Dernière audience avant le verdict pour Clotilde Reiss

Par TF1 News (Avec agence), le 16 janvier 2010 à 11h58 , mis à jour le 16 janvier 2010 à 12h21

L'avocat de la jeune femme accusée d'espionnage par les autorités iraniennes se dit très confiant après cette audience qui s'est déroulée "dans une ambiance calme et sereine". Le verdict est attendu d'ici une semaine.

Clotilde Reiss Nazak Afshar Iran Clotilde Reiss (à gauche) et Nazak Afshar, lors de leur procès, samedi 8 août 2009 © REUTERS

La dernière audience du procès de l'universitaire française Clotilde Reiss, accusée d'espionnage par les autorités iranienne, a eu lieu samedi à Téhéran. "Nous avons bon espoir que le tribunal rendra, dans les jours à venir, un verdict qui disculpera ma cliente", a déclaré l'avocat, Mohammad-Ali Mahdavi Sabet, cité par l'agence de presse iranienne Isna. Cette audition de deux heures à huis clos, en présence du juge du tribunal révolutionnaire, du procureur et de l'avocat, "s'est très bien déroulée, dans une ambiance calme et sereine", a-t-il encore estimé. "J'ai rejeté toutes les accusations et j'ai prouvé qu'il n'y avait aucune infraction". Désormais, souligne-t-il, tout devrait se jouer assez vite : "Le tribunal a une semaine, selon la loi, pour rendre son jugement après la dernière plaidoirie".

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Selon une source diplomatique française à Paris, Clotilde Reiss "a regagné l'ambassade de France à l'issue de l'audience" et "nous attendons maintenant avec sérénité le verdict la concernant".

La quatrième audience depuis août

Clotilde Reiss, lectrice à l'université d'Ispahan, a été accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'Iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait transmises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France, lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin. La jeune femme de 24 ans avait été arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à regagner la France. Elle se trouve depuis la mi-août en liberté sous caution avec obligation de résider à l'ambassade jusqu'à son jugement.

Elle a déjà comparu trois fois devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran : le 1er août lors d'une grande audience publique et télévisée en compagnie de plusieurs opposants iraniens, poursuivis également pour avoir participé aux manifestations ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, puis à deux reprises lors d'audiences à huis clos devant le juge les 17 novembre et 23 décembre. Le 1er août, elle avait "reconnu" avoir participé "pour des motifs personnels" aux manifestations et rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l'ambassade de France. Elle avait demandé "pardon" en espérant être "graciée".

La France, qui a toujours dit que la jeune femme était innocente des faits qui lui sont reprochés, a réaffirmé vendredi qu'elle espérait l'acquittement. Elle a écarté officiellement la possibilité d'un échange, proposé par Téhéran selon Paris, de Clotilde Reiss contre des Iraniens détenus en France, notamment Ali Vakili Rad, condamné en 1994 pour l'assassinat trois ans plus tôt de l'ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar. Téhéran n'a jamais reconnu publiquement l'existence d'une telle proposition.

Par TF1 News (Avec agence) le 16 janvier 2010 à 11:58
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5 Commentaires

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  • minghton, le 17/01/2010 à 12h49

    Les honneurs de l' Etat ???? Comme vous y allez !!! lol Que cela lui serve de leçon, une manifestation en Iran, ce n' est pas la même chose qu' une manif d' étudiants qui réclament plus de profs à la fac...

  • humanoide56, le 17/01/2010 à 03h08

    Ce sera plus difficile à suivre sans la burka, mais bon en stock nous devrions avoir des avions renifleurs...

  • lecritiqueur, le 16/01/2010 à 23h55

    Et, ils sont en Liberté !

  • lecritiqueur, le 16/01/2010 à 18h36

    En France, il ya beaucoup d espions........

  • champaloux87, le 16/01/2010 à 17h37

    Vivement son retour ! meme si l'ambassade de France n'est pas une prison , elle doit manquer à ses proches ! souhaitons-lui les honneurs de l'état à sa future arrivée , cette pauvre jeune fille servant d'otage à un régime dont les jours sont comptés !

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