Attentat anti-français au Liban : Juppé accuse, Damas dément

Par D.H., le 12 décembre 2011 à 12h06 , mis à jour le 12 décembre 2011 à 17h05

Critiquant les propos "manquant de preuves" du chef de la diplomatie française, les autorités syriennes ont en toute logique démenti lundi toute implication dans l'attentat perpétré vendredi dans le sud du Liban contre des Casques bleus français de la Finul.

Casques bleus français victime d'un attentat au Liban, 9/12/11Casques bleus français victime d'un attentat au Liban, 9/12/11 © TF1/LCI

Sans en avoir "la preuve", la France a "de fortes raisons de penser" que l'attentat à l'explosif qui a blessé cinq Casques bleus français (*) de la Force intérimaire de l'ONU (Finul) vendredi à Tyr, dans le sud du Liban, a été commandité par la Syrie, déclarait dimanche Alain Juppé. Un ton inhabituellement percutant... que Damas n'a pas tardé à commenter. En toute logique, les autorités syriennes ont démenti lundi toute implication dans l'attentat.

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"La Syrie n'a aucun lien avec cette action que nous dénonçons", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères Jihad Makdessi dans un communiqué, en critiquant les propos "manquant de preuves" du chef de la diplomatie française, Alain Juppé, dans ses déclarations de dimanche. "Le ministre français applique maintenant la théorie du complot dont il accusait les autres." Même son de cloche du côté du hezbollah libanais qui a rejeté à son tour lundi les accusations de la France sur son implication dans l'attaque contre un convoi de casques bleus à Tyr.
 
Le chef de l'opposition libanaise pro-occidentale Saad Hariri avait lui aussi affirmé, dimanche via Twitter, que l'attentat était un "message" de la Syrie. L'attaque de vendredi s'est produite au moment où politiques et diplomates soulignent le risque que les violences en Syrie gagnent le Liban, petit voisin de la Syrie qui y a exercé une tutelle de 30 ans et dont le gouvernement est dominé par le parti armé Hezbollah, allié de Damas et rival du camp de Saad Hariri.

*() La France compte 1.300 soldats au sein de la Finul (12.100 hommes au total), créée en 1978 afin de surveiller la frontière entre le Liban et Israël.

Par D.H. le 12 décembre 2011 à 12:06
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