Décès des deux journalistes en Syrie : des zones d'ombre

Par , le 22 février 2012 à 16h51 , mis à jour le 23 février 2012 à 11h16

Dossier : Révolte en Syrie

Rémi Ochlik et Marie Colvin ont-ils été victimes d'une attaque délibérée de l'armée syrienne sur l'immeuble où étaient installés les reporters étrangers à Homs ? Comme pour la mort de Gilles Jacquier, difficile de donner pour l'instant une réponse tranchée.

Photomontage : Marie Colvin (photo AFP) et Rémi OchlikPhotomontage : Marie Colvin (photo AFP) et Rémi Ochlik © AFP

 
  • Sans nouvelle d'Edith Bouvier, avant l'assaut contre Homs

    Alors qu'un assaut de vaste ampleur contre la ville rebelle semble imminent après des jours de pilonnage, des opposants syriens ont fait passer un message attribué à la journaliste française. Message qui doit toutefois encore être authentifié.

    Publié le 01/03/2012 Sans nouvelle d'Edith Bouvier, avant l'assaut contre Homs
  • Syrie : Edith Bouvier serait toujours à Homs

    Alors que son évacuation avait été annoncée mardi par Nicolas Sarkozy, puis démentie, le Quai d'Orsay a implicitement reconnu mercredi matin que la journaliste du Figaro se trouvait encore dans la ville assiégée par l'armée syrienne.

    Publié le 29/02/2012 Syrie : Edith Bouvier serait toujours à Homs
  • Syrie : qu'est devenue Edith Bouvier ?

    Alors que son évacuation avait été annoncée mardi, puis démentie, on est désormais sans nouvelle de la journaliste française blessée à Homs. Pendant que les discussions internationales sur un accès humanitaire aux villes pilonnées par l'armée achoppent toujours.

    Publié le 29/02/2012 Syrie : qu'est devenue Edith Bouvier ?
  • Syrie : situation très confuse sur le sort de la journaliste française

    Après avoir affirmé en milieu d'après-midi qu'Edith Bouvier avait été transférée au Liban, Nicolas Sarkozy est revenu sur ses propos en soulignant qu'il ne pouvait pas confirmer qu'elle se trouvait "en sécurité".

    Publié le 28/02/2012 Syrie : situation très confuse sur le sort de la journaliste française
  • Syrie : incertitude sur l'évacuation de la journaliste française

    Selon des sources au sein de l'opposition syrienne, Edith Bouvier serait en sûreté au Liban. Ni le Quai d'Orsay ni l'ambassade de France au Liban ne confirment. En revanche, l'évacuation du photojournaliste britannique Paul Conroy est confirmée de source diplomatique.

    Publié le 28/02/2012 Syrie : incertitude sur l'évacuation de la journaliste française
  • Syrie : les négociations pour l'évacuation des journalistes échouent de nouveau

    Nicolas Sarkozy s'est montré prudent lundi sur RTL concernant le sort des journalistes occidentaux bloqués à Homs. Et pour cause : dans la soirée, un responsable occidental à Damas a annoncé que les préparatifs en cours avaient encore été bloqués.

    Publié le 27/02/2012 Syrie : les négociations pour l'évacuation des journalistes échouent de nouveau
  • Syrie : l'évacuation des journalistes blessés de nouveau reportée

    Les discussions ont de nouveau échoué dimanche, pour évacuer les victimes piégées à Homs, parmi lesquelles la journaliste française Edith Bouvier. L'évacuation pourrait avoir lieu lundi. Les bombardements sur la ville ont continué tandis que les Syriens étaient appelés aux urnes.

    Publié le 26/02/2012 Syrie : l'évacuation des journalistes blessés de nouveau reportée
  • Syrie : échec des négociations pour l'évacuation des journalistes blessés

    Interrompues par la nuit la veille, les discussions entre le Comité international de la Croix-Rouge, les diplomates, le régime et les opposants syriens n'ont pas abouti samedi. Et le temps presse pour évacuer les victimes piégées à Homs, parmi lesquelles la journaliste française Edith Bouvier.

    Publié le 25/02/2012 Syrie : échec des négociations pour l'évacuation des journalistes blessés
  • Syrie : l'évacuation des journalistes blessés interrompue par la nuit

    Alors que le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant rouge syrien étaient dans le quartier de Baba Amr, vendredi soir, pour porter secours aux victimes des bombardements, dont la journaliste française Edith Bouvier, les négociations ont été interrompues par la nuit. Elles devraient reprendre samedi. De leur côté, les "amis de la Syrie" se sont engagés à prendre de nouvelles sanctions.

    Publié le 24/02/2012 Syrie : l'évacuation des journalistes blessés interrompue par la nuit
  • Réunis en Tunisie, que peuvent faire "les amis de la Syrie" ?

