L'homme considéré par des médias américains comme le possible auteur du film dénigrant l'islam, mais qui se présente comme étant son producteur (voir notre article : mais qui est vraiment le réalisateur ?), a déclaré n'avoir "aucun regret" malgré la vague de protestations parfois violentes qui a touché de nombreux pays musulmans. C'est ce qu'on a appris vendredi.
Dans une interview diffusée par la station américaine en arabe Radio Sawa, ce copte de 55 ans habitant aux Etats-Unis a déclaré être "à l'origine de la fuite d'un extrait de 14 minutes du film" qu'il a mis en ligne. " Je suis attristé par la mort de l'ambassadeur (des Etats-Unis en Libye, NDLR) mais je ne regrette pas d'avoir fait [ce] film", a-t-il déclaré. "Je réfléchis à publier l'intégralité du film", a-t-il ajouté. "Personne n'a manipulé mon film", a-t-il précisé.
Violences anti-américaines
A la question de savoir si Nakoula Basseley se sentait coupable des violences anti-américaines déclenchées par le film, l'homme a déclaré : "Oui, je me sens coupable. L'Amérique n'est pas concernée par ce sujet et a subi les conséquences d'un film avec laquelle elle n'a rien à voir".
L'ambassadeur Chris Stevens et trois autres fonctionnaires américains ont trouvé la mort mardi après une attaque menée par des extrémistes armés contre le consulat américain à Benghazi, dans l'est de la Libye, lors d'une manifestation. Après l'Egypte, le Yémen et la Libye, des protestations, parfois sanglantes, ont éclaté à travers tout le Moyen Orient et au-delà, y compris au Bangladesh, au Soudan et en Afghanistan.










