Autorité palestinienne : Abbas ne briguera pas de second mandat

Par F.A. (avec agences), le 05 novembre 2009 à 16h11 , mis à jour le 05 novembre 2009 à 21h30

Le président palestinien explique sa décision de ne pas être candidat à sa propre succession le 24 janvier en raison de l'enlisement du processus de paix avec Israël.

Mahmoud Abbas, le 24 octobre 2009Mahmoud Abbas, le 24 octobre 2009 © Reuters

Voilà une nouvelle qui ne va pas éclaircir les méandres de la politique palestinienne -et donc du processus de paix au Proche-Orient. Bien au contraire. Le président palestinien, a annoncé officiellement jeudi soir qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession lors des élections générales prévues le 24 janvier.

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Mahmoud Abbas, 74 ans, avait fait part de sa décision en primeur au comité exécutif de l'OLP. Il a ensuite officialisé son annonce lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie. "J'ai dit au comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et au Comité central du Fatah que je ne souhaite pas me présenter à la prochaine élection (présidentielle)", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas une manoeuvre. J'espère que tout le monde comprendra cette décision et je vais m'efforcer de la faire comprendre", a-t-il ajouté.

Ce scrutin présidentiel, dont la tenue est déjà sujette à caution en raison de la prise de pouvoir par la force du Hamas à Gaza depuis juin 2007, a déjà été reporté une fois. Elu en janvier 2005 après la mort de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas ne disposait en effet au départ que d'un mandat de quatre ans. Mais il avait été prorogé par l'Autorité palestinienne d'un an aux termes d'une disposition de la loi électorale stipulant la tenue des scrutins législatif et présidentiel en même temps. Le Hamas, qui rejette ce système, a déjà fait savoir qu'il boycotterait l'événement.  Selon plusieurs participants du comité exécutif, Mahmoud Abbas a expliqué qu'il déplorait l'absence de tout accord de réconciliation avec le Hamas.

Déçu par le recul d'Obama
 
Mais il a surtout pointé du doigt l'enlisement du processus de paix avec Israël. Malgré l'implication des Etats-Unis, les discussions avec l'Etat hébreu sont en effet dans l'impasse depuis l'accession au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Mahmoud Abbas avait ainsi prévenu Barack Obama qu'il envisagerait de se retirer si Washington n'obtenait pas d'Israël un gel de la colonisation juive à Jérusalem et en Cisjordanie avant la reprise du dialogue. Or, après le refus catégorique de Benjamin Netanyahu de concéder un tel gel lors de la rencontre entre les trois hommes en septembre, le locataire de la Maison-Blanche s'était borné à appeler Israël à la "retenue" et les Palestiniens à reprendre malgré tout les pourparlers de paix. Mahmoud Abbas a vivement reproché cette position à son homologue américain.
 
Reste désormais à savoir si ce jet de l'éponge est vraiment irrévocable ou s'il s'agit d'un coup de bluff pour obliger Barack Obama à s'impliquer davantage, et donc l'obliger à convaincre Benjamin Netanyahu. Mahmoud Abbas, même affaibli par la montée du Hamas et dont la popularité est en berne, est en effet le garant du peu de stabilité intérieure dont fait encore preuve l'Autorité palestinienne. Et l'éventuelle élection d'un président plus intransigeant avec Israël aboutirait à une tension accrue.

Par F.A. (avec agences) le 05 novembre 2009 à 16:11
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1 Commentaires

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  • looky92, le 05/11/2009 à 18h44

    Lorsque M Abbas à vue son mandat prolongé de 1 an, le Hamas à crié au scandale, maintenant qu'il convoque des élections, le Hamas n'est pas d'accord, il faudrait accordé vos violons Messieurs. M Abbas a traversé beaucoup de crise, aujourd'hui il s'apercoit que aucune personne (Hamas, Israel) ne veut faire d'éfforts dans le processus de paix forcement il jette l'éponge et c'est conpréhensible.

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