Image d'archives : Benjamin Netanyahu © ABACAOn a beau assurer, côté israélien, que "la crise avec les Etats-Unis est derrière nous", et Joe Biden a beau dire qu'il "apprécie" les marques de repentir d'israël, la tension a laissé des traces. Elle est montée très vite, en moins de deux jours : mardi, le ministère israélien de l'Intérieur annonçait un projet de construction de 1600 logements à Ramat Shlomo, un quartier juif orthodoxe érigé dans le secteur de Jérusalem-est, dont l'annexion par Israël en 1967 n'est pas reconnue par la communauté internationale. L'annonce déclenchait aussitôt une sérieuse crise diplomatique avec l'administration Obama, en pleine visite du vice-président américain en Israël et en Cisjordanie, et la colère des Palestiniens. Et dès mercredi, le président palestinien Mahmoud Abbas informait la Ligue arabe qu'il ne renouerait pas le dialogue avec Israël sans l'annulation du projet, pendant que Joe Biden accusait le gouvernement israélien de "saper la confiance nécessaire à des négociations fructueuses". Désormais, les discussions de paix sont donc une nouvelle fois bloquées, et en Israël même, l'affaire menace de faire vaciller le gouvernement Netanyahu.
Le "Quartette" demande à Israël de geler la colonisation
Alors qu'Israël a mené des raids de représailles à Gaza dans la nuit après les tirs de roquettes de jeudi, l'Onu, l'UE, la Russie et les Etats-Unis ont dit vendredi matin "être profondément préoccupés" de la détérioration de la situation.
Publié le 19/03/2010
Jérusalem de nouveau sous haute tension
Alors que les tensions politico-religieuses se multiplient depuis le début du mois, des affrontements ont encore eu lieu mardi matin entre Palestiniens et police israélienne.
Publié le 16/03/2010
Colonies à Jérusalem-Est : Israël persiste et signe
Alors que sa décision a provoqué la colère palestinienne et une crise avec Barack Obama, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre, a réaffirmé ce lundi que la construction continuera dans le secteur arabe de ville.
Publié le 15/03/2010
Le vice-président d'Obama en porte-à-faux au Proche-Orient
Joe Biden, venu relancer indirectement le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, a été mis devant le fait accompli par l'Etat hébreu qui a annoncé la construction de colonies à Jérusalem-est.
Publié le 10/03/2010
Le Premier ministre israélien a fait part de ses "regrets" à Joe Biden. Il a convoqué le ministre de l'Intérieur Elie Yshaï pour lui signifier son "mécontentement", selon un communiqué de ses services, lui reprochant d'avoir choisi un moment "non judicieux" pour annoncer le projet de constructions à Jérusalem. Et le texte du ministère d'ajouter "qu'il n'y avait pas lieu de faire avancer le processus de planification urbaine cette semaine". A la radio publique, le secrétaire du cabinet israélien, Tzvi Hauser, a qualifié "d'erreur" l'annonce de constructions à Jérusalem-est durant la visite du vice-président américain : "Cela a abouti à un échec et ne doit pas se reproduire".
Les travaillistes menacent
Ce que l'on reproche donc à l'annonce, au sein du gouvernement israélien, c'est surtout qu'elle tombait au mauvais moment. Pour autant, Tzvi Hauser n'en juge pas moins que "la construction (à Jérusalem-est) continuera en fonction des besoins". Israël considère Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible", alors que les Palestiniens veulent établir dans le secteur oriental la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Quelque 270.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-est. Environ 200.000 Israéliens sont installés dans une douzaine de nouveaux quartiers du secteur oriental.
Mais l'affaire suscite aussi de vives tensions au sein même de la coalition gouvernementale. "Il est de plus en plus difficile pour nous, les travaillistes, de continuer à siéger dans ce gouvernement", a menacé le ministre de l'Agriculture Shalom Simhon. Et de rappeler que sa formation avait rallié, il y a un an, le gouvernement de droite de Netanyahu précisément "pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens". Le Parti travailliste, dirigé par l'influent ministre de la Défense Ehud Barak, compte 13 élus sur un total de 120 au Parlement.
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