14h42 : Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a déclaré vendredi à Marseille qu'il n'avait "pas d'inquiétude" sur l'attitude de la communauté musulmane envers les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. "J'ai donné des instructions très fermes aux préfets pour interdire tout rassemblement de ce type. Il n'y aura pas la moindre dérogation. Ces manifestations doivent être interdites et dispersées", a souligné Manuel Valls. "Je ne permettrai pas, à l'occasion de ces manifestations, de prières dans la rue, ni le port du voile intégral. Le pays a besoin de rassemblement et apaisement autour de la laïcité", a-t-il conclu. "Il n'y a pas eu de remontée des préfets faisant état de manifestations organisées dans leurs départements mais il y a beaucoup d'appels lancés via les réseaux sociaux et une nuée de SMS", a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur.
14h37 : Le préfet du Nord a décidé d'interdire toute manifestation ou rassemblement "visant à s'en prendre aux institutions publiques et à la représentation des intérêts américains et britanniques" à Lille, a-t-il indiqué vendredi dans un communiqué. Cet arrêté intervient au lendemain d'une interdiction par la préfecture de Paris de rassemblements prévus samedi dans la capitale pour protester notamment contre le film islamophobe "Innocence of Muslims". L'arrêté souligne notamment l'appel à manifester sur internet dans plusieurs villes de France dont Lille, ainsi que "l'absence de déclaration de manifestation". Il s'étend de samedi 8h à dimanche 20h. Toute infraction peut être punie de 6 mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende, selon la préfecture.
11h31 : Un imposant dispositif de sécurité a été déployé vendredi dans le centre de Tunis où la circulation automobile sera interdite une partie de la journée pour empêcher manifestations et violences notamment devant l'ambassade de France. L'ambassade est protégée par des barbelés à hauteur d'homme, des camions militaires, un blindé et un camion surmonté d'un canon à eau. Le long de l'avenue, des bus remplis de policiers et des fourgons cellulaires ont été postés. Des véhicules blindés de la garde nationale ont aussi été déployés dans le quartier du Passage, où se trouve la mosquée Al-Fatah, un bastion salafiste où le chef jihadiste Abou Iyad avait prêché en début de semaine.
11h00 : Marine Le Pen veut faire interdire le voile islamique et la kippa juive dans les lieux publics en France. Plus d'infos avec notre article en cliquant-ici.
10h46 : Le député FN Gilbert Collard a estimé vendredi sur BFMTV-RMC que les caricatures de Mahomet s'inscrivaient dans une "opération commerciale". Selon lui, "on doit pouvoir se moquer de tout, à la seule condition que cela ne touche pas à la sphère où les gens se réfugient pour croire que leur vie n'est pas que leur vie". "Moquez-vous mais n'allez pas au coeur de cible, ne portez pas atteinte à ce qui fait que des hommes et des femmes peuvent se sentir reliés au surnaturel", a mis en garde l'avocat. "Il y a un problème d'opportunité, il y a des moments où on n'a pas raison de provoquer", a fait valoir le député du Gard.
10h06 : Le Conseil français du culte musulman "étudie la possibilité de porter plainte contre Charlie Hebdo" pour "volonté délibérée d'offenser" les musulmans au niveau européen ou en Alsace-Moselle, a déclaré Mohammed Moussaoui, président du CFCM vendredi sur RFI. "Une décision cadre a été prise en ce sens au niveau européen le 28 novembre 2008 qui prévoit de punir l'incitation à la haine, y compris religieuse, a ajouté M. Moussaoui. Dans le droit de l'Alsace-Moselle, il y a possibilité de poursuivre Charlie Hebdo" pour ses caricatures du prophète Mahomet. "Le droit local stipule que l'acte de blasphème est punissable", a-t-il poursuivi.
9h34 : Le président du Conseil français du culte musulman a renouvelé son appel au calme vendredi, jour de prière pour la communauté musulmane. "Ce n'est pas manifester dans les rues qui est la solution", a déclaré sur RFI Mohammed Moussaoui, soulignant des "risques de manipulation".
7h34 : Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian invite les ressortissants français dans les pays musulmans à la prudence, leur conseillant "de préférence" de rester chez eux vendredi. Il s'est aussi dit "soucieux" pour les soldats français en Afghanistan et au Liban.
6h16 : Après la publication de caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo, les craintes se concentrent sur vendredi, journée de prière pour les musulmans, qui pourrait être l'occasion d'un appel accru à la mobilisation. Par précaution, la France a annoncé la fermeture ce jour-là des ambassades, consulats et écoles françaises dans une vingtaine de pays musulmans.
6h00 : Des appels à manifester samedi prochain dans plusieurs grandes villes de France sont relayés par les réseaux sociaux avec le slogan "Touche pas à mon prophète". SOS Racisme a d'ailleurs annoncé une prochaine plainte (Lire notre article : plainte de SOS Racisme pour slogan détourné)
Une manifestation prévue samedi devant la Grande Mosquée de Paris a été interdite, tout comme une autre à l'appel d'un collectif d'associations sur la place duTrocadéro. Un dispositif policier spécifique est à l'étude à Paris pour samedi. Selon une source policière, outre un renforcement "évident" du nombre de policiers en tenue dans certains endroits stratégiques, les transports devraient faire l'objet d'une attention particulière. Un appel à manifester samedi à Marseille, réunissant une centaine de personnes, était visible jeudi sur Facebook, mais aucune déclaration de manifestation n'a été enregistrée.
5h50 : des poursuites judicaires contre Charlie Hebdo ? Toutes les précisions en cliquant-ici









