Image d'archives : Benjamin Netanyahu © ABACAL'entrevue de mardi entre Benjamin Netanyahu et Barack Obama n'a pas été suivie de commentaires officiels. On ne saura donc pas si le Premier ministre israélien a infléchi son discours ou sa politique devant la pression américaine. En tout cas, jusqu'à ces moments secrets, il était resté droit dans ses bottes sur la question de Jérusalem. "Jérusalem n'est pas une colonie : c'est notre capitale", avait-il lancé devant le lobby pro-israélien de l'Aipac.
"Obama reprendra le dossier israélo-palestinien en mains en 2011"
<b> Interview -</b> Spécialiste de la politique étrangère américaine, Barthélémy Courmont estime sur TF1 News que le président américain, gêné par les élections de mi-mandat et l'intransigeance de Benjamin Netanyahu, restera néanmoins ferme avec Israël jusqu'à l'année prochaine.
Publié le 24/03/2010
Double rencontre à l'abri des médias entre Netanyahu et Obama
Le Premier ministre israélien et le président américain se sont vus à deux reprises dans la même soirée. Au coeur des échanges: la crise déclenchée par l'annonce de 1.600 nouvelles constructions à Jérusalem-Est.
Publié le 24/03/2010
Le "Quartette" demande à Israël de geler la colonisation
Alors qu'Israël a mené des raids de représailles à Gaza dans la nuit après les tirs de roquettes de jeudi, l'Onu, l'UE, la Russie et les Etats-Unis ont dit vendredi matin "être profondément préoccupés" de la détérioration de la situation.
Publié le 19/03/2010
Colonies à Jérusalem-Est : Israël persiste et signe
Alors que sa décision a provoqué la colère palestinienne et une crise avec Barack Obama, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre, a réaffirmé ce lundi que la construction continuera dans le secteur arabe de ville.
Publié le 15/03/2010
Jérusalem-Est au coeur d'une guerre immobilière
La rencontre entre Barack Obama et Benjamin Netanyahu n'a débouché sur aucune avancée mardi. La colonisation à Jérusalem-Est empoisonne toujours les relations entre les deux alliés.
Publié le 24/03/2010
Il maintient ainsi la politique des gouvernements israéliens depuis 1967, qui ont élargi Jérusalem en annexant Jérusalem-Est et ont toujours refusé la loi internationale interdisant l'annexion et l'implantation de nouveaux quartiers israéliens dans ces territoires occupés. Mais Benjamin Netanyahu a persisté juste avant son entrevue avec le président américain en parlant des "demandes déraisonnables des Palestiniens que soutiennent les Américains".
Les Israéliens contre un gel de la colonisation
Au vu de la crise ouverte avec Washington, cette fermeté pourrait étonner. Mais le Premier ministre s'appuie sur sa coalition gouvernementale et même sur une large partie de l'opinion israélienne. Selon un récent sondage, 51% des Israéliens sont ainsi opposés à un gel des constructions à Jérusalem. Pour une grande partie de l'opinion, l'annexion de Jérusalem est en fait une affaire entendue : la loi de Jérusalem, adoptée en 1980, qui en fait la capitale "Une et Indivisible" de l'Etat hébreu, fait ainsi partie des rares Lois Fondamentales du pays - même si l'Onu, à l'époque, avait publié deux résolutions demandant solennellement à Israël d'annuler cette décision.
Depuis 1967, plus de 200 000 Israéliens se sont donc établis dans les nouveaux quartiers à l'Est, comme Gilo, Ramot, Har Homa ou Ramat Shlomo. Pourtant, même s'ils sont derrière la Ligne Verte, dans ce qui s'appelle des quartiers de "colonisation" selon la loi internationale, bien peu d'Israéliens sont enclins à les appeler des "colons". Pour la plupart, il s'agit d'Israéliens moyens, venus habiter là par intérêt économique, ou de Juifs religieux intéressés par le communautarisme de certains quartiers comme à Ramat Shlomo, à population orthodoxe.
Groupes sionistes
Outre ces grands quartiers lancés par des plans d'urbanisation gouvernementaux ou municipaux, il existe également des groupes sionistes très actifs, qui militent politiquement ou religieusement pour s'implanter à Jérusalem-Est. C'est par exemple le cas d'Ateret Cohanim ou de l'Association Elad, qui poussent les Israéliens à venir s'installer et rachètent ici un immeuble, là une maison, et ce au cœur même de quartiers arabes comme Silwan, Sheikh Jarrah ou Ras Al Amoud. Ces groupes se battent devant les tribunaux avec un activisme inlassable pour disputer aux Palestiniens les droits historiques de certains terrains ou de certains bâtiments.
Selon un historien palestinien, les habitants de Jérusalem-Est sont ainsi victimes de "la compétition entre différents acteurs israéliens -mairie, gouvernement, groupes religieux, groupes financiers- pour mettre la main sur Jérusalem ». Vu un certain degré d'autonomie bureaucratique dans les décisions de construction, le rôle de la mairie de Jérusalem ou du ministère de l'Intérieur (tenu par un Orthodoxe) n'est, il est vrai, pas à négliger.
Pas "lié" par les questions internationales
Ainsi, malgré la crise avec les Etats-Unis, la mairie de Jérusalem n'a encore eu aucun complexe à reconnaître mercredi l'approbation finale d'un projet de 20 logements pour des Juifs religieux dans le quartier arabe de Sheikh Jarrah. Le conseiller municipal Elisha Peleg, que nous avons rencontré, ne s'embarrasse pas pour dire que "la Ville continuera d'autoriser des constructions à Jérusalem-Est comme à l'Ouest" et qu'il ne se sent pas "lié" par les questions de politique internationale. Il accuse même des groupes de la gauche israélienne d'avoir agité ce dernier projet pour saboter la visite de Benjamin Netanyahu à la Maison-Blanche.
Le projet de rénovation et de construction de 20 appartements autour de l'historique Sheperd's Hotel avait été, il est vrai, déposé en juillet 2009. A l'époque, les Etats-Unis avaient déjà protesté en convoquant l'ambassadeur d'Israël. Pourtant le processus a suivi son cours jusqu'au feu vert final de jeudi dernier. Ce qui a fait dire mercredi à un responsable palestinien, Hatem Abd el Kader, que la pression des Etats-Unis est nulle ou hypocrite : "C'est comme si les Etats-Unis disaient à Israël : 'Construisez comme vous voulez mais on ne veut pas le savoir !'". Quant aux déclarations de Benjamin Netanyahu sur "la capitale éternelle de l'Etat hébreu", le porte-parole de la présidence palestinienne, Abou Roudeina, a répliqué : « Jérusalem-Est est la capitale de l'Etat de Palestine. Et c'est incontournable pour n'importe quel accord de paix". Le négociateur palestinien, Saeb Erekat, a ajouté qu"Israël s'enfonçait dans une impasse dont il devra s'extirper s'il est sérieux au sujet de la paix".
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