Bahreïn : manifestant montrant les munitions tirées par la police pour disperser la foule (17/02/2011) © TF1/LCI
Bahreïn : l'armée prend les choses en main
Après la violente répression par les forces anti-émeutes d'une manifestation dans la nuit de mercredi à jeudi -quatre morts selon l'opposition, trois selon le gouvernement-, les militaires ont annoncé jeudi "avoir pris toutes les dispositions" pour rétablir l'ordre.
Publié le 17/02/2011
Contestation dans le monde arabe : qui bouge ? qui reste calme ?
<b>Décodage -</b> La Tunisie en janvier, l'Egypte en février. A qui le tour ? La question se pose maintenant pour les autres pays arabes au régime autoritaire, qu'ils s'agissent de monarchies ou de "républiques".
Publié le 14/02/2011
Chasse aux blogueurs à Bahreïn
Après la violente répression des manifestations dans la capitale, le pouvoir pourchasse désormais ses opposants sur le web, avec des pages Facebook appelant à la délation ou des faux comptes Twitter pour faire de la désinformation. Attention, images violentes.
Publié le 14/04/2011
Bahreïn : les images des manifestations du 18 février
A Bahreïn, des tirs sur des manifestants ont fait plusieurs blessés dans la capitale Manama. Auparavant, l'opposition chiite avait rendu un dernier hommage à ses morts, après l'intervention de la police de jeudi.
Publié le 18/02/2011
Un vent de liberté souffle sur le monde arabe
La Libye de Kadhafi jusque là épargnée par la révolte a connu ses premières manifestations. Une contestation qui se poursuit au Yemen et à Bahrein. Plus aucun régime ne semble à l'abri.
Publié le 16/02/2011
Les images du départ de Moubarak
Deux hélicoptères militaires décollant du Caire : la chaîne CBS présente cette brève séquence comme les images du départ du "raïs" pour Charm el-Cheikh, juste avant l'annonce de sa démission.
Publié le 17/02/2011
Tunisie : deux mois après la révolution tout n'est pas réglé
Deux mois après le début de la révolte en Tunisie, tout n'est pas réglé. Dans l'ombre, l'ancien régime tente d'entretenir le chaos.
Publié le 16/02/2011
Pour l'heure, la tentative des manifestants de suivre l'exemple égyptien en occupant la place de la Perle, à Manama, pour en faire un lieu de rassemblement comparable à celui que la place Tahrir avait représenté au Caire, a échoué devant la brutale réaction des forces de l'ordre. La place vidée de tout contestataire, occupée par des chars, a été laissée aux mains des militaires. Au moins quatre manifestants ont été tués, plus de 230 blessés, des dizaines arrêtés et 60 sont portés disparus, selon des responsables de l'opposition.
Inquiétudes internationales
Des violences qui s'ajoutent à celles qui ont déjà émaillé la contestation qui monte à Bahreïn. La colère des manifestants avait déjà été accentuée mercredi par la mort de deux d'entre eux lundi et mardi dans des accrochages avec les forces de l'ordre. La principale revendication des contestataires est la démission du Premier ministre, le cheikh Khalifa ben Salman al Khalifa, qui gouverne le pays depuis son indépendance en 1971. Oncle du roi Hamad ibn Issa al Khalifa, il est perçu comme le symbole de la richesse de la famille régnante. Les manifestants dénoncent aussi la pauvreté et le chômage. Ils s'inquiètent en outre des avantages accordés à des sunnites étrangers venant s'installer dans le royaume (citoyenneté, emplois dans les forces de sécurité, logements) qui tendent à en modifier l'équilibre démographique.
Profondément inquiets, les alliés régionaux du petit royaume ont tenu à Manama une réunion extraordinaire de leurs chefs de diplomatie à l'issue de laquelle ils ont exprimé leur "soutien total à Bahreïn aux plans politique, économique, sécuritaire et de la défense". "Notre sécurité est une responsabilité collective et il n'est pas question d'accepter les ingérences étrangères", ont affirmé dans un communiqué les ministres du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Bahreïn, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Oman, Qatar, Koweït). Devant la presse, le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Thani, a justifié l'intervention policière par la nécessité d'empêcher un "conflit confessionnel et une crise économique".
Les Etats-Unis, pour leur part, ont exprimé leurs inquiétudes. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui s'est entretenue au téléphone avec son homologue bahreïni, a indiqué jeudi que les Etats-Unis soutenaient un "changement véritable et significatif" dans un pays "ami et allié." Barheïn est un proche allié des Etats-Unis qui ont fait de Manama le port d'attache de la Ve flotte de l'US Navy. A Londres, le secrétaire au Foreign Office, William Hague, s'est lui aussi ému de la répression des forces de l'ordre tandis que le secrétaire d'Etat chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord annonçait un réexamen des licences d'exportations d'armes vers Bahreïn. Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé que la situation dans les pays du Moyen-Orient touchés par les manifestations exigeait "des réformes audacieuses, pas la répression".
Retour MYTF1
Bahreïn : l'armée prend les choses en main
Chargement en cours...




