Image d'archives © REUTERSIsraël veut croire que la crise est passée. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi la fin de la tension diplomatique avec les Etats-Unis après avoir exprimé ses "regrets" au vice-président américain Joe Biden pour l'annonce "malheureuse" de constructions juives à Jérusalem-est. Mais vendredi, le Quartette a remis l'affaire au centre de l'attention en condamnant la décision d'Israël d'autoriser ces nouvelles constructions. Dans un communiqué publié par les Nations Unies, Etats-Unis, Russie, ONU et Union européenne ont averti de concert que "tout acte unilatéral de la part d'une des parties ne doit pas préjuger du résultat des négociations et ne sera pas reconnu par la communauté internationale", rappelant que "la paix arabo-israélienne et l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, contigu et viable est dans l'intérêt fondamental des parties, de tous les Etats de la région et de la communauté internationale".
Négociations au Proche-Orient : 2e round
Hillary Clinton est en Egypte pour assister aux discussions entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Publié le 14/09/2010
"Obama reprendra le dossier israélo-palestinien en mains en 2011"
<b> Interview -</b> Spécialiste de la politique étrangère américaine, Barthélémy Courmont estime sur TF1 News que le président américain, gêné par les élections de mi-mandat et l'intransigeance de Benjamin Netanyahu, restera néanmoins ferme avec Israël jusqu'à l'année prochaine.
Publié le 24/03/2010
Double rencontre à l'abri des médias entre Netanyahu et Obama
Le Premier ministre israélien et le président américain se sont vus à deux reprises dans la même soirée. Au coeur des échanges: la crise déclenchée par l'annonce de 1.600 nouvelles constructions à Jérusalem-Est.
Publié le 24/03/2010
A Washington, Netanyahu affiche sa fermeté sur Jérusalem
Le Premier ministre israélien a déclaré lundi à Washington, en marge d'une rencontre avec Hillary Clinton, que "Jérusalem n'est pas une colonie", mais la capitale d'Israël.
Publié le 23/03/2010
Le "Quartette" demande à Israël de geler la colonisation
Alors qu'Israël a mené des raids de représailles à Gaza dans la nuit après les tirs de roquettes de jeudi, l'Onu, l'UE, la Russie et les Etats-Unis ont dit vendredi matin "être profondément préoccupés" de la détérioration de la situation.
Publié le 19/03/2010
Jérusalem de nouveau sous haute tension
Alors que les tensions politico-religieuses se multiplient depuis le début du mois, des affrontements ont encore eu lieu mardi matin entre Palestiniens et police israélienne.
Publié le 16/03/2010
Colonies à Jérusalem-Est : Israël persiste et signe
Alors que sa décision a provoqué la colère palestinienne et une crise avec Barack Obama, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre, a réaffirmé ce lundi que la construction continuera dans le secteur arabe de ville.
Publié le 15/03/2010
Le vice-président d'Obama en porte-à-faux au Proche-Orient
Joe Biden, venu relancer indirectement le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, a été mis devant le fait accompli par l'Etat hébreu qui a annoncé la construction de colonies à Jérusalem-est.
Publié le 10/03/2010
Côté américain, c'est la secrétaire d'Etat Hillary Clinton qui a tapé du poing sur la table en appelant le Premier ministre israélien pour condamner son attitude "profondément négative" envers Washington, employant des mots très durs envers le principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient. La chef de la diplomatie américaine "a dit ne pas comprendre comment ceci avait pu se produire, en particulier sachant le grand intérêt des Etats-Unis pour la sécurité d'Israël", a rapporté son porte-parole, Philip Crowley.
Le fond et la manière
La dureté du ton employé par Hillary Clinton est pratiquement sans précédent dans les relations entre Israël et les Etats-Unis. En juin 1990, James Baker, secrétaire d'Etat du président George Bush père, agacé de l'intransigeance de Yitzhak Shamir, alors Premier ministre israélien, avait récité devant le Congrès américain le numéro du standard de la Maison Blanche, ajoutant à l'intention d'Israël : "Quand vous penserez sérieusement à la paix (avec les Palestiniens), donnez-nous un coup de fil !". La tension, aujourd'hui encore, est liée au processus de paix laborieusement relancé par l'Amérique et qui menace déjà de caler.
Mais le contexte israélo-américain est fort différent, commente sous couvert de l'anonymat un expert à Washington : "A la différence de Bush et Baker à l'époque, Clinton et Biden sont de très proches amis d'Israël". Et Hillary Clinton est sincèrement "irritée", a confié un membre de son entourage. Washington redoute que les négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens, que les Etats-Unis ont travaillé à mettre sur pied depuis des mois, soient mort-nées du fait de cette annonce. Alors que le président palestinien Mahmoud Abbas exclut désormais la poursuite de ce dialogue par Etats-Unis interposés sans une annulation des annonces israéliennes, Hillary Clinton a redit à Benjamin Netanyahu que son initiative "affaiblissait la confiance dans le processus de paix" embourbé depuis 15 mois.
"Elle a dit très clairement que le gouvernement israélien devait montrer non seulement par des mots, mais aussi par des actes précis, qu'il était engagé envers la relation (avec les Etats-Unis) et le processus de paix", a insisté le porte-parole d'Hillary Clinton. En tant que chef du gouvernement, Netanyahu "est responsable en dernier ressort des actes de ce gouvernement", a souligné Philip Crowley, prenant soin de souligner que Washington était mécontent du contenu de l'annonce... et pas seulement de son moment. Car, dans une première tentative maladroite d'apaisement, le Premier ministre israélien avait fait savoir à son ministre de l'Intérieur son "mécontentement", non pour le projet en lui-même, mais pour le moment "non judicieux" choisi pour l'annoncer : en pleine visite de Joe Biden...
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Négociations au Proche-Orient : 2e round

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