Archives : militants d'Al-Qaïda au Yémen © LCIC'est le Proche-Orient. Mais il semble bien lointain, ce Yémen sauvage au bout de la péninsule arabique. De fait, ce n'est pas si loin de Jérusalem, en prenant un avion directement d'Amman, en Jordanie. Certes, l'Etat hébreu et le pays arabe -qui pris jadis parti pour Saddam Hussein -n'ont aucune relation diplomatique. Et comme d'autres pays arabes, le Yémen ne laisserait pas entrer quiconque a sur son passeport un tampon israélien ou la trace d'un passage en Israël. Mais il suffit d'avoir deux passeports... comme ces nombreux journalistes internationaux basés à Jérusalem qui ont afflué à Sanaa aux premiers échos d'une actualité brûlante.
Un Français tué par balles au Yémen
Travaillant pour le groupe autrichien OMV, il a été pris pour cible par un garde de la société, qui aurait des liens avec la mouvance islamiste. Un diplomate britannique a de son côté échappé de peu un attentat.
Publié le 06/10/2010
Pas de troupes américaines au Yémen
Barack Obama a fait savoir qu'il n'envisageait pas d'envoyer de "boys" dans le pays où le terroriste du vol 253 avait préparé son attaque.
Publié le 11/01/2010
Documents confidentiels : Al-Qaïda très peu présent en Afghanistan
Selon les documents américains confidentiels diffusés en juillet par le site Wikileaks et publiés lundi par le Washington Post, Al-Qaïda comptait en juin "50 à 100" combattants "peut-être moins" dans la région.
Publié le 23/08/2010
Suites de l'attentat raté : que se passe-t-il au Yémen ?
S'il n'est pas question d'envoyer des troupes au Yémen "pour le moment", selon un conseiller d'Obama, les USA ont fermé dimanche leur ambassade au Yémen, tout comme les Britanniques, face à des menaces d'Al-Qaïda.
Publié le 03/01/2010
Le Yémen demande plus d'aide à Obama pour traquer Al-Qaïda
Le pays où a été entraîné le terroriste du vol Amsterdam-Detroit veut renforcer sa coopération en matière de renseignement avec les Etats-Unis.
Publié le 30/12/2009
Le Yémen, nouveau front pour Obama
Barack Obama a pris la parole lundi soir pour tenter de rassurer les Américains face à ce nouveau front yéménite qui s'est ouvert dans la guerre contre le terrorisme.
Publié le 29/12/2009
Car en cette fin décembre 2009, tout s'est conjugué pour focaliser l'intérêt international : une vidéo au Yémen de membres d'Al Qaïda-Péninsule Arabique, la tentative d'attentat du Nigérian passé par le Yémen, une menace assez précise d'attaques contres des ambassades occidentales qui a poussé aussi bien les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France à fermer quelques jours leurs représentations diplomatiques à Sanaa... Sans compter le scénario évoqué d'une intervention de troupes américaines pour y chasser le terrorisme.
Foule de journalistes
A Sanaa, il y a donc eu foule de journalistes et d'équipes de télévision qui ont tout de même beaucoup piétiné dans la capitale. Car interdit d'aller au Nord où le gouvernement tente de vaincre la rébellion des tribus houtis, dangereux d'aller dans de nombreuses zones du pays et surtout bien difficile de "montrer" la présence d'Al-Qaïda. Certes, les autorités yéménites ont bien organisé quelques conférences de presse, diffusé des communiqués d'arrestation de tel ou tel chef local d'Al-Qaïda et laissé filmer l''entraînement des "unités anti-terroristes". Mais bien difficile de mesurer réellement les actions entreprises.
Un journal local, qui a pu se rendre sur le lieu d'arrestations de présumés terroristes, a ainsi interviewé le frère de trois jeunes arrêtés qui expliquait en substance : "Un des membres de la famille a été tué en Irak. A l'époque, ils ont arrêté trois de mes frères, ils les ont interrogés, relâchés, à nouveau arrêtés plusieurs fois. Alors maintenant s'il y a vraiment quelque chose contre eux, qu'ils soient jugés, mais qu'on arrête de revenir tout le temps chez nous...".
La population opposée à Al-Qaïda
Alors, en attendant vainement le signal d'une intervention américaine, les journalistes ont analysé, tâté le pouls du pays, de ses politiques ou de la population. A Bab Al Yémen, l'entrée principale de la fabuleuse vieille ville de Sanaa, les équipes de télévision interrogeaient les passants ou les commerçants sur leur sentiment. Les Yéménites et leurs médias ne parlent que de cela. Ceux que nous avons rencontrés dans la capitale ou dans les montagnes seraient même choqués de cette affaire d'Al-Qaïda et de l'image sulfureuse que cela donne du Yémen.
On nous en a parlé jusque dans les villages de pierre reculés du Jebel Harraz. La présence de fanatiques ne les réjouit pas, tout comme l'idée de troubles, dont le Yémen n'a pas manqué depuis des dizaines d'années. Depuis plusieurs semaines, il n'y a pratiquement plus de touristes étrangers, qui représentent tout de même une vraie source de revenus. Il y avait déjà des checkpoints sur les routes, mais les soldats sont maintenant plus tatillons.
Conférence à Londres
Enfin, la vie continue, souvent misérable, particulièrement dans les villages, les enfants travaillent, les femmes sont sous le niqab, les coupures d'électricité ont lieu plusieurs fois par jour à Sanaa tandis que l'eau n'est pas potable. Mais le pays mâchonne toujours le qat en rêvant de jours meilleurs tandis que les avions de chasse survolent tous les jours la capitale, partant vers la guerre du Nord ou pour des raids aériens contre des cibles d'Al-Qaïda.
Les Etats-Unis ont déclaré qu'ils n'enverraient pas d'hommes mais soutiendraient matériellement, techniquement, avec le Royaume-Uni, la lutte contre Al-Qaïda. Le 27 janvier prochain, Londres accueillera d'ailleurs une conférence internationale sur le Yémen et sa situation sécuritaire.
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avec le blog de Denis Brunetti
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Un Français tué par balles au Yémen

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