© AFPVingt mois après avoir cessé tout dialogue direct, Israël et les Palestiniens, chaperonnés par l'administration Obama, ont formellement repris leurs pourparlers de paix jeudi à Washington. Première annonce directement issue de cette rencontre, le Palestinien Mahmoud Abbas et l'Israélien Benjamin Netanyahu se sont engagés à se rencontrer toutes les deux semaines dans l'année qui vient pour parvenir à la paix au Proche-Orient.
Colonies israéliennes : chronique d'un "dégel" annoncé
L'expiration du moratoire israélien sur la colonisation en Cisjordanie, dimanche soir, va mettre à l'épreuve le fragile dialogue de paix relancé le 2 septembre entre Israël et les Palestiniens sous l'égide des Etats-Unis.
Publié le 26/09/2010
Abbas ferme à l'ONU : Israël doit choisir entre paix et colonisation
Tout en promettant samedi devant l'ONU de faire tout son possible pour aider à la réussite des négociations de paix avec Israël dans un délai d'un an, le président palestinien a clairement indiqué que l'Etat hébreu devra mettre fin à la poursuite de la colonisation.
Publié le 25/09/2010
Jour J pour la reprise du dialogue israélo-palestinien
Le dialogue direct, rompu fin 2008 avec l'offensive israélienne sur Gaza, doit officiellement reprendre à 10 heures, heure de Washington (16 heures, heure française). Reçus mercredi soir à la Maison Blanche, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas ont parlé d'espoirs de paix.
Publié le 02/09/2010
C'est un premier résultat de la relance de leur dialogue soutenu par les Etats-Unis. Le président américain Barack Obama, qui travaille depuis son investiture à ces retrouvailles, s'est dit "encouragé" par l'attitude des deux dirigeants à Washington. Après quelque 80 minutes de discussion chaperonnées par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le premier ministre d'Israël et le président de l'Autorité palestinienne ont entamé un tête-à-tête à la mi-journée.
Trouver un "accord cadre"
L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, s'est adressé au même moment à la foule des journalistes. Il a rapporté que MM. Netanyahu et Abbas se retrouveraient les 14 et 15 septembre "dans la région". Selon le responsable américain, "la prochaine étape logique sera de commencer à travailler à un accord-cadre en vue d'un statut permanent". "L'objectif d'un accord-cadre", a expliqué M. Mitchell, "sera d'établir les compromis nécessaires, qui leur permettront de donner corps et de faire aboutir un traité global qui mettra fin au conflit, et établira une paix durable pour Israël et les Palestiniens".
En début de matinée, devant les caméras, M. Netanyahu a souligné qu'il y aurait "des concessions douloureuses des deux côtés". "Reconnaissez Israël comme l'Etat-nation du peuple juif", a-t-il demandé à Mahmoud Abbas. "Cessez complètement la colonisation et l'embargo à Gaza", lui a répondu ce dernier. Les deux hommes se sont affichés solidaires face aux attaques menées ces derniers jours en Cisjordanie par le Hamas islamiste, compté parmi "les ennemis de la paix". Souriants, ils se sont serrés la main à l'issue de leur discours.
Implantations juives
De leur côté, si elles ne participent pas à la rencontre, l'ONU et l'Union européenne -principal financeur de l'Autorité palestinienne- suivent attentivement le dialogue qui débute. Mais quelles que soient ces bonnes volontés, le chantier est immense, les positions très éloignées sur la plupart des sujets. Les Palestiniens veulent fonder leur Etat sur l'ensemble des territoires occupés par Israël depuis 1967. Ils sont prêts à accepter des échanges, mais cela ne suffira pas à régler la question du statut de Jérusalem, ville dont Israël a annexé la partie orientale, et que l'Etat hébreu défend comme sa capitale indivisible. Les pourparlers devront également trouver une solution aux problèmes aussi épineux que la question des réfugiés, ou du partage de l'eau.
Le fragile espoir, déjà contrarié par la promesse du Hamas de poursuivre les attentats en Cisjordanie, rencontrera un premier obstacle de taille dès le 26 septembre. Benjamin Netanyahu a en effet dit ne pas vouloir proroger le moratoire partiel sur les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pour les Palestiniens, toute reprise des constructions signifierait la fin du dialogue.
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