Mahmoud Abbas remet à Ban Ki-moon la demande d'adhésion de la Palestine à l'Onu, 23/9/11 © TF1/LCIL'aval du Conseil de sécurité Le Comité des admissions du Conseil de sécurité de l'Onu n'est pas parvenu à se mettre d'accord, vendredi, au sujet de l'adhésion de la Palestine. Les Palestiniens restent eux "absolument déterminés" à aller jusqu'au bout de la procédure. Israël va construire 2000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et geler provisoirement le transfert de fonds dus à l'Autorité palestinienne, en guise de rétorsion à l'admission de la Palestine à l'Unesco. Les Palestiniens sont devenus lundi membres à part entière de l'Unesco, après un vote à Paris des Etats membres. La France a voté pour, les Etats-Unis contre, Italie et Royaume-Uni se sont abstenus. Dans la foulée, Washington a suspendu ses versements à cette organisation de l'ONU, comme le prévoit la loi US. La conférence générale de l'Unesco se prononce ce lundi sur l'adhésion de la Palestine en tant qu'Etat membre, un vote symbolique qui risque de provoquer une grave crise de l'organisation onusienne avec l'arrêt immédiat de son financement par les Etats-Unis. Mahmoud Abbas, le président palestinien, a finalement choisi de déposer une demande d'adhésion formelle à l'Onu lors de l'Assemblée générale de l'organisation la semaine prochaine. Pour qu'elle soit validée, il faudra l'aval du Conseil de sécurité. Mais Barack Obama a déjà fait savoir qu'il mettrait le veto des Etats-Unis, au risque d'une crise diplomatique. Trois jours après la demande d'adhésion déposée par Mahmoud Abbas, le président palestinien, le Conseil de sécurité, décisionnaire, se réunit pour la première fois ce lundi. Objectif des Palestiniens : réunir au moins neuf voix sur 15 pour obliger Barack Obama à mettre le veto américain. Des milliers de personnes ont ovationné le président palestinien de retour dimanche à Ramallah, en Cisjordanie, après sa demande historique d'adhésion de la Palestine à l'ONU. Les décalarations de fermeté entre Abbas et Netanyahu, elles, se poursuivent. Arrivé après la bataille - c'est-à-dire après la demande formelle de reconnaissance d'un Etat palestinien par l'ONU, et après le discours de Mahmoud Abbas, ovationné par l'Assemblée générale - le Quartette pour le Proche-Orient s'efforce de relancer un processus de paix au point mort. Le président palestinien a déposé vendredi une demande formelle d'adhésion de la Palestine à l'Onu. Dans son discours, il a condamné l'attitude l'Etat hébreu, seul responsable selon lui de l'échec des pourparlers. Pour réponse, le Premier ministre israélien a rejeté la faute sur les Palestiniens. Lors de son discours, Mahmoud Abbas, le président palestinien, devrait demander l'adhésion pleine et entière d'un Etat palestinien aux Nations unies, au risque d'un clash diplomatique avec les Etats-Unis. Afin de l'éviter, aura-il changé d'avis pour choisir la solution intermédiaire d'un statut d'observateur d'Etat non-membre ? Lors de son discours devant l'Onu, le chef de l'Etat a suggéré mercredi que les Palestiniens accèdent au statut d'Etat observateur non-membre, comme c'est le cas du Vatican. Pour l'instant, Mahmoud Abbas entend toujours déposer une demande de reconnaissance formelle, qui se heurterait au veto de Barack Obama. <b> Analyse -</b> Que peut-il se passer si les Palestiniens obtiennent ou non la reconnaissance de leur Etat à l'Onu ? Les réponses de TF1 News avec Didier Billion, spécialiste du conflit israélo-palestinien à l'Institut des relations internationales et stratégiques. Alors que la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine doit être remise vendredi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le président américain va, à la suite de Nicolas Sarkozy, tenter de convaincre Mahmoud Abbas d'éviter une confrontation à l'ONU. Alors que le conflit du Proche-Orient s'annonce comme le sujet dominant de la session onusienne de mercredi, Nicolas Sarkozy, qui est arrivé à New York, s'est abstenu de prendre clairement position sur la décision du président palestinien Mahmoud Abbas, tout en estimant que la rue arabe doit pousser à agir. Les Palestiniens souhaitent toujours demander la reconnaissance formelle de leur Etat cette semaine lors de l'assemblée générale de l'Onu. D'intenses tractations diplomatiques se déroulent en coulisses pour les faire revenir sur leur décision. Le point sur le dossier avec TF1 News. Une centaine de parlementaires de la majorité et de l'opposition ont mis en garde dimanche contre toute "démarche unilatérale" qui serait initiée par les Palestiniens pour adhérer à