- "A Téhéran, c'est la confusion" - 01 min 06 s
Iran: Moussavi ressurgit et n'a "pas peur de mourir"
Le chef de file de l'opposition iranienne affirme vendredi que la répression ne parviendrait pas à briser les manifestations antigouvernementales.
Publié le 01/01/2010
Des chars dans le centre de Téhéran ?
Selon l'opposition, des véhicules blindés et des troupes auraient été acheminés vers la capitale iranienne. Le gouvernement dément.
Publié le 31/12/2009
Karoubi et Moussavi ont quitté Téhéran pour le nord de l'Iran
Selon une agence de presse officielle, les deux chefs de l'opposition auraient pris la fuite. Un site internet contestataire réfute cette version et assure qu'ils y ont été emmenés de force par les autorités.
Publié le 30/12/2009
Ainsi, l'agence officielle Irna a rapporté que MM. Moussavi et Karoubi avaient "quitté Téhéran pour le nord de l'Iran après avoir constaté une montée de la colère du peuple qui exige de les punir". Mais le fils de M. Karoubi, Hossein, a démenti le départ de son père, déclarant sur le site internet du parti politique de ce dernier, Sahamnews, l'avoir vu à Téhéran. "Certains essaient de créer un climat de peur et de terreur (...) en diffusant des informations sur l'arrestation ou l'exil (de mon père) pour faire pression contre lui", a-t-il lancé.
"Sédition"
L'agence Fars, proche du gouvernement, a également démenti le départ de MM. Karoubi et Moussavi: "des sources informées ont démenti le départ de Téhéran des chefs de la sédition, affirmant que cette fausse information provenait d'éléments faisant partie de la sédition". Le site d'opposition Rahesabz avait affirmé pour sa part que les deux hommes avaient été conduits à Kelar-Abad (nord) par les Gardiens de la révolution et des membres du ministère des renseignements avant de démentir l'information, tirée du fil confidentiel d'Irna réservé aux services gouvernementaux.
Au-delà de ces informations contradictoires sur les leaders de l'opposition, les rassemblements qui se sont déroulés un peu partout en Iran répondaient aux manifestations de l'opposition dimanche, les plus importantes depuis celles qui avaient suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin. Les affrontements avec les forces de sécurité ont fait au moins huit morts, des centaines de blessés et des centaines d'arrestations, selon les autorités. Mercredi, les contre-manifestants ont partout alterné slogans favorables au régime et au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et hostiles à l'opposition promise à "l'anéantissement". A Téhéran, ils s'en sont pris surtout à l'ancien Premier ministre Moussavi. Les slogans visaient également M. Karoubi, ancien président réformateur du Parlement, et l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani.
Poursuites contre Moussavi et Karoubi
Ces rassemblements ont été organisés à l'appel des autorités, mais également des administrations, de corps officiels comme les Gardiens de la révolution, des écoles théologiques, d'associations locales, de certains bazars comme celui de Qom (sud de Téhéran) qui a fermé, et parfois d'entreprises d'Etat. Le procureur général iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeie, cité par un député conservateur, a annoncé au Parlement réuni à huis clos que des "poursuites" avaient été engagées contre MM. Moussavi et Karoubi et "d'autres chefs de la sédition" non identifiés. Il n'a toutefois pas "pas parlé d'arrestation", alors que les députés réclamaient une telle mesure, selon la même source.
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