Clotilde Reiss (à gauche) et Nazak Afshar, lors de leur procès, samedi 8 août 2009 © REUTERSLa dernière audience du procès de l'universitaire française Clotilde Reiss, accusée d'espionnage par les autorités iranienne, a eu lieu samedi à Téhéran. "Nous avons bon espoir que le tribunal rendra, dans les jours à venir, un verdict qui disculpera ma cliente", a déclaré l'avocat, Mohammad-Ali Mahdavi Sabet, cité par l'agence de presse iranienne Isna. Cette audition de deux heures à huis clos, en présence du juge du tribunal révolutionnaire, du procureur et de l'avocat, "s'est très bien déroulée, dans une ambiance calme et sereine", a-t-il encore estimé. "J'ai rejeté toutes les accusations et j'ai prouvé qu'il n'y avait aucune infraction". Désormais, souligne-t-il, tout devrait se jouer assez vite : "Le tribunal a une semaine, selon la loi, pour rendre son jugement après la dernière plaidoirie".
Clotilde Reiss : ce que veulent les Iraniens
<b> Analyse -</b> Samedi dernier, après sa 4e comparution, qualifiée de "dernière", la presse annonçait que le tribunal ferait connaitre sa décision sur la jeune Française après une semaine de réflexion. Mais Téhéran a un autre agenda.
Publié le 22/01/2010
Clotilde Reiss garde le moral
Bernard Kouchner s'est entretenu jeudi avec elle, au lendemain d'une nouvelle audience devant la justice iranienne, et a pu s'assurer qu'elle avait "bon moral". Nicolas Sarkozy a également appelé la jeune Française.
Publié le 24/12/2009
Affaire Reiss : Téhéran dénonce les "pressions" françaises
Téhéran a averti mercredi la France qu'il n'accepterait aucune condition à la comparution devant la justice iranienne de l'universitaire française Clotilde Reiss, arrêtée le 1er juillet en Iran et aujourd'hui confinée à l'ambassade de France.
Publié le 11/11/2009
Florence Cassez : 'je suis comme Clotilde Reiss"
La Française condamnée à 60 ans de prison martèle être "innocente" comme l'universitaire accusée d'espionnage en Iran.
Publié le 13/08/2009
Selon une source diplomatique française à Paris, Clotilde Reiss "a regagné l'ambassade de France à l'issue de l'audience" et "nous attendons maintenant avec sérénité le verdict la concernant".
La quatrième audience depuis août
Clotilde Reiss, lectrice à l'université d'Ispahan, a été accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'Iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait transmises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France, lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin. La jeune femme de 24 ans avait été arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à regagner la France. Elle se trouve depuis la mi-août en liberté sous caution avec obligation de résider à l'ambassade jusqu'à son jugement.
Elle a déjà comparu trois fois devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran : le 1er août lors d'une grande audience publique et télévisée en compagnie de plusieurs opposants iraniens, poursuivis également pour avoir participé aux manifestations ayant suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, puis à deux reprises lors d'audiences à huis clos devant le juge les 17 novembre et 23 décembre. Le 1er août, elle avait "reconnu" avoir participé "pour des motifs personnels" aux manifestations et rédigé un rapport pour un institut dépendant du service culturel de l'ambassade de France. Elle avait demandé "pardon" en espérant être "graciée".
La France, qui a toujours dit que la jeune femme était innocente des faits qui lui sont reprochés, a réaffirmé vendredi qu'elle espérait l'acquittement. Elle a écarté officiellement la possibilité d'un échange, proposé par Téhéran selon Paris, de Clotilde Reiss contre des Iraniens détenus en France, notamment Ali Vakili Rad, condamné en 1994 pour l'assassinat trois ans plus tôt de l'ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar. Téhéran n'a jamais reconnu publiquement l'existence d'une telle proposition.
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