Arrêtée le 1er juillet, Clotilde Reiss, assignée à résidence à l'ambassade de France depuis le 16 août, avait déjà comparu à deux reprises - une fois en août et une fois en novembre - devant le tribunal de Téhéran. Ce mercredi, elle pouvait espérer que l'audience à laquelle elle participait serait la dernière. Un espoir vite brisé par son avocat : la jeune Française devra comparaître à nouveau. "La dernière partie de la plaidoirie concernant les accusations contre la ressortissante française sera présentée lors de la prochaine audience", a déclaré l'avocat, sans préciser à quelle date celle-ci aurait lieu.
Clotilde Reiss garde le moral
Bernard Kouchner s'est entretenu jeudi avec elle, au lendemain d'une nouvelle audience devant la justice iranienne, et a pu s'assurer qu'elle avait "bon moral". Nicolas Sarkozy a également appelé la jeune Française.
Publié le 24/12/2009
Clotilde Reiss fixée sur son sort mercredi ?
La Française est convoquée pour une dernière audience, à l'issue de laquelle la justice iranienne pourrait annoncer sa décision. Bernard Kouchner réaffirme que la France ne l'échangera pas contre Ali Vakili Rad, détenu pour l'assassinat de l'ex-Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar.
Publié le 21/12/2009
Affaire Reiss : Téhéran dénonce les "pressions" françaises
Téhéran a averti mercredi la France qu'il n'accepterait aucune condition à la comparution devant la justice iranienne de l'universitaire française Clotilde Reiss, arrêtée le 1er juillet en Iran et aujourd'hui confinée à l'ambassade de France.
Publié le 11/11/2009
Clotilde Reiss : toujours l'imbroglio autour du procès
Sur RTL, le père de la jeune chercheuse française espère une reprise du procès "dans les deux mois qui viennent" et Bernard Kouchner exige des garanties de libération pour qu'elle s'y rende.
Publié le 10/11/2009
Clotilde Reiss : les premières images
<b> Document -</b> Découvrez les photos de la jeune Française fêtant dimanche soir sa libération avec le personnel de l'ambassade, une coupe de champagne à la main.
Publié le 17/08/2009
200.000 euros contre Clotilde Reiss
Bernard Kouchner a confirmé lundi après-midi sur LCI le versement d'une caution d'environ 200.000 euros contre la libération conditionnelle de la Française.
Publié le 17/08/2009
Clotilde Reiss libre... dans l'attente de son jugement
L'universitaire française est "en bonne santé". Elle est hébergée à l'ambassade de France en attendant la fin de son procès.
Publié le 16/08/2009
Clotilde Reiss dans l'attente de sa libération
L'ambassadeur de France en Iran a rencontré la Française en prison vendredi. Son entourage dit s'attendre à une libération conditionnelle imminente.
Publié le 15/08/2009
L'affaire Reiss s'éternise donc, sans perspective de retour en France dans un futur proche. Du côté du Quai d'Orsay, on affirme toujours haut et fort qu'elle n'a rien à se reprocher. "Cette jeune femme est innocente de tout ce dont on l'accuse et j'espère que cela sera reconnu par la justice iranienne et qu'elle pourra regagner enfin sa famille", indique le ministre des Affaires étrangères.
"Pas d'échange possible"
L'audience de ce mercredi est intervenue dans un contexte diplomatique difficile entre Paris et Téhéran. Vendredi, en marge du sommet de Copenhague, Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, a en effet déclaré que la solution de l'affaire dépendait "de l'attitude des dirigeants français". Les milieux diplomatiques ont interprété cette phrase comme un sous-entendu proposant un échange entre Clotide Reiss et Ali Rad Vakili, condamné en France en 1994 pour l'assassinat, en 1991, de l'ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar.
"L'allusion à un échange que le président iranien a faite lors de la conférence de Copenhague ne tient pas. Il y a une justice française qui est indépendante et il y a une justice iranienne dont nous attendons la manifestation d'indépendance et l'innocence de cette jeune fille de 24 ans", affirme Bernard Kouchner. "Il n'y a pas d'échange possible", ajoute-t-il, restant ainsi sur la position de Nicolas Sarkozy.
Ali Vakili Rad ne veut pas être échangé
De son côté, Ali Vakili Rad, a fait savoir, par la voix de son avocat, qu'il ne souhaitait pas "faire l'objet d'aucun échange" et avoir une libération conditionnelle "indépendamment de toute tractation politique". Le 2 juillet, il a déjà obtenu la fin anticipée de sa période de sûreté de 18 ans en raison de son "attitude exemplaire".
Selon Me Margulis, le tribunal d'application des peines compétent en matière de terrorisme devrait désormais se réunir fin janvier pour examiner sa demande de remise en liberté conditionnelle. "On donne à cette demande une dimension politique qu'elle n'a pas. Toute cette campagne autour d'une présumée demande d'échange de Clotilde Reiss contre Ali Vakili Rad ne repose sur rien de concret et ne fait que desservir mon client. Cette histoire n'est pas de notre intérêt", ajoute-t-il.
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