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- Liban : les images des manifestations du camp Hariri - 01 min 28 s
Liban: le Hezbollah bien visé dans l'enquête Hariri
Le ministre de l'Intérieur libanais a confirmé vendredi les noms de quatre suspects de la milice chiite cités dans les mandats d'arrêt émis par le tribunal de l'Onu enquêtant sur l'assassinat en 2005 du Premier ministre Rafic Hariri.
Publié le 01/07/2011
Le Hezbollah crée un coup de tonnerre politique au Liban
Le mouvement chiite, pointé du doigt dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri, a démissionné du gouvernement d'union nationale. Sa décision pourrait mettre le feu aux poudres.
Publié le 12/01/2011
Liban: les pro-Hariri crient au "coup d'Etat" du Hezbollah
La probable nomination du Najib Mikati, candidat du Hezbollah au poste de Premier ministre du Liban, a provoqué lundi la colère des partisans sunnites du chef du gouvernement en exercice Saad Hariri, qui ont accusé le parti chiite de mener un "coup d'Etat".
Publié le 24/01/2011
Manifestations du camp Hariri au Liban : les images
Les partisans du Premier ministre sortant protestent contre la nomination de Najib Mikati, soutenu par le Hezbollah, comme nouveau chef du gouvernement.
Publié le 25/01/2011
C'est officiel depuis mardi midi : Najib Mikati, le candidat soutenu par le Hezbollah, est le nouveau Premier ministre du Liban. Cette nomination provoque la colère des partisans sunnites du chef du gouvernement sortant, Saad Hariri, qui accusent le parti chiite de mener un "coup d'Etat".
Après une première protestation dès lundi soir, quand les rumeurs sur la nomination de Najib Mikati ont commencé à circuler, ils ont organisé ce mardi une "journée de colère", souvent violente, dans tout le pays. Un grand rassemblement a ainsi eu lieu dans la matinée à Tripoli, le fief sunnite du Nord. Comme la veille, ils ont brûlé des pneus et bloqué les routes. Un véhicule de la chaîne de télévision Al-Djazira, considérée comme sympathisante du Hezbollah, a également été incendié. Des défilés ont aussi lieu à Saïda, berceau de la famille Hariri dans le Sud, à Beyrouth ou encore dans plusieurs régions à majorité sunnite de la Békaa (est). L'armée est parfois intervenue pour ramener le calme.
Hariri lance un appel au calme
Face à ces tensions, Saad Hariri a lancé un appel au calme à ses partisans en début d'après-midi. "L'appel que je vous lance est un appel national. Vous êtesen colère, mais responsables. Je comprends vos sentiments", a-t-il dit dans un discours télévisé. "Cette colère ne doit pas nous conduire à ce qui contredit nos valeurs", a-t-il ajouté, déclarant rejeter toute forme de violence.
De son côté, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a invité Najib Mikati, à former un "gouvernement de partenariat national". "Les Libanais ont une occasion de resserrer les rangs", a-t-il lancé à des milliers de partisans, en proposant au camp Hariri de faire partie de l'équipe.
Le Hezbollah et le tribunal de l'ONU
Selon le système confessionnel de partage de pouvoir au Liban, le poste de Premier ministre est réservé à la communauté musulmane sunnite, dont Saad Hariri est le leader le plus populaire. Mais c'est donc Najib Mikati, milliardaire et ancien Premier ministre, qui a émergé. Agé de 55 ans, il a en effet reçu lundi l'aval des députés du "Parti de Dieu" et de la plupart de ses alliés, lors du premier jour de consultations avec le président libanais, Michel Sleimane.
Le gouvernement d'union de Saad Hariri s'est effondré le 12 janvier avec la démission des ministres du camp du Hezbollah en raison d'un bras de fer entre les deux camps au sujet du tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat en 2005 du dirigeant libanais Rafic Hariri, père de Saad, dans lequel le Hezbollah s'attend à être mis en cause. L'arrivée d'un Premier ministre soutenu par le "Parti de Dieu" fait craindre à la communauté internationale la formation d'un gouvernement pro-iranien, à l'image de celui du Hamas palestinien dans la bande de Gaza, ce que nie le Hezbollah. La crise politique au Liban ravive le spectre des violences confessionnelles de mai 2008, quand des combats entre sunnites et chiites avaient mené le pays au bord de la guerre civile.
| Les avertissements de Washington |
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, dont le pays apporte une aide économique et militaire au Liban et considère le Hezbollah comme une organisation terroriste, a mis en garde qu'un gouvernement "contrôlé" par le parti chiite aurait "clairement un impact" sur les liens bilatéraux. M. Mikati a cependant affirmé que le Liban ne pouvait "qu'avoir de très bonnes relations" avec Washington. |
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