Nicolas Sarkozy au journal de 20h de TF1, le 23 septembre 2009 © TF1/LCILors de son interview de mercredi soir sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy était notamment attendu sur sa réponse à la proposition "d'échange" entre Clotilde Reiss et certains prisonniers iraniens.
Clotilde Reiss rentre à l'ambassade après sa nouvelle comparution
La chercheuse française s'est présenté en personne ce mardi devant le tribunal de Téhéran. Elle a ensuite pu regagner l'ambassade de France, où elle est tenue de résider depuis la mi-août.
Publié le 17/11/2009
Mardi soir, Mahmoud Ahmadinejad, son homologue iranien, avait en effet fait savoir que le sort de la jeune Française, toujours assignée à résidence à l'ambassade de France de Téhéran en attendant le verdict de son procès pour espionnage, pouvait dépendre de celui de plusieurs Iraniens détenus dans l'Hexagone dans des affaires de terrorisme. Il s'agit notamment d'Ali Vakili Rad, condamné en 1994 à la perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans qui vient de se terminer, pour l'assassinat en 1991 de l'ancien Premier ministre du chah d'Iran Chapour Bakhtiar.
"Dans les mois ou les années qui viennent"
Dans l'après-midi, le Quai d'Orsay avait donné un premier indice de la réponse de Nicolas Sarkozy, en expliquant qu'on ne pouvait pas comparer le cas de Clotilde Reiss à ceux des Iraniens. Sans véritable surprise, le locataire de l'Elysée a donc rejeté d'un "non" cinglant ce donnant-donnant, qu'il a tout simplement qualifié de "chantage". "Clotilde Reiss est innocente. Tout le monde le sait. Elle doit être libérée", affirme-t-il. "Il n'y aura pas d'échange et le président iranien le sait bien", ajoute-t-il. "Est-ce que vous croyez que je suis un homme à aller échanger l'assassin de Chapour Bakhtiar contre une jeune étudiante dont le seul crime est de parler la langue de l'Iran et d'aimer la civilisation perse ?", fait-il mine de s'interroger.
En revanche, il n'exclut pas qu'Ali Vakili Rad, désormais libérable sous conditions, soit remis en liberté "dans les mois ou les années qui viennent, selon le respect de la procédure normale". "C'est le problème de la Justice. Ce n'est pas le mien. Nous sommes dans un Etat de droit", rappelle-t-il. Manière également de sous-entendre à l'attention des diplomates iraniens que la porte des négociations reste entre-ouverte.
Regardez le passage de l'interview de Nicolas Sarkozy
consacrée à Clotilde Reiss :
Nucléaire : "la limite, c'est décembre" |
Outre le cas de Clotilde Reiss, Nicolas Sarkozy a également été interrogé sur la question du nucléaire iranien, dont le sujet est abordé en coulisses lors de l'Assemblée générale de l'ONU. Concernant une éventuelle nouvelle série de sanctions, il a déclaré qu'"il y aura une date limite" dans le "dialogue". "Dans mon esprit, c'est le mois de décembre", assène-t-il. Une réunion entre l'Iran et les grandes puissances est prévue le 1er octobre à ce sujet. |
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