Barack Obama et Benjamin Netanyahu à Washington (1er septembre 2010) © TF1/LCILes discussions de paix avaient cessé fin 2008, avec l'offensive israélienne sur Gaza. Ce jeudi, les dirigeants israéliens et palestiniens se retrouvent à Washington pour relancer leur dialogue direct, sous le regard attentif de Barack Obama qui a appelé les deux parties à saisir la "chance" de la paix, malgré les nombreux obstacles restant à surmonter. Le dialogue direct doit officiellement reprendre à 10 heures, heure de Washington (soit 16 heures, heure de Paris) au département d'Etat, où se réuniront le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas autour de la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton. Cette reprise ne suscite toutefois guère d'illusions, tant semblent grandes les divergences sur des dossiers clefs : les frontières du futur Etat palestinien, Jérusalem et le statut des réfugiés. Et avec deux attaques en deux jours contre des colons juifs en Cisjordanie...
Colonies israéliennes : chronique d'un "dégel" annoncé
L'expiration du moratoire israélien sur la colonisation en Cisjordanie, dimanche soir, va mettre à l'épreuve le fragile dialogue de paix relancé le 2 septembre entre Israël et les Palestiniens sous l'égide des Etats-Unis.
Publié le 26/09/2010
Abbas ferme à l'ONU : Israël doit choisir entre paix et colonisation
Tout en promettant samedi devant l'ONU de faire tout son possible pour aider à la réussite des négociations de paix avec Israël dans un délai d'un an, le président palestinien a clairement indiqué que l'Etat hébreu devra mettre fin à la poursuite de la colonisation.
Publié le 25/09/2010
Israël et les Palestiniens reprennent leurs pourparlers de paix
Israël et les Palestiniens, chaperonnés par les Etats-Unis, ont formellement repris leurs pourparlers de paix jeudi à Washington. Netanyahu et Abbas ont d'ores et déjà pris rendez-vous pour une nouvelle rencontre à la mi-septembre.
Publié le 02/09/2010
Proche-Orient : Obama relance les discussions début septembre
Le président américain participera lui-même le 1er septembre à la réunion de reprise du dialogue direct israélo-palestinien, à laquelle se joindront aussi la Jordanie et l'Egypte. Objectif : aboutir à un accord d'ici un an.
Publié le 20/08/2010
Israël et Palestiniens devraient reprendre des négociations directes
Hillary Clinton doit annoncer vendredi la reprise des discussions, interrompues en décembre 2008, sous l'égide de Barack Obama lui-même début septembre. Un délai d'un an serait fixé pour faire aboutir un accord de paix.
Publié le 20/08/2010
En Cisjordanie, les colonies de la discorde
Israel refuse le gel de la colonisation en Cisjordanie comme le demande la communauté internationale. Reportage dans une de ses colonies sauvages.
Publié le 11/11/2009
Mercredi soir, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas ont été reçus à la Maison Blanche par Barack Obama, qui a reconnu ne guère avoir d'illusions sur la difficulté de la tâche. Devant les caméras, les propos ont été policés : le Premier ministre israélien et le président palestinien se sont serré la main et ont assuré de leur volonté de s'engager dans la relance du processus de paix initiée par Washington. "Comme je l'ai dit à chacun d'eux aujourd'hui, cette occasion ne se représentera peut-être pas avant longtemps. Ils ne peuvent pas se permettre de la laisser passer", avait peu avant déclaré Obama, après s'être entretenu séparément avec les deux hommes.
Le point noir récurrent : le gel des colonies
Le roi Abdallah II et Hosni Moubarak, chefs d'Etat des deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, étaient présents pour aider à atteindre l'objectif d'une paix régionale. Le souverain jordanien a fait valoir à Netanyahu le bénéfice potentiel pour Israël d'une normalisation des liens avec le monde musulman en cas de paix avec les Palestiniens. Moubarak a quant à lui appuyé la demande d'Abbas sur le gel des colonies, et directement enjoint le Premier ministre israélien d'honorer ses engagements en faveur de la paix.
Le principal obstacle est le refus israélien de prolonger le gel partiel des colonies juives de Cisjordanie. Abbas a menacé de se retirer des pourparlers si les constructions reprenaient après l'expiration du moratoire en vigueur, le 26 septembre. Dans une déclaration conciliante avant le dîner des dirigeants, Netanyahu a appelé Abbas "(son) partenaire dans la paix", et s'est engagé à chercher à mettre fin au conflit "une bonne fois pour toutes". Il a également souligné l'importance que revêtent pour l'Etat juif les garanties de sécurité d'un futur accord. Pour Netanyahu, le futur Etat palestinien devra être démilitarisé afin qu'il ne devienne pas "une enclave terroriste financée par l'Iran". Mahmoud Abbas a quant à lui renouvelé son appel au gel de l'ensemble des activités de colonisation dans les territoires occupés, et souligné qu'il était temps de conclure la paix et de créer un Etat palestinien.
Abbas a estimé mercredi possible de conclure un accord de paix avec l'Etat d'Israël dans un délai d'un an, et condamné les récentes attaques contre des colons juifs en Cisjordanie. Ces attaques, revendiquées par la branche armée du Hamas, risquent de durcir la position de Benjamin Netanyahu lors des pourparlers. Son gouvernement de coalition dépend fortement de partis pro-colonisation. Abbas, pour sa part, politiquement affaibli par le clivage entre Palestiniens qui découle de la prise de la bande de Gaza par le Hamas en 2007, risque de voir son image pâtir s'il poursuit les négociations alors que la colonisation reprend en Cisjordanie.
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Colonies israéliennes : chronique d'un "dégel" annoncé
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