l'ONU. <b> Infographie -</b> Comparez avec notre visuel animé les frontières entre Israël et les Territoires palestiniens en 1967 et la situation actuelle. Les Palestiniens veulent que leur Etat soit basé sur un retour à la "ligne verte" de 1967. A New York, le Président Mahmoud Abbas devrait demander vendredi l'adhésion de la Palestine à l'ONU. A l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU, Mahmoud Abbas entend déposer une demande de reconnaissance de l'Etat palestinien. Que faut-il à Gaza et à la Cisjordanie pour devenir un Etat à part entière ? Document - Retrouvez en intégralité l'intervention du président palestinien dans laquelle il a demandé l'adhésion pleine et entière d'un Etat palestinien aux Nations unies. <b> Document </b>- Retrouvez en intégralité l'intervention du Premier ministre israélien dans laquelle il a rejeté l'adhésion pleine et entière d'un Etat palestinien aux Nations unies. Dans les territoires palestiniens, comme à Ramallah, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour demander un siège à part entière à l'ONU. Des manifestations qui se sont déroulées dans un climat de tensions avec les forces israéliennes. Mercredi, dans une ambiance festive, des milliers de Palestiniens défilaient pour soutenir la demande d'admission d'un Etat de Palestine à l'ONU. A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, la foule scandait : "Le peuple veut la libération de la Palestine !" En Israël, si des colons se battent contre un Etat palestinien, d'autres au contraire militent pour un Etat palestinien, seule solution à leurs yeux pour vivre en paix. Le président palestinien Mahmoud Abbas compte présenter la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU la semaine prochaine. En Cisjordanie, c'est la mobilisation générale. <b> Portrait -</b> Compagnon de route de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas est le président de l'Autorité palestinienne depuis 2005. Il milite depuis les années 1970 pour une paix négociée avec Israël.
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Les Palestiniens ont demandé une adhésion pleine et entière à l'Onu. Si la Palestine devient le 194e Etat membre de l'organisation, elle aura donc les mêmes privilèges que ses prédécesseurs. Cela lui permettra notamment de déposer des requêtes par elle-même et non par l'intermédiaire d'un pays ami.
Pour que l'adhésion soit acceptée, elle doit être validée par neuf des quinze membres du Conseil de sécurité, sans qu'aucun membre permanent n'oppose son veto.
Or Barack Obama, soutien indéfectible d'Israël, a déjà indiqué qu'il utiliserait le sien au nom des Etats-Unis. Pour éviter ce clash diplomatique, qui pourrait relancer le cycle de violences au Proche-Orient et dégrader l'image américaine dans le monde arabo-musulman, Washington tente de convaincre les autres pays de s'abstenir ou de voter "non" pour que la demande palestinienne bute sur les neuf voix nécessaires. Barack Obama ne sera alors pas contraint de mettre son veto.
Reprise des tractations
Le Conseil de sécurité n'est pas obligé de se prononcer dans l'immédiat. Il dispose d'un délai d'environ un mois. Ce laps de temps laisse la place à de nouvelles tractations en coulisses. A leur issue, les Palestiniens pourront demander que le vote ait lieu ou retirer leur demande et choisir une autre option, celle dite du "Vatican".
Il est probable qu'ils choisiront la première solution s'ils pensent obtenir neuf voix afin d'obliger Barack Obama à prendre ses responsabilités. La France, qui milite pour l'option "Vatican", n'a toujours pas annoncé quel serait son choix dans ce cas. Mais les déclarations antérieures de Nicolas Sarkozy laissent présager une abstention. En cas de vote négatif ou de retrait de leur demande, les Palestiniens se reporteront alors sur la seconde solution.
L'option "Vatican"
Il s'agirait de donner le statut d'Etat observateur non-membre à la Palestine, comme c'est le cas pour le Saint-Siège. Il permettrait notamment aux Palestiniens de siéger dans les instances judiciaires internationales et donc de lancer s'ils le souhaitent des procédures contre la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Pour être admis comme Etat non membre, il est simplement nécessaire d'obtenir une majorité des 2/3 (126 pays) à l'Assemblée générale. Or celle-ci est déjà acquise aux Palestiniens, qui disposent de nombreux pays "amis", contrairement à Israël, plutôt isolé. Cette solution, proposée par Nicolas Sarkozy, est rejetée par Israël tandis que les Etats-Unis n'ont fait aucun commentaire.
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