© AFP/J. EidRarement autant de forces militaires auront été massées en un même lieu pour assister à l'agonie d'un arbre. Côté libanais : une trentaine de soldats, sans compter ceux de la Finul. Côté israélien : une vingtaine. A cela, il faut ajouter, un peu plus loin, les renforts annoncés mercredi matin par la radio militaire israélienne dans le secteur de la frontière après les affrontements de la veille : des unités équipées notamment de véhicules blindés, chargées de protéger les militaires et les engins qui allaient être utilisés pour déraciner l'arbre. Il y aura fallu une grue, et l'arbre a finalement été arraché du sol à 10 heures du matin.
"Personne n'a intérêt à une escalade au Sud-Liban"
<b> Décryptage -</b> Joseph Bahout, professeur à Sciences-Po, explique à TF1 News que le coût d'une nouvelle guerre, 4 ans après celle de 2006, serait trop important pour toutes les parties en présence.
Publié le 04/08/2010
Incident militaire meurtrier à la frontière israélo-libanaise
Soldats libanais et israéliens se sont affrontés à l'arme automatique et aux obus pour une raison obscure dont chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre. Il y aurait au moins trois soldats et un journaliste libanais tués, ainsi qu'un officier israélien haut gradé.
Publié le 03/08/2010
Le président syrien et le roi saoudien au chevet du Liban
Lors de leur visite symbolique à Beyrouth, Bachar al-Assad, qui effectuait son premier déplacement au Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, et Abdallah ont tenté de désamorcer les tensions autour de la possible mise en cause du Hezbollah par le "tribunal Hariri".
Publié le 30/07/2010
Afghanistan, Liban : "l'armée française fera son devoir", dit Sarkozy
"L'armée française continuerait à "faire son devoir au service de la paix", "partout" où elle est présente, notamment en Afghanistan et au Liban, a assuré mercredi lors du défilé du 14-Juillet le président.
Publié le 14/07/2010
Tensions à la frontière entre Israël et le Liban
Au moins une roquette tirée à partir du territoire libanais a frappé samedi le nord d'Israël, déclenchant des tirs d'obus de la part de l'armée israélienne.
Publié le 21/02/2009
Une première tentative de le déraciner, mardi, avait entraîné des affrontements entre les armées libanaise et israéliennes qui s'étaient conclus par quatre morts : deux soldats et un journaliste libanais ainsi qu'un officier israélien. Selon les médias israéliens, Tsahal voulait "nettoyer le terrain" pour permettre l'installation d'une caméra destinée à surveiller le territoire libanais. Or, l'arbre se trouvait en territoire libanais pour le Liban, mais sur le sol israélien pour Israël. D'où des échanges de tirs, chacun se rejetant ensuite la responsabilité de l'incident.
Une frontière très contestée
Il faut dire que la frontière à cet endroit est extrêmement contestée. Du côté d'Israël, des responsables militaires ont souligné que le secteur de l'arbre se trouvait en territoire israélien au nord d'une clôture de sécurité, mais au sud de la "ligne bleue" qui marque, théoriquement, la limite entre les deux pays. Mais la "ligne bleue" n'est qu'une démarcation de fait définie par l'Onu entre Liban et Israël, et surveillée par une force de maintien de la paix, précisément pour éviter de tels incidents. La Force des Nations unies au Liban, la Finul, a donc dû, in fine, jouer les arbitres dans ce micro-différend frontalier qui a dégénéré en quatre morts, et elle a annoncé mercredi que l'arbre était côté israélien.
Ce qui est loin de satisfaire l'opinion libanaise. La presse de ce pays a critiqué abondamment mercredi l'"impuissance" de la Finul qui, selon elle, n'a pas réagi face aux heurts meurtriers de la veille. Le quotidien As Safir, proche du Hezbollah chiite, a évoqué "l'impuissance des forces internationales qui ont battu en retraite, quitté les lieux des combats et observé de loin le cours des événements". Et pour le quotidien indépendant Al Anouar, "la Finul remplit son rôle parfaitement quand c'est calme. Mais quand des affrontements éclatent, elle n'est qu'un simple spectateur qui contacte les deux parties pour tenter de restaurer le calmer et qui soumet un rapport au Conseil de sécurité" de l'ONU. Côté israélien en revanche, on tente de minimiser l'accrochage : le ministre de la Défense, Ehud Barak, a souhaité mercredi qu'il n'y ait "pas d'escalade" en émettant des voeux "d'été calme". Et de commenter : "Il y a une très grave provocation et nous avons réagi de façon mesurée, juste et immédiate (...) Il faut agir de sorte qu'un incident local ne dégénère pas en véritable crise. L'incident de mardi n'a pas été programmé par l'état-major de l'armée libanaise à Beyrouth ni par le Hezbollah".
Retour MYTF1
"Personne n'a intérêt à une escalade au Sud-Liban"
Chargement en cours...




