Saddam Hussein réagissant en plein tribunal à l'annonce de sa condamnation à mort © TF1/LCILa commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak doit, pendant plusieurs mois, entendre des chefs militaires, diplomates et hauts fonctionnaires pour comprendre le processus de décision qui a débouché sur l'engagement, en 2003, de Londres aux côtés de Washington contre le régime de Saddam Hussein. Depuis sa première audience le 24 novembre dernier, elle a entendu conseillers, membres des services de renseignement... le "clou" de ces auditions étant le passage attendu de Tony Blair lui-même, accusé d'avoir déclenché une guerre dont il connaissait à la fois l'illégalité et les faux objectifs.
"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
Dans ses Mémoires publiées mercredi, Tony Blair rapporte une anecdote croustillante sur George Bush.
Publié le 01/09/2010
Dans ses Mémoires, Blair raconte Chirac et conseille Sarkozy pour 2012
Dans la version française de son autobiographie retentissante parue mercredi, l'ex Premier ministre britannique confie son amour pour la France, raconte des anecdotes sur Jacques Chirac et divulgue ses conseils politiques au président français.
Publié le 01/09/2010
Irak : Blair, cow-boy ou Premier ministre ?
L'ancien Premier ministre est entendu ce vendredi par la commission d'enquête britannique sur l'invasion de l'Irak en 2003, une audition très attendue qui mettra en jeu tant sa propre réputation que celle du Parti travailliste.
Publié le 29/01/2010
La "confession" de Tony Blair qui fait polémique
Sur la BBC dimanche, l'ex-Premier ministre a révélé qu'il aurait engagé le Royaume-Uni dans la guerre en Irak même s'il avait su que Bagdad n'avait pas d'armes de destruction massive.
Publié le 13/12/2009
Mais il est un personnage clé de cette période cruciale de 2003, juste avant l'engagement du Royaume-Uni dans le conflit aux côtés de l'allié américain, qui n'a pas été convoqué pour s'expliquer. Et pour cause : il n'est pas citoyen britannique. Il a pourtant beaucoup de choses à dire, et s'il ne peut le faire dans cette tribune qu'est la commission d'enquête, il le fait par médias interposés. Il s'agit de l'ancien inspecteur en chef de l'ONU en Irak, le Suédois Hans Blix. Il dirigeait, peu avant l'invasion, l'équipe d'enquêteurs recherchant des traces d'armes de destruction massive en Irak.
Hans Blix avait mis en garde Tony Blair
Aujourd'hui âgé de 81 ans, cet homme dont on avait à l'époque vanté la loyauté, avant qu'il ne soit écarté pour son opposition à la guerre en Irak, s'explique dans le quotidien Daily Mail. Il affirme que la conviction ancrée chez George W. Bush et Tony Blair que Saddam Hussein représentait une menace les a empêchés de voir qu'aucune preuve ne justifiait une guerre pour le renverser. Le président américain et le Premier ministre britannique de l'époque "se sont fourvoyés et ont ensuite fourvoyé le public", assure-t-il.
"Ils étaient convaincus d'avoir en face d'eux un personnage maléfique, ils ont cherché des preuves et ils y ont cru, sans examen critique. Je ne dis pas qu'ils ont agi de mauvaise foi, ils ont eu une très mauvaise appréciation. Un minimum de réflexion critique aurait pu les faire douter". Et de commenter : "Quand vous commencez une guerre qui coûte des milliers de vies, vous devriez être plus sûrs de vous qu'ils ne l'étaient".
En l'absence d'autorisation de l'ONU, Washington et Londres avaient justifié l'invasion de l'Irak par la prétendue présence d'armes de destruction massive, mais aucun matériel de ce type n'avait été découvert, ni avant la guerre par l'équipe d'Hans Blix, ni après le renversement de Saddam Hussein. Aujourd'hui, Hans Blix assure avoir averti Tony Blair en ces termes : "Il pourrait s'avérer paradoxal et absurde que 250.000 hommes envahissent l'Irak et ne trouvent presque rien".
Retour MYTF1
"Quoi ? Les Belges gouvernent l'Europe ?", s'exclamait Bush en 2001
Chargement en cours...





