Clotilde Reiss de retour en France, accueillie par Sarkozy

Par TF1 News (D'après agence), le 16 mai 2010 à 06h36 , mis à jour le 16 mai 2010 à 18h46

La jeune Française retenue depuis des mois en Iran a atterri en milieu de journée dimanche à l'aéroport de Villacoublay. Elle a ensuite été conduite à l'Elysée où elle a été reçue par Nicolas Sarkozy.

Clotilde Reiss à son arrivée à l'Elysée (16 mai 2010)Clotilde Reiss à son arrivée à l'Elysée (16 mai 2010) © TF1/LCI

 
  • Vakili Rad est arrivé en Iran

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  • Ali Vakili Rad pourrait quitter sa prison française mardi

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  • Clotilde Reiss aurait-elle pu être libérée plus tôt ?

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    Selon Dakar, la "libération" de la jeune française Clotilde Reiss, retenue en Iran depuis le 1er juillet 2009 pour avoir participé à des manifestations post-électorales, est "consécutive" à une médiation du président Abdoulaye Wade.

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Plus d'infos

Clotilde Reiss, libérée samedi par les autorités iraniennes, est arrivée dimanche en France. L'appareil transportant la jeune femme, un avion de la République française en provenance de Dubaï, s'est posé peu avant 13h25 sur la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, où l'attendaient sa famille et des membres du protocole. Elle a ensuite été conduite à bord d'un cortège officiel à l'Elysée où Nicolas Sarkozy l'attendait pour l'accueillir.

Après l'annonce du jugement la condamnant à une simple amende, tout est allé très vite : Clotilde Reiss a été officiellement autorisée à quitter l'Iran où elle était retenue depuis juillet 2009 pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales. Et au bout de quelques heures à peine, la jeune Française s'est envolée de Téhéran, en toute discrétion. Les journalistes avaient été tenus à l'écart et les rumeurs de son retour en France n'ont été confirmées que dans les premières heures de dimanche, alors qu'elle faisait déjà escale à Dubaï. "Clotilde Reiss est montée à bord d'un avion du gouvernement français à l'aéroport de Dubaï et fait actuellement route vers la France", indiquait ainsi sobrement, peu après 6 heures du matin, un communiqué de la présidence. Lequel précisait également : "Le président de la République la recevra, ainsi que sa famille, au Palais de l'Elysée dès son arrivée à Paris, vers 13 heures".

Libérations simultanées 

Cette jeune femme de 24 ans, lectrice à l'université d'Ispahan, avait été officiellement accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'Iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait transmises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France, lors de manifestations dans cette ville les 15 et 17 juin 2009. Clotilde Reiss avait été arrêtée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à regagner la France. Après six semaines de détention, elle avait été libérée sous caution le 16 août et assignée à résidence à l'ambassade de France à Téhéran jusqu'à son jugement. Ce jugement aurait dû légalement intervenir fin janvier après quatre comparutions de la jeune Française devant le tribunal révolutionnaire mais il avait été différé par les autorités judiciaires.  

Son retour en France intervient une semaine après une décision de la justice française de refuser l'extradition vers les Etats-Unis d'un ingénieur iranien, Majid Kakavand, retenu en France depuis mars 2009 à la demande de la justice américaine. Paris et Téhéran ont toujours officiellement démenti tout lien entre ces deux affaires, et le ministère iranien des Affaires étrangères l'a réaffirmé dimanche, de même que Bernard Kouchner qui a nié tout "marchandage" ou "contrepartie" ; mais le président Ahmadinejad avait déclaré le 18 décembre que la solution de l'affaire Reiss dépendait "de l'attitude des dirigeants français".

"Maquiller les choses"

Aparemment, l'opposition n'est pas dupe des déclarations du quai d'Orsay. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a en effet estimé qu'il y avait eu "manifestement des contreparties" à la libération par Téhéran de la chercheuse française et a appelé le gouvernement, "qui a pris l'habitude de maquiller les choses", à s'expliquer et assumer. Même son de cloche chez les Verts avec Cécile Duflot, invitée du Grand Jury, qui a déclaré le gouvernement à "assumer" les "pratiques pas très démocratiques" qui ont "vraisemblablement" eu cours lors de la libération de Clotilde Reiss.

