Les Six durcissent le ton à l'égard de Téhéran

Par TF1 News (D'après agence), le 26 novembre 2009 à 08h03 , mis à jour le 26 novembre 2009 à 08h22

Pour la première fois en quatre ans, Chine et Russie pourraient apporter leur soutien à une résolution condamnant le programme nucléaire iranien, signe de la frustration de la communauté internationale.

ahmadinejad_natanzArchives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, visite la centrale de Natanz (avril 2008) © Reuters

Alors que les grandes puissances s'impatientent face au refus de Téhéran de l'offre de compromis sur l'enrichissement d'uranium, le programme nucléaire iranien est de nouveau sur la sellette d'une réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui se tient ce jeudi et jusqu'à vendredi à Vienne. Pour la première fois en quatre ans, le Groupe des Six, qui comprend les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Russie et France) plus l'Allemagne, a préparé un projet de résolution condamnant l'Iran et qui pourrait être soumis au vote des 35 gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

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Le soutien de la Chine et de la Russie à cette initiative est interprété comme un signe de la frustration grandissante de la communauté internationale face au refus de Téhéran de coopérer sur la question de la nature véritable de son programme nucléaire : purement civil comme l'affirme l'Iran ou, au contraire, également militaire comme le suspectent les grandes puissances.

Une fin de mandat gâchée pour Mohamed ElBaradei

Pour le directeur général, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, ce sera aussi l'occasion de ses adieux à la tête de l'agence onusienne, son mandat expirant le 30 novembre. Mohamed ElBaradei, 67 ans et Prix Nobel de la Paix en 2005, laisse la place après 12 ans à la tête de l'agence au Japonais Yukiya Amano, 62 ans. Une fin de mandat assombrie par le jeu de cache-cache de Téhéran par rapport à son offre de compromis de fin octobre sur la livraison d'uranium enrichi par un pays tiers pour le réacteur expérimental iranien.

L'offre d'ElBaradei consiste à obtenir de Téhéran l'exportation de 70% de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage puis transformé en France en combustible pour son réacteur de recherche. Ainsi cet uranium ne pourrait plus servir pour un éventuel usage militaire, principale crainte des grandes puissances. Or, ces derniers jours, différents responsables du régime islamique ont pris des positions contradictoires, entretenant le flou sur la position finale de Téhéran.

Le conseil des gouverneurs examinera également le dernier rapport du directeur général de l'AIEA sur le site d'enrichissement d'uranium en construction à Fordoo, près de la ville sainte de Qom, au sud-ouest de Téhéran. L'AIEA déplore que Téhéran n'en ait révélé l'existence que tardivement "ce qui ne contribue pas à établir des relations de confiance", ajoutant qu'on peut se demander si l'Iran ne compte pas d'autres installations encore secrètes.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 novembre 2009 à 08:03
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1 Commentaires

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  • francefranche, le 27/11/2009 à 09h31

    Blablabla!!!! de l action pas de parlottes ! ca n a que trop durééééééé

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