Face à Israël, Hillary Clinton tape du poing sur la table

Par TF1 News (D'après agence), le 13 mars 2010 à 07h42 , mis à jour le 13 mars 2010 à 07h46

La secrétaire d'Etat américaine accuse Netanyahu de saper les relations avec Washington, après l'annonce du projet israélien de construction de logements en plein Jérusalem-est.

Hillary ClintonImage d'archives © REUTERS

Israël veut croire que la crise est passée. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi la fin de la tension diplomatique avec les Etats-Unis après avoir exprimé ses "regrets" au vice-président américain Joe Biden pour l'annonce "malheureuse" de constructions juives à Jérusalem-est. Mais vendredi, le Quartette a remis l'affaire au centre de l'attention en condamnant la décision d'Israël d'autoriser ces nouvelles constructions. Dans un communiqué publié par les Nations Unies, Etats-Unis, Russie, ONU et Union européenne ont averti de concert que "tout acte unilatéral de la part d'une des parties ne doit pas préjuger du résultat des négociations et ne sera pas reconnu par la communauté internationale", rappelant que "la paix arabo-israélienne et l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, contigu et viable est dans l'intérêt fondamental des parties, de tous les Etats de la région et de la communauté internationale".

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Côté américain, c'est la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui a tapé du poing sur la table en appelant le Premier ministre israélien pour condamner son attitude "profondément négative" envers Washington, employant des mots très durs envers le principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient. La chef de la diplomatie américaine "a dit ne pas comprendre comment ceci avait pu se produire, en particulier sachant le grand intérêt des Etats-Unis pour la sécurité d'Israël", a rapporté son porte-parole, Philip Crowley.

Le fond et la manière

La dureté du ton employé par Hillary Clinton est pratiquement sans précédent dans les relations entre Israël et les Etats-Unis. En juin 1990, James Baker, secrétaire d'Etat du président George Bush père, agacé de l'intransigeance de Yitzhak Shamir, alors Premier ministre israélien, avait récité devant le Congrès américain le numéro du standard de la Maison Blanche, ajoutant à l'intention d'Israël : "Quand vous penserez sérieusement à la paix (avec les Palestiniens), donnez-nous un coup de fil !". La tension, aujourd'hui encore, est liée au processus de paix laborieusement relancé par l'Amérique et qui menace déjà de caler.

Mais le contexte israélo-américain est fort différent, commente sous couvert de l'anonymat un expert à Washington : "A la différence de Bush et Baker à l'époque, Clinton et Biden sont de très proches amis d'Israël". Et Hillary Clinton est sincèrement "irritée", a confié un membre de son entourage. Washington redoute que les négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens, que les Etats-Unis ont travaillé à mettre sur pied depuis des mois, soient mort-nées du fait de cette annonce. Alors que le président palestinien Mahmoud Abbas exclut désormais la poursuite de ce dialogue par Etats-Unis interposés sans une annulation des annonces israéliennes, Hillary Clinton a redit à Benjamin Netanyahu que son initiative "affaiblissait la confiance dans le processus de paix" embourbé depuis 15 mois.

"Elle a dit très clairement que le gouvernement israélien devait montrer non seulement par des mots, mais aussi par des actes précis, qu'il était engagé envers la relation (avec les Etats-Unis) et le processus de paix", a insisté le porte-parole d'Hillary Clinton. En tant que chef du gouvernement, Netanyahu "est responsable en dernier ressort des actes de ce gouvernement", a souligné Philip Crowley, prenant soin de souligner que Washington était mécontent du contenu de l'annonce... et pas seulement de son moment. Car, dans une première tentative maladroite d'apaisement, le Premier ministre israélien avait fait savoir à son ministre de l'Intérieur son "mécontentement", non pour le projet en lui-même, mais pour le moment "non judicieux" choisi pour l'annoncer : en pleine visite de Joe Biden...

Par TF1 News (D'après agence) le 13 mars 2010 à 07:42
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13 Commentaires

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  • citizen31, le 15/03/2010 à 20h27

    Raison vos "arguments" inexistants sont à la mesure de votre pensée...Très pauvre...

  • raioson, le 14/03/2010 à 17h32

    Citizen31 c'est n'importe quoi ce que vous dites c'est de la désinformation...!

  • reza911, le 14/03/2010 à 08h48

    On peut difficilement nier l'appartenance historique de Jérusalem au peuple juif, toutefois, à mon sens, la résolution du conflit entre les Palestiniens et les Israéliens ne pourra se faire que dans le respect des textes internationaux, or la résolution 478 du Conseil de sécurité ne permet pas légitimement à l'état d'Israël de construire des logements à Jérusalem Est. Même les États-Unis qui ont voté contre cette résolution en 1980 demande que ce texte soit respecté.

  • citizen31, le 14/03/2010 à 06h31

    Bonne question en effet, mais la réponse est assez simple. Les pays arabo musulmans, africains et certains latino américains comme Cuba ou le Venezuela de Chavez alliés des islamistes, sont majoritaires en nombre à l'ONU et ont réussi à faire croire à l'opinion mondiale que ces terres n'étaient pas israéliennes (alors que n'importe quelle personne qui connait des rudiments en histoire prouverait le contraire). Ajoutez à cela la peur des occidentaux devant la montée de l'islamisme et leur besoin en pétrole, vous avez ici l'explication de cette belle unaminité anti-israélienne...Bien à vous azer3555...Serais je publié? j'en doute...

  • flo54321, le 14/03/2010 à 05h41

    Tienus66 : les emirats et d'autres pays versent des sommes enormes aux palestiniens...malheureusement, ce n'est pas le peuple qui en profite.

  • azer3555, le 14/03/2010 à 00h20

    D'un autre côté, Jérusalem plus l'air d'appartenir historiquement aux israeliens avec tous les monuments archéologiques qui s'y trouvent et qui montrent leur présence sur cette ville dans le passé. Pourquoi n'aurait il pas droit de construire dans cette ville?

  • alain-paris, le 13/03/2010 à 12h49

    @citizen : Point de vue largement partagé puisqu'il existe des frontières reconnues internationalement.

  • tienus66, le 13/03/2010 à 12h09

    Les israléliens ont plus d'argent que les palestiniens, beaucoup plus!! ils s'arment aussi et en plus peuvent construire des logements, chez eux le choix de vie est multiples!!!

  • chbeuu59, le 13/03/2010 à 12h06

    C'est le mien aussi

  • citizen31, le 13/03/2010 à 11h17

    Reza911, "territoire qui n'est pas le vôtre", cela n'est que votre point de vue...

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