En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Attentat sanglant dans l'est de la Syrie


le 19 mai 2012 à 12h31 , mis à jour le 19 mai 2012 à 12h39.
Temps de lecture
3min
Image montrée par la télévision officielle syrienne de l'attentat à la voiture piégée à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie (19 mai 2012)

Image montrée par la télévision officielle syrienne de l'attentat à la voiture piégée à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie (19 mai 2012) / Crédits : TF1/LCI

À lire aussi
Moyen-orientUne explosion non revendiquée a fait neuf morts et une centaine de blessés dans la ville de Deir Ezzor. Le régime syrien et l'opposition s'en rejettent la responsabilité. Le cas de la Syrie, où les violences persistent, a été évoqué à Camp David, où se tient le sommet du G8.

Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, c'est la première fois que Deir Ezzor, ville de l'est de la Syrie, est frappée par une telle attaque : samedi matin, un attentat suicide y a fait neuf morts et 100 blessés. La télévision officielle syrienne a évoqué l'acte d'un "kamikaze terroriste", qui aurait fait exploser une voiture chargée d'une tonne d'explosifs. Un groupe d'observateurs de l'ONU, en charge de surveiller la trêve dans le pays, a inspecté le lieu de l'attentat, selon les autorités syriennes. "Les immeubles résidentiels et les installations publiques et privées près du site de l'attentat terroriste ont subi d'importants dégâts" dans le quartier de Massaken Ghazi Ayyach, selon la télévision qui a montré des images d'immeubles détruits, des carcasses de véhicules, un grand cratère et des taches de sang sur une route. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a précise de son côté que l'attentat s'était produit dans une rue abritant un siège des renseignements militaires et aériens et un hôpital militaire.

L'opposition a immédiatement imputé au régime "l'entière responsabilité" de cette attaque ainsi que "de tous les attentats criminels" qui ont secoué la Syrie récemment. Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition a estimé que ces attaques étaient une tentative du régime de "se venger" après avoir échoué à empêcher les Syriens de manifester par dizaines de milliers comme ce fut le cas vendredi.

Attaques à la roquette

Plusieurs attentats meurtriers ont secoué Damas et Alep, deuxième ville du pays, depuis le début de la contestation en mars 2011. Le 10 mai, un double attentat avait fait 55 morts à Damas. La plupart des attaques ont été revendiquées par des groupuscules obscurs, tel le Front al-Nusra. Les violences se poursuivent en dépit de la présence de près de 260 observateurs de l'ONU chargés de surveiller la trêve instaurée le 12 avril, en vertu d'un plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan, et systématiquement violée.

Ailleurs dans le pays, un siège du Baas, parti au pouvoir, a ainsi été la cible d'une attaque à la roquette RPG dans la province d'Alep, suivie de combats entre les forces de sécurité et rebelles, selon l'OSDH. Et à Idleb, des insurgés ont détruit à coups de roquettes RPG un transport de troupes, faisant cinq victimes parmi les soldats, a indiqué l'OSDH sans autre précision. Dans la même région, de violents combats ont éclaté la nuit entre armée et rebelles près de la frontière turque.

La poursuite des violences a été évoquée par la communauté internationale, toujours impuissante à résoudre le conflit, lors d'un dîner de travail vendredi soir à Camp David entre les dirigeants du G8 dont fait partie Moscou, principal allié de Damas.

Commenter cet article

  • ovation1 : Quel beau pays!

    Le 19/05/2012 à 17h39
      Nous suivre :
      Impressionnantes éruptions à la surface du soleil

      Impressionnantes éruptions à la surface du soleil

      logAudience