© AFPL'avantage est serré. L'ancien Premier ministre irakien, le laïque Iyad Allawi, a remporté vendredi les législatives avec seulement deux sièges d'avance sur le chef du gouvernement sortant, Nouri al-Maliki, augurant de discussions âpres pour former un cabinet de coalition.
Les troupes américaines hors d'Irak fin août, "comme promis"
L'essentiel des troupes américaines aura quitté l'Irak à la fin du mois, "comme promis, conformément aux prévisions", a déclaré lundi le président Barack Obama, alors que le pays connaît un regain de violence.
Publié le 02/08/2010
Obama confirme le retrait d'Irak pour la fin du mois
Malgré la recrudescence des attentats, le président américain devrait annoncer cet après-midi que les forces combattantes américaines quitteront bien le pays, comme envisagé, à la fin du mois d'août.
Publié le 02/08/2010
Trois attentats secouent Bagdad : au moins 30 morts
Ces trois fortes explosions se sont produites dimanche matin dans le centre de la capitale irakienne. Elles surviennent alors que les partis politiques mènent des tractations pour former le prochain gouvernement.
Publié le 04/04/2010
Irak: législatives sanglantes mais électeurs au rendez-vous
Malgré les attentats qui ont secoué Bagdad dimanche, les Irakiens se sont rendus en masse aux urnes, dans l'espoir de mettre fin aux violences communautaires qui ont suivi la chute de Saddam Hussein.
Publié le 07/03/2010
Le Bloc irakien de M. Allawi a obtenu 91 sièges au Parlement, contre 89 à l'Alliance pour l'Etat de droit (AED) de M. Maliki, selon des résultats officiels annoncés par la commission électorale. L'Alliance nationale irakienne (ANI), qui rassemble des partis religieux chiites, arrive en troisième position avec 70 sièges alors que l'Alliance Kurdistania des deux grands partis kurdes obtient 43 sièges. L'Assemblée, qui compte 325 députés, sera complétée par des élus des diverses minorités. L'envoyé spécial de l'ONU en Irak, Ad Melkert, a salué des élections "crédibles" et qualifié le scrutin du 7 mars de "succès" pour le pays, appelant les différents partis à en "accepter les résultats". Mais Nouri al-Maliki a refusé de reconnaître sa défaite, considérant que les résultats du scrutin n'étaient pas définitifs.
Nouri al-Maliki et Iyad Allawi, tous deux chiites, étaient au coude à coude depuis le début du dépouillement. La lenteur du dépouillement, due selon la commission aux nombreux niveaux de vérification des résultats, a provoqué des accusations de fraudes et de manipulations dans la plupart des camps. Si l'AED refuse de reconnaître les résultats au motif qu'ils seraient entachés d'irrégularités, le pays pourrait plonger dans une grave crise politique et prolonger la durée d'un vide politique propice aux violences. Une chose est sûre: le nouveau gouvernement ne devrait pas voir le jour avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Double attentat
Le vainqueur ne dispose pas d'une majorité absolue au Parlement pour former, seul, le prochain cabinet et devra se livrer à des tractations difficiles avec les autres partis pour rassembler une coalition gouvernementale. Un climat de tension s'est installé dans le pays, où les partisans de M. Maliki ont multiplié les manifestations pour demander un nouveau décompte manuel, usant même de menaces voilées sur la tenue d'actions futures. Le Premier ministre lui-même a agité l'épouvantail des violences et défendu l'idée d'un nouveau décompte pour "empêcher une dégradation de la sécurité et un retour à la violence". La commission électorale a rejeté cette demande, jugeant les accusations de fraudes non fondées. Elle a toutefois indiqué que de nouveaux décomptes dans certains centres de vote pouvaient être réalisés en cas de dépôt de plaintes par les partis politiques.
Preuve que la situation reste fragile en Irak, un double attentat à la bombe a fait vingt morts et 55 blessées près de Baqouba, au nord de Bagdad, selon les forces de sécurité de la province de Diyala.
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