© AFPPremier président iranien à se rendre au Liban, Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mercredi que la République islamique se tiendrait immanquablement aux côtés de ce pays face au "régime sioniste". Il a tenu ces propos en rencontrant le président libanais Souleïmane. Sa visite officielle de deux jours a été critiquée par la majorité parlementaire pro-occidentale libanaise, de même que par les Etats-Unis et Israël qui accusent l'Iran d'armer le Hezbollah, mouvement politique et militaire le plus puissant au Liban.
Ahmadinejad accueilli en héros par les chiites libanais
Le président iranien effectue mercredi et jeudi une visite controversée au pays du cèdre. Il doit notamment se joindre à un rassemblement du Hezbollah dans le Sud, tout près de la frontière avec Israël.
Publié le 13/10/2010
"Personne n'a intérêt à une escalade au Sud-Liban"
<b> Décryptage -</b> Joseph Bahout, professeur à Sciences-Po, explique à TF1 News que le coût d'une nouvelle guerre, 4 ans après celle de 2006, serait trop important pour toutes les parties en présence.
Publié le 04/08/2010
Le président syrien et le roi saoudien au chevet du Liban
Lors de leur visite symbolique à Beyrouth, Bachar al-Assad, qui effectuait son premier déplacement au Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005, et Abdallah ont tenté de désamorcer les tensions autour de la possible mise en cause du Hezbollah par le "tribunal Hariri".
Publié le 30/07/2010
Ahmadinejad au Liban, le voyage de tous les dangers
Le président iranien effectue mercredi et jeudi une visite controversée au pays du cèdre. Il doit notamment se joindre à un rassemblement du Hezbollah dans le Sud, tout près de la frontière avec Israël.
Publié le 13/10/2010
Sur la route de l'aéroport de Beyrouth, des dizaines de milliers de personnes, massées à l'appel du Hezbollah, ont salué le président iranien, en jetant du riz et des pétales de rose sur son convoi aux cris de "Khosh Amadid! (bienvenue en farsi), Allah Akbar (Dieu est grand en arabe)". "Cet accueil populaire est une gifle à tous ceux qui ont critiqué la visite, notamment les Etats-Unis et Israël", a commenté Al-Manar, la chaîne du Hezbollah, un proche allié de Téhéran.
Washington et Israël, qui s'affrontent avec l'Iran également au sujet du développement controversé de ses capacités nucléaires et considèrent le Hezbollah comme une organisation terroriste, ont dénoncé cette visite. La Maison Blanche a affirmé qu'elle démontrait que le Hezbollah "porte plus d'intérêt à sa loyauté envers l'Iran qu'à sa loyauté envers le Liban", et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a dit son hostilité aux efforts visant à "déstabiliser" le Liban. En Israël, un député d'extrême droite, Arié Eldad, a préconisé d'éliminer le président iranien, tandis qu'un haut responsable gouvernemental a affirmé que le Liban avait rejoint "l'axe des Etats extrémistes" et s'est transformé en "client de l'Iran".
Une foule en délire
Après ses entretiens avec son homologue libanais Michel Sleimane, M. Ahmadinejad a affirmé que son pays soutenait "avec force la résistance du peuple libanais contre le régime sioniste". "Nous avons tous les deux des intérêts et des ennemis communs", a-t-il affirmé, en référence à Israël, ennemi juré de l'Iran. Il a estimé que la "résistance" avait changé "l'équilibre des forces dans la région", l'Etat hébreu n'étant pas parvenu à neutraliser le Hezbollah en 2006. MM. Ahmadinejad et Sleimane ont signé une dizaine d'accords portant sur l'énergie, le commerce, le tourisme et les technologies. M. Ahmadinejad a ensuite aussi rencontré le Premier ministre soutenu par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, Saad Hariri, chef de la majorité parlementaire.
En soirée, une foule en délire l'a accueilli lors d'un rassemblement organisé par le Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du parti. "J'annonce que le régime sioniste poursuit sa chute et aucune puissance ne peut le sauver (en raison du) front résistant au Liban, en Syrie, en Palestine, en Irak et ailleurs", a-t-il clamé, sous les applaudissements et les cris "Mort aux Etats-Unis!" "Mort à Israël!" Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, apparu devant le rassemblement via un géant écran, a renchéri: "l'Occident s'énerve contre lui (Ahmadineajd) car il dit la vérité en affirmant qu'Israël est un Etat illégitime et qu'il doit disparaître". La visite a créé la controverse au Liban, la majorité parlementaire disant craindre que le pays ne devienne une "base iranienne" aux portes d'Israël. Pour Gerges, un commerçant chrétien au nord de Beyrouth, le Liban "n'est plus notre pays, c'est le pays du Hezbollah et de l'Iran".
Le point fort du séjour de M. Ahmadinejad sera son déplacement jeudi dans des villages du sud du Liban, tout près de la frontière avec Israël, qui avaient été durement touchés lors du conflit entre le Hezbollah chiite et Israël en 2006 et reconstruits en grande partie grâce à l'aide iranienne.
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