Sakineh : son fils craint son exécution à la fin du ramadan

Par D.H. (et agence), le 06 septembre 2010 à 16h35 , mis à jour le 14 septembre 2010 à 16h29

Sajjad, le fils de l'Iranienne condamnée à mort par lapidation, a dit mardi craindre l'exécution de la sentence après la fin du ramadan, qui doit tomber autour du 10 septembre.

Sakineh Mohammadi-AshtianiSakineh Mohammadi-Ashtian © LCI

Sajjad l'a dit lors conversation téléphonique devant la presse avec l'écrivain français Bernard-Henri Lévy. Le fils de l'Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par lapidation, a déclaré mardi craindre l'exécution de la sentence après la fin du ramadan, qui doit s'achever cette année autour du 10 septembre. Agé de 22 ans, le jeune homme, aîné des enfants de Sakineh, a donné cette interview à BHL dans la rue depuis un téléphone portable dont il change souvent pour tromper la surveillance dont il fait l'objet. Sajjad Mohammadi Ashtiani, 22 ans, a déclaré ne plus avoir de nouvelles de sa mère depuis que ses "aveux", que sa famille et ses avocats considèrent comme forcés, avaient été diffusés par la télévision iranienne le 11 août. "Les visites hebdomadaires sont interdites", a-t-il dit. "Le mois du Ramadan touche à sa fin et selon la loi islamique, les exécutions peuvent de nouveau être appliquées", a-t-il ajouté.

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"Nous avons appris qu'elle a reçu 99 coups de fouet supplémentaires en prison", a ajouté le jeune homme, dont les propos en persan étaient traduits en français. Sajjad Mohammadi-Ashtiani a ainsi confirmé des informations indirectes données samedi par revue "La règle du jeu" de Bernard-Henri Lévy et un blog français, "Dentelles et Tchador". Cette condamnation à 99 coups de fouet serait liée à la publication d'une photo d'une femme sans foulard censée représenter Sakineh Mohammadi-Ashtiani dans le quotidien britannique The Times du 28 août. Vendredi, le journal s'était excusé auprès de ses lecteurs, et avait expliqué que cette photo qui représenterait en fait une autre femme lui avait été fournie par un avocat de l'Iranienne.

"Les pressions finiront par apporter un résultat"

Il a aussi raconté les conditions de détention très difficiles de sa mère, qui selon lui est soumises à des "interrogatoires incessants" et qui prend des "antidépresseurs". Sakineh Mohammadi Ashtiani, 43 ans a été condamnée à mort par lapidation en 2006 pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari. Cette condamnation a déclenché une vaste campagne internationale pour éviter ce châtiment qui a été provisoirement suspendu.

"Cette femme risque la plus barbare des mises à mort dans les jours qui viennent", a déclaré Bernard-Henri Lévy. "Nous nous sommes fait le serment de rester mobilisés tant que la justice n'aura pas été rendue, c'est à dire tant que Sakineh n'aura pas été graciée et libérée", a-t-il ajouté. Sajjad Mohammadi-Ashtiani a appelé à la poursuite de la mobilisation internationale en faveur de sa mère. "Les pressions finiront par apporter un résultat", a-t-il dit. La pétition lancée par Bernard-Henri Lévy a recueilli jusqu'à présent environ 80.000 signatures. Plusieurs pays, notamment la France et l'Italie, ont appelé à la clémence, tandis que le Vatican a assuré qu'il agissait en coulisse auprès des autorités iraniennes. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a affirmé lundi être prêt à aller à Téhéran pour faire libérer l'Iranienne. "C'est une peine et un acte insupportables, le comble de la barbarie et le retour au Moyen-Age", a-t-il dénoncé. "S'il faut aller à Téhéran, j'irai à Téhéran", a-t-il ajouté.

Par D.H. (et agence) le 06 septembre 2010 à 16:35
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1 Commentaires

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  • pluezil, le 07/09/2010 à 02h19

    Il ne s'agit pas de la religion mais du gouvernement !!!

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