    Afin de contourner le blocage au Conseil de sécurité de l'Onu, une conférence internationale sur la Syrie est organisée cet après-midi en Tunisie. Objectif : obtenir que Bachar al-Assad accepte un cessez-le-feu et l'envoi d'une aide humanitaire aux civils.

    Publié le 23/02/2012 Réunis en Tunisie, que peuvent faire "les amis de la Syrie" ?
  • Syrie : l'appel de la journaliste française blessée à Homs

    Touchée mercredi dans l'attaque qui a coûté la vie à Rémi Ochlik et Marie Colvin, Edith Bouvier, la reporter du Figaro, demande à être évacuée au plus vite vers le Liban pour être opérée de sa jambe gauche, cassée.

    Publié le 23/02/2012 Syrie : l'appel de la journaliste française blessée à Homs
  • Syrie : les journalistes visés délibérément ?

    Selon The Telegraph, qui cite une liaison radio entre des officiers syriens interceptée par les services de renseignement libanais, l'armée de Bachar al-Assad avait reçu l'ordre explicite de viser l'immeuble où se trouvaient les reporters occidentaux à Homs.

    Publié le 23/02/2012 Syrie : les journalistes visés délibérément ?
  • Syrie: la mort des deux journalistes relance l'idée des couloirs humanitaires

    Les réactions politiques s'enchainent depuis l'annonce de la mort de deux journalistes, un Français et une Américaine, mercredi à Homs. Le Quai d'Orsay demande "un accès sécurisé et médicalisé pour porter secours aux victimes" auquel s'est opposée la Russie.

    Publié le 22/02/2012 Syrie: la mort des deux journalistes relance l'idée des couloirs humanitaires
  • Rémi Ochlik, un journaliste français, tué en Syrie

    Deux journalistes occidentaux, le Français Rémi Ochlik et l'Américaine Marie Colvin, ont été tués mercredi matin dans un bombardement de l'armée syrienne sur Homs, la ville rebelle assiégée depuis plus de deux semaines.

    Publié le 22/02/2012 Rémi Ochlik, un journaliste français, tué en Syrie
  • Syrie : avant son référendum, Assad veut écraser Homs la rebelle

    La "capitale de la révolution" encerclée et bombardée sans trêve depuis plus de deux semaines s'attend à un assaut de l'armée syrienne, qui a massé des renforts en périphérie. La Croix-Rouge essaie de négocier une trêve pour acheminer une aide humanitaire.

    Publié le 21/02/2012 Syrie : avant son référendum, Assad veut écraser Homs la rebelle
  • Appel de la journaliste française blessée en Syrie : la vidéo

    Découvrez le document tourné par l'opposition syrienne dans lequel Edith Bouvier, le reporter du Figaro, explique avoir reçu des premiers soins des insurgés mais demande à être évacuée vers le Liban pour être opérée de sa jambe gauche, cassée.

    Publié le 23/02/2012 Appel de la journaliste française blessée en Syrie : la vidéo
  • Rentré de Syrie, un confrère des deux journalistes tués évoque le climat sur place

    Les forces de sécurité fidèles au régime de Bachar al Assad ont pilonné la ville, mercredi, tuant plus de 80 personnes, dont deux journalistes occidentaux. Jean-Pierre Perrin, journaliste à "Libération", qui travaillait il y a quelques jours encore avec eux dans le local réservé à la presse évoque l'insoutenable.

    Publié le 22/02/2012 Rentré de Syrie, un confrère des deux journalistes tués évoque le climat sur place
  • Rémi Ochlik, jeune prodige de la photo

    Rémi Ochlik, photographe de 28 ans tué à Homs en Syrie, était, de l'avis de ses confrères un professionnel de grand talent, passionné par son métier qu'il voulait exercer "au plus près de l'événement". L'Américaine Marie Colvin, tuée elle aussi mercredi, avait derrière elle 30 ans de terrain et de professionnalisme.

    Publié le 22/02/2012 Rémi Ochlik, jeune prodige de la photo
  • Rémi Ochlik "n'était pas une tête-brûlée"

    Marc Brincourt, chef du service photos de Paris Match décrit Rémi Ochlik avec qui il avait l'habitude de travailler, comme "quelqu'un de très calme, très posé" qui "n'avait pas peur et qui allait au plus près de l'action".

    Publié le 22/02/2012 Rémi Ochlik "n'était pas une tête-brûlée"
  • "Ça suffit, ce régime doit partir", dit Sarkozy à propos de la Syrie

    Nicolas Sarkozy a présenté ses condoléances aux familles des victimes des bombardements de l'armée syrienne, mercredi. Parmi elles, deux journalistes, l'Américaine Marie Colvin et le photo-reporter français Rémi Ochlik.