Quoiqu'il en soit, la justice française doit encore se prononcer le 18 mai sur la mise en liberté conditionnelle de l'Iranien Ali Vakili Rad condamné en 1994 en France pour l'assassinat trois ans plus tôt de l'ex-Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar. Il est libérable depuis plusieurs mois mais, selon son avocat, la justice attend encore, pour pouvoir se prononcer formellement, qu'un arrêté d'expulsion du territoire soit pris par le ministère de l'Intérieur.

Une belle histoire malgré tout, pour le père de Clotilde Reiss

Le père de Clotilde Reiss s'est dit heureux de retrouver bientôt sa fille, dimanche sur RTL. "Je commence seulement à réaliser qu'on va pouvoir la revoir après dix mois de retenue. C'est une parenthèse qui se ferme, (...) une vie qui va pouvoir retrouver sa normalité", a déclaré Rémi Reiss. "La leçon que je tire de tout cela, c'est que c'est une belle histoire qu'elle a vécue. Elle est partie exporter sa culture, donner des cours de français. Elle a pris un certain nombre d'initiatives", a-t-il ajouté. "Cette histoire est simple et belle à la fois. Elle est belle parce que cela participe d'un élan du coeur. Et puis, il y a eu des événements politiques qui ont fait que les choses ont changé", a-t-il poursuivi.

Par TF1 News (D'après agence) le 16 mai 2010 à 06:36
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60 Commentaires

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  • murphy41, le 17/05/2010 à 14h30

    Si elle n'avait pas espionner pour le compte de la France , elle n'en serais pas là

  • moicontribuable, le 17/05/2010 à 12h19

    Syberia, j'ai monte une entreprise a force de sueur, j'ai achete des appartements a credit pour lequels je paie des impos sur les loyers alors qu'ils ne sont pas encore payes etc. Alors je ne compte pas me plaindre a 50 ans parceque je me prends en main moi meme des maintenant. Je suis desole que vous n'ayez pas pris le temps d'y penser a 25 ans.

  • stef66000, le 17/05/2010 à 03h59

    Juste un commentaire sur le dernier paragraphe concernant l'expulsion de l'assasin de chapiour bakhiar la justice attend l'avis d'expuldion du ministere de l'interieur et cela depuis plusieurs mois............... on a connu ce meme ministere plus rapide concernant certaines expulsions ne cerai ce que cette pauvre fille battue par son frere et expulsee apres avoir porter plainte mais............

  • 421123, le 17/05/2010 à 03h09

    Un minimum de respect s'il vous plaît,

  • 421123, le 17/05/2010 à 03h07

    Nous, car nous sommes concernés, c'est une COMPATRIOTE.

  • esparta, le 16/05/2010 à 23h58

    Moi je suis tres contente qu!elle soit rentree, mais il faudrait peut etre eviter d!aller dans des pays a risques et on eviterais bien des problemes a tout le monde!!priere de me publier!!

  • al38240, le 16/05/2010 à 22h46

    Parce que vous avez vu Sarkozy à l'Elysée avec Mlle Reiss ? Moi, pas ! !

  • jacquot2000, le 16/05/2010 à 22h12

    LOL syberya, reflechossez.... par qui on en a fait une affaire d'etat? Les media. Si quelqu'un peu faire ca, c'est les madia et personnes d'autre.

  • jacquot2000, le 16/05/2010 à 22h10

    Les journaliste francais avaient été prevenu de ne pas aller la bas par la france. Que c'etait une zone à risque. Mais ils ont voulu faire du pognon avec un bon reportage et aujourd hui on risque la vie de soldat francais pour rien. Oui pour rien. Ils l'ont voulu, ils l'ont eu, qu'ils y est restent.

  • hc46, le 16/05/2010 à 22h06

    Il ne s'est pas évadé comme le mien?

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