On a repêché une boîte noire de l'avion d'Ethiopian Airlines

Par TF1 News (Avec agences), le 07 février 2010 à 13h17 , mis à jour le 07 février 2010 à 13h34

L'un des deux enregistreurs de vol de l'appareil qui s'est abîmé en mer, en janvier dernier, au large de Beyrouth, a été remontée à la surface dimanche par l'armée libanaise.

Une masse, non pas noire, mais rouge-orangé, dans une bassine remplie d'eau : c'est là que se cache peut-être l'explication du drame du vol d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé, le 25 janvier, au large du Liban avec 90 personnes à bord. L'armée libanaise l'a annoncé triomphalement dimanche dans un communiqué : l'une des deux boîtes noires de l'avion a été récupérée. Il n'a pas été précisé s'il s'agit de la boîte noire qui enregistre les conversations dans le cockpit ou de celle qui comprend les données liées au vol du Boeing 737-800.

Plus d'infos

Pour l'heure, les causes de l'accident restent inconnues. Aucun survivant n'a été retrouvé et seuls 15 corps ont été repêchés jusqu'à présent, dont ceux de neuf Libanais, cinq Ethiopiens et un Irakien. Dimanche matin, les équipes de recherches ont également retrouvé le cockpit de l'appareil. Plusieurs autres débris ont été retrouvés au large des côtes syriennes. Et les opérations se poursuivent pour remonter la deuxième boîte noire et retrouver d'autres corps.

Météo, problème de moteur ?

Les boîtes noires doivent permettre d'expliquer la raison pour laquelle l'appareil a dévié de la trajectoire indiquée par la tour de contrôle. Plusieurs responsables libanais ont affirmé que le pilote avait reçu les instructions de la tour de contrôle lui demandant de se diriger dans un certain sens avant que son appareil ne vire dans un autre. Ils ont toutefois mis en garde contre les conclusions hâtives, appelant à ne pas rejeter la faute sur le pilote qui, selon Ethiopian Airlines, était expérimenté.

Différents experts ont indiqué que le temps orageux pourrait ne pas être la seule cause de la catastrophe, car l'avion a pu avoir un problème de moteur ou d'hydraulique. L'appareil a également pu être déstabilisé en entrant dans un cumulo-nimbus.

L'enquête est menée par une commission technique libanaise soutenue par une équipe française du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la Sécurité de l'Aviation civile. Les boîtes noires doivent en principe être envoyées à l'étranger, probablement en France, pour le décodage des données, leur analyse et l'élaboration d'un rapport qui sera remis au Liban, à l'Ethiopie et la compagnie aérienne Boeing.

Par TF1 News (Avec agences) le 07 février 2010 à 13:17
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