Malgré les attentats qui secouent Bagdad dimanche, les Irakiens espèrent que le scrutin mettra fin aux violences communautaires qui ont suivi la chute de Saddam Hussein. © TF1/LCI
- L'irak déterminée à voter malgré les attentats - 01 min 24 s
- Les Irakiens en masse aux urnes malgré les attentats : reportage - 02 min 04 s
Trois attentats secouent Bagdad : au moins 30 morts
Ces trois fortes explosions se sont produites dimanche matin dans le centre de la capitale irakienne. Elles surviennent alors que les partis politiques mènent des tractations pour former le prochain gouvernement.
Publié le 04/04/2010
Législatives en Irak: avantage au laïc Iyad Allawi
L'ancien Premier ministre irakien, le laïc Iyad Allawi, a remporté vendredi les législatives avec seulement deux sièges d'avance sur le chef du gouvernement sortant, Nouri al-Maliki.
Publié le 26/03/2010
Le Premier ministre irakien veut recompter les voix
Le dépouillement traîne en longueur en Irak : les législatives ont eu lieu le 7 mars et les résultats ne sont pas attendus avant des semaines. Ce qui alimente les soupçons de fraudes. Pourtant, la demande de recomptage a été rejetée.
Publié le 21/03/2010
Le Premier ministre irakien en tête, mais sans majorité ?
Selon les premières estimations, Nouri al-Maliki semble le mieux parti pour remporter les législatives. Mais il lui sera difficile de trouver une majorité pour se maintenir comme chef du prochain gouvernement.
Publié le 08/03/2010
Irak : nouvel attentat sanglant à la veille des législatives
Un attentat meurtrier a frappé samedi la ville sainte chiite de Najaf, à la veille de législatives en Irak placées sous la menace d'Al-Qaïda qui a promis la mort à quiconque participerait au scrutin.
Publié le 06/03/2010
Journée de vote sanglante en Irak
Malgré des mesures de sécurité exceptionnelles, trois attentats ont eu lieu ce jeudi à Bagdad, où certains bureaux de vote étaient ouverts par anticipation avant les législatives de dimanche.
Publié le 04/03/2010
Les Irakiens en masse aux urnes malgré les attentats : reportage
Les attentats et mesures de sécurité (5 fouilles au corps) n'ont pas découragé les Irakiens qui se sont rendus en masse aux urnes pour les législatives dans l'espoir de mettre fin aux violences communautaires. Reportage sur place.
Publié le 07/03/2010
Après des années de conflit, l'Irak se reconstruit
L'Irak a commencé à élire ses députés. Des attentats ont visé plusieurs bureaux de vote. Néanmoins, une relative stabilité est de retour dans le pays.
Publié le 04/03/2010
Irak : la police se prépare à la veille des élections
En Irak, les législatives sont un enjeu important pour le pays. Ce sera à la police irakienne d'assurer la sécurité du scrutin. Reportage avec une brigade dans un quartier autrefois dangereux
Publié le 05/03/2010
Malgré les risques, ils ont voté. Les bureaux de vote ont fermé dimanche en Irak au terme d'un scrutin législatif ensanglanté par des violences. Les électeurs irakiens ont bravé obus et bombes qui ont secoué Bagdad et voté en grand nombre lors de ce scrutin législatif crucial entouré d'impressionnantes mesures de sécurité. De longues files se sont formées toute la journée devant les bureaux de vote dans tout le pays, y compris dans les régions sunnites comme à Mossoul dans le nord ou al-Anbar dans l'ouest, qui avaient boycotté le scrutin en 2005. "Les bureaux de vote ferment mais s'il y a des files d'attente, ils doivent accepter le dernier électeur de la file", a précisé la commission électorale. Les opérations de dépouillement ont immédiatement commencé après la fermeture des bureaux de vote, selon des images diffusées par les télévisions.
Le bilan des attentats pour cette seule journée des législatives est assez lourd: 38 personnes ont été tuées et 110 blessées, selon un bilan fourni par une source au ministère de l'Intérieur. Trente personnes ont été tuées dans des tirs d'obus et de roquettes katioucha à Bagdad, dont 25 dans l'effondrement d'un immeuble, dans le quartier Our du nord de la capitale, touché par une roquette. Huit autres personnes sont mortes dans des attentats à la bombe dans la capitale et ses environs. La "zone verte", secteur ultra-protégé de la capitale où se trouvent les bâtiments officiels et plusieurs ambassades, a notamment été très touché. Et Jeudi, lors du vote anticipé dans certains bureaux, les terroristes avait réussi trois attaques, tuant une quinzaine de personnes.
Nouvelle alliance
Ce scrutin représentait un test pour cette jeune démocratie et pour ses institutions, qui sont encore loin de fonctionner convenablement en raison de la corruption et de l'incompétence. Les 19 millions d'électeurs étaient appelés à choisir 325 députés. Principal enjeu: la participation de toutes les communautés, notamment des sunnites qui représentent 23,6% de la population. Une forte participation de cette communauté rééquilibrerait la donne politique et signifierait qu'ils acceptent le jeu politique malgré leur perte du pouvoir au profit des chiites (58,8% de la population). "En 2005, ce fut un vote identitaire. Cette année, c'est un vote utilitaire car la population optera pour des candidats dont elle pense qu'ils pourront améliorer leur quotidien", explique le ministre communiste des Sciences et de la Technologie, Raid Fahmi.
Pour se maintenir au pouvoir, le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui se targue d'avoir rétabli l'autorité de l'Etat depuis sa prise de fonctions en mai 2006, a choisi de rompre avec ses anciens amis de la coalition chiite en présentant sa propre liste, l'Alliance de l'Etat de droit. Nouri al-Maliki devra d'abord l'emporter sur ses anciens alliés chiites de l'Alliance nationale irakienne, et surtout sur le Bloc irakien, une liste laïque conduite par l'ancien Premier ministre Iyad Allawi, fortement populaire chez les sunnites. Mais, plus difficile, il devra être capable de nouer des alliances avec ses rivaux car le scrutin proportionnel ne permet pas de dégager une majorité absolue.
Résultat à la fin du mois
Quel qu'il soit, le prochain gouvernement aura la tâche titanesque remettre en marche l'économie. "Il devra en priorité régler les problèmes des services publics, de l'électricité, de l'eau et du logement", estime Hamed Fadil, professeur de sciences politiques à Bagdad. Et surtout, gérer lui-même la sécurité après le retrait total des troupes américaines, prévu au plus tard pour fin 2011.
Ces législatives représentent d'ailleurs également un enjeu de taille pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'Iran. Barack Obama espère que le scrutin débouchera sur un régime plus laïque, plus représentatif et plus stable qui permettra le rapatriement en bon ordre de ses "boys". Il a salué dimanche le courage des électeurs irakiens qui ont "défié les menaces pour faire avancer leur démocratie". A son tour, le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a salué "le courage des électeurs irakiens". De son côté, l'Iran est bien placé pour accroître l'influence qu'il a gagnée depuis l'invasion de mars 2003. Mais Téhéran devra jouer finement pour contrer une puissante résurgence du nationalisme irakien, qui complique sa quête d'un régime chiite ami et, si possible, hostile à Washington.

Les premiers résultats donnent le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki en tête dans les régions chiites et son rival Iyad Allawi chez les sunnites. Les résultats de Bagdad, qui ne sont pas encore connus, devraient désigner le vainqueur. Selon l'Onu, les résultats préliminaires ne seront connus que le 18 mars et les résultats définitifs à la fin du mois.
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