Manifestation chiite à Bahreïn pour réclamer des réformes (février 2011) © TF1/LCIDans les hôpitaux de Manama, la capitale du Bahreïn, on recense ce samedi au moins soixante blessés victimes des tirs des forces de l'ordre. Tous atteints alors qu'ils essayaient, vendredi, de se rendre sur la principale place de la ville, la place de la Perle, dont les opposants au régime avaient vainement tenté il y a quelques jours de faire une nouvelle "place Tahrir", à l'image des Egyptiens qui avaient occupé la principale place du Caire jour et nuit jusqu'à la chute de Moubarak. Mais la manoeuvre a échoué face à la brutalité de la répression, et les morts sont désormais quotidiens.
FMI et Banque mondiale vont veiller sur le "printemps arabe"
Alors que le mouvement pro-démocratie marque le pas dans le monde arabe, et que les appels à une aide financière occidentale se multiplient, les institutions financières internationales veulent marquer leur soutien. "Bien sûr nous nous tenons prêts à aider", affirme Dominique Strauss-Kahn.
Publié le 17/04/2011
Bahreïn : l'armée prend les choses en main
Après la violente répression par les forces anti-émeutes d'une manifestation dans la nuit de mercredi à jeudi -quatre morts selon l'opposition, trois selon le gouvernement-, les militaires ont annoncé jeudi "avoir pris toutes les dispositions" pour rétablir l'ordre.
Publié le 17/02/2011
Contestation dans le monde arabe : qui bouge ? qui reste calme ?
<b>Décodage -</b> La Tunisie en janvier, l'Egypte en février. A qui le tour ? La question se pose maintenant pour les autres pays arabes au régime autoritaire, qu'ils s'agissent de monarchies ou de "républiques".
Publié le 14/02/2011
Chasse aux blogueurs à Bahreïn
Après la violente répression des manifestations dans la capitale, le pouvoir pourchasse désormais ses opposants sur le web, avec des pages Facebook appelant à la délation ou des faux comptes Twitter pour faire de la désinformation. Attention, images violentes.
Publié le 14/04/2011
Bahreïn : les images des manifestations du 18 février
A Bahreïn, des tirs sur des manifestants ont fait plusieurs blessés dans la capitale Manama. Auparavant, l'opposition chiite avait rendu un dernier hommage à ses morts, après l'intervention de la police de jeudi.
Publié le 18/02/2011
Un vent de liberté souffle sur le monde arabe
La Libye de Kadhafi jusque là épargnée par la révolte a connu ses premières manifestations. Une contestation qui se poursuit au Yemen et à Bahrein. Plus aucun régime ne semble à l'abri.
Publié le 16/02/2011
Les images du départ de Moubarak
Deux hélicoptères militaires décollant du Caire : la chaîne CBS présente cette brève séquence comme les images du départ du "raïs" pour Charm el-Cheikh, juste avant l'annonce de sa démission.
Publié le 17/02/2011
Tunisie : deux mois après la révolution tout n'est pas réglé
Deux mois après le début de la révolte en Tunisie, tout n'est pas réglé. Dans l'ombre, l'ancien régime tente d'entretenir le chaos.
Publié le 16/02/2011
Les manifestants, pour la plupart chiites, réclament des réformes politiques et sociales dans le royaume dirigé par la famille sunnite des Khalifa. Face à cette vague de contestation, le roi Hamad bin Isa al Khalifa a annoncé vendredisoir l'ouverture d'un "dialogue avec toutes les parties sans exception" et a donné au prince héritier "tout pouvoir pour réaliser les espoirs et les aspirations de l'ensemble des citoyens issus de toutes les couches de la société". Mais l'opposition chiite représentée par le Wefaq, parti qui s'est retiré du parlement jeudi pour manifester son refus de la répression, est plus que dubitative. "Nous ne sentons pas une véritable volonté de nouer le dialogue étant donné la présence de l'armée dans les rues", a déclaré dans un premier temps, samedi matin, un de ses membres, Ibrahim Mattar. Un haut responsable de l'opposition chiite, Abdel Jalil Khalil Ibrahim, a été plus explicite encore : "Pour envisager le dialogue, le gouvernement doit démissionner et l'armée doit se retirer des rues".
Les craintes de Washington et Riyad
Lors d'un entretien téléphonique avec le souverain, vendredi soir, le président américain, Barack Obama, a condamné la violence et a appelé les autorités à faire preuve de retenue. La stabilité de Bahreïn, dont la capitale Manama est le port d'attache de la Ve flote de l'US Navy, dépend du respect des droits du peuple de Bahreïn, a-t-il ajouté selon la Maison Blanche. Ce soulèvement populaire constitue un dilemme pour les Etats-Unis, déchirés entre leur désir de stabilité dans un pays allié et le respect du droit à manifester pour un changement démocratique. "Cette violence est exactement ce que l'administration et les Etats-Unis voulaient éviter", relève Robert Danin, spécialiste du Moyen Orient du groupe de réflexion Council on Foreign relations.
Car au-delà de la volonté de réformes, les tensions sont potentiellement explosives dans ce petit royaume peuplé majoritairement de chiites et gouverné depuis le 18è siècle par une dynastie sunnite. Les chiites, qui représentent 70% de la population, s'estiment discriminés en matière d'emploi, de services sociaux, des services publics et de logement. En 1999, le roi a promulgué une constitution autorisant l'élection d'un parlement doté de certains pouvoirs mais la famille royale domine toujours un cabinet dirigé par l'oncle du roi qui gouverne depuis 40 ans. Sur le plan international, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite considèrent le royaume comme un bouclier contre l'Iran, majoritairement chiite. Et Riyad redoute une propagation des manifestations dans sa minorité chiite, regroupée dans l'est du pays.
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