    Publié le 22/02/2012 "Ça suffit, ce régime doit partir", dit Sarkozy à propos de la Syrie
  • Rémi Ochlik, petit prodige du photojournalisme français

    PORTRAIT - Photographe de presse indépendant, Rémi Ochlik a été tué en Syrie le 22 février 2012. Il était âgé de 28 ans.

    Publié le 22/02/2012 Rémi Ochlik, petit prodige du photojournalisme français
Plus d'infos

Les circonstances de la mort ce mercredi à Homs de Rémi Ochlik et Marie Colvin ne peuvent qu'engendrer des questions qui elles-mêmes conduisent à la polémique. Rappel des faits : au moment du drame, les deux journalistes français et américain se trouvaient à Bab Amro, le principal quartier rebelle de la ville assiégée par l'armée syrienne depuis une quinzaine de jours.
 
Ils étaient installés dans un bâtiment transformé, avec l'aide des insurgés, en  "quartier général" par les six journalistes occidentaux qui avaient réussi à pénétrer, illégalement, dans la ville -depuis le début du conflit en mars dernier, Damas refuse, à quelques exceptions près, l'entrée des journalistes étrangers dans le pays. 

L'immeuble des journalistes visé délibérément ?

Rémi Ochlik, photographe indépendant de  28 ans, était sur place depuis mardi soir seulement.  "Je viens d'arriver à Homs, il  fait encore nuit. La situation semble incroyablement tendue et désespérée", écrivait-il dans un mail, rédigé juste après son arrivée, à Guillaume Clavières, rédacteur en chef photo de Paris-Match, pour lequel il avait déjà travaillé. De son côté, Marie Colvin, 55 ans, était une "vieille de la vieille" des terrains de conflits. Mardi soir, elle témoignait encore par téléphone sur la BBC de la situation (http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-17120484).

Mercredi matin, comme tous les jours, le quartier de Bab Amro a été pris pour cible par l'armée syrienne. Plusieurs salves d'obus tirés par des chars se sont notamment  abattus sur le "centre de presse". D'où la question rapidement soulevée par les médias : l'immeuble a-t-il été visé délibérément dans l'optique de tuer -ou du moins d'impressionner afin de les faire partir- ceux qui relayent la brutalité de la répression au reste du monde ? Sans véritable surprise, les autorités syriennes indiquent qu'elles n'étaient pas au courant de la présence de journalistes à cet endroit précis.

Tués par des roquettes ?

La question

Les journalistes doivent-ils aller en Syrie ?

Oui
Non

 
 

Une affirmation cependant mise en doute par les insurgés. Ils affirment que Rémi Ochlik et Marie Colvin ont tout d'abord fui, comme leurs confrères, le bombardement. Et qu'ils ont ensuite été touchés mortellement par des roquettes qui semblaient les viser. D'autres journalistes, notamment Edith Bouvier, reporter au Figaro, ont quant à eux plus ou moins été blessés lors de l'attaque.

REVOIR LES PHOTOGRAPHIES DE REMI OCHLIK SUR SON SITE

Toujours des doutes sur la mort de Gilles Jacquier

Contrairement à ceux présents à Homs ce mercredi, le journaliste de France Télévisions, décédé en janvier dernier, possédait un visa officiel. Au moment du drame, le groupe de reporters avec qui il était présent se trouvait près d'une école où ils avaient été amenés par des fidèles de Bachar al-Assad.

Une attaque menée avec des obus  de mortier a alors visé le secteur. L'armée syrienne accuse les rebelles, qui accusent quant à eux l'armée. Un mois après, il est toujours impossible d'en savoir plus. Si certains des journalistes présents aux côtés de Gilles Jacquier pointent le régime, d'autres sont beaucoup moins catégoriques.

Par Fabrice Aubert le 22 février 2012 à 16:51
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3 Commentaires

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  • patrick68160, le 24/02/2012 à 03h13

    Ce sont encore et encore des civils innocent qui n'ont rien demander qui subissent et en prime des journaliste qui exercent leur droit meurent etrangement , pendant quils y sont ils ont cas bombarder et tuer les gens de la croix rouge car pour les dirigents il est facile de donner des ordres, eux ils sont bien cacher a l'abri mais en attendant ce sont , et ça serra, toujour des vivils innocent qui meurent sous les balles alors allez faire votre guerre sur un ring de boxe ou sur un plateau d'echec ça fera moins de victimes

  • libertecherie65, le 23/02/2012 à 09h22

    La question à poser qu'attendent la chine et la russie.....

  • aphrodite62300, le 23/02/2012 à 07h38

    Brutalité? Quel euphémisme!! On a atteint la barbarie depuis longtemps (torturer des enfants pour les obliger à dénoncer leurs parents, c'est même pire que de la barbarie!!). Mais que font les Nations Unies???

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