'Iran s'agite, les Etats-Unis avertissent
Téhéran a annoncé dimanche qu'il s'apprêtait à examiner la possibilité de produire de l'uranium enrichi à 20% et à construire 10 nouvelles usines d'enrichissement. Deux annonces que Washington goûte peu.
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Les Six durcissent le ton à l'égard de Téhéran
Pour la première fois en quatre ans, Chine et Russie pourraient apporter leur soutien à une résolution condamnant le programme nucléaire iranien, signe de la frustration de la communauté internationale.
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Iran : nouvelle manifestation, nouvelle répression
Les partisans de l'opposition ont été violemment dispersés ce mercredi alors qu'ils manifestaient en marge des cérémonies du 30e anniversaire de la prise d'otages à l'ambassade américaine.
Publié le 04/11/2009
L'agence onusienne a demandé à l'Iran d'autoriser un accès immédiat à ses inspecteurs pour s'assurer que les mesures garantissant la non-prolifération nucléaire sont respectées. On estimait jusqu'alors que la république islamique possédait un seul site d'enrichissement de l'uranium, à Natanz, placé sous la surveillance quotidienne des inspecteurs de l'AIEA. "Ce 2e site n'a rien de secret", affirme Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien.
Date-limite pour des sanctions : décembre
En marge du G20, Nicolas Sarkozy, Barack Obama et Gordon Brown, le Premier ministre britannique, ont fait une déclaration formelle pour expliquer que cette nouvelle usine violait les résolutions de l'ONU et les clauses du Traité de non-prolifération nucléaire, dont l'Iran est signataire. Ils assurent que des sanctions seront prises en décembre si Téhéran ne change pas d'attitude d'ici là. Le président américain a également fait savoir que ses services de renseignement avaient appris l'existence de cette usine il y a peu.
Angela Merkel, la chancelière allemande, qui participe aux discussions avec l'Iran, était absente lors de l'intervention. Elle a été excusée par Barack Obama, qui a souligné qu'elle partageait l'opinon des trois hommes. En revanche, les absences de Dmitri Medvedev et Hu Jintao semblent montrer que la Russie et la Chine ne sont pas sur la même longueur d'ondes quant à l'urgence de la situation. Pékin a néanmoins fait savoir un peu plus tard qu'il demandait à Téhéran de "coopérer avec l'AIEA". Dmitri Medvedev, "inquiet" de la situation, se dit pour sa part en faveur d"un accord sérieux".
Regardez la déclaration commune Obama-Sarkozy-Brown
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Usage civil ou nucléaire ?
Pour les Occidentaux, Téhéran cherche à se doter de la bombe atomique. Les autorités iraniennes affirment pour leur part ne s'intéresser qu'aux usages civils du nucléaire. De nouvelles discussions sont programmées le 1er octobre à Genève entre l'Iran et le groupe des "5+1", les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne. Il va sans dire que cette nouvelle usine risque d'envenimer les pourparlers. A moins que l'Iran ne s'en serve pour faire monter les enchères. Il vient en effet de prouver que, malgré toutes les sanctions et discussions, il pouvait continuer son programme dans le dos des Occidentaux.
La centrale de Natanz avait, elle aussi, été passée sous silence par les autorités iraniennes. Son existence avait été dévoilée par un groupe d'opposants en exil, le Conseil national de la résistance, durant l'été 2002. Le Conseil de sécurité des Nations unies avait alors imposé des sanctions à l'Iran pour la contraindre à stopper ses activités d'enrichissement de l'uranium. Ce qui n'a donc pas été fait.
Que veut l'Iran ? L'analyse de Vincent Hervouët, éditorialiste TF1/LCI
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