Mohamed ElBaradei, le 7 septembre 2009 © ReutersA l'ouverture de la session de septembre du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, son directeur général Mohamed ElBaradei s'est vivement défendu ce lundi contre les récentes accusations de dissimulation de preuves dans le dossier nucléaire iranien. La France et Israël affirment en effet qu'il n'a pas dévoilé dans son dernier rapport, publié fin août, des documents qui prouveraient la composante militaire du programme de Téhéran. "Ces accusations sont motivées politiquement et absolument sans fondement. De telles tentatives d'influencer le travail du secrétariat sont une attaque contre son indépendance et son objectivité et sont en violation (...) des statuts de l'AIEA et devraient cesser sur le champ", affirme Mohamed ElBaradei, dont le mandat prend fin le 30 novembre prochain.
Paris ne semble pas convaincu par ce démenti. Le Quai d'Orsay maintient en effet que toutes les informations à la disposition de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien "ne sont pas reflétées" dans le dernier rapport. "Nous avons reçu un briefing technique ouvert à l'ensemble des Etats membres. Mais toutes ces informations ne sont pas reflétées dans le rapport au Conseil des gouverneurs", souligne le ministère des Affaires étrangères. Il réitère donc la demande exprimée dès la semaine dernière par Bernard Kouchner lui-même : la récupération de tous les annexes.
Ahmadinejad persiste
De son côté, lors d'une conférence de presse, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a redit que "la question nucléaire était close" à ses yeux et que son pays n'était pas prêt à discuter de ses droits "indéniables" sur le sujet. Il laisse néanmoins une porte d'ouverte et n'écarte pas un dialogue "juste" avec le groupe 5+1.
L'Iran, soumis à des sanctions de l'ONU, fait toujours l'objet de pressions de la part des grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) pour qu'il ouvre les négociations. La France, les Etats-Unis et l'Allemagne laissent planer la menace de sanctions renforcées pour la fin septembre.
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