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DOSSIER : Révolte en Syrie

L'armée syrienne continue sa contre-attaque à Damas


le 22 juillet 2012 à 22h45 , mis à jour le 22 juillet 2012 à 22h51.
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4min
Membres de l'Armée Syrienne Libre, opposants à Bachar al-Assad (juillet 2012)

Membres de l'Armée Syrienne Libre, opposants à Bachar al-Assad (juillet 2012) / Crédits : AFP

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Moyen-orientLes soldats syriens, appuyés par des chars et des hélicoptères, livraient bataille dimanche aux rebelles pour reprendre des quartiers de Damas et d'Alep, la 2e ville de Syrie dont l'Armée syrienne libre a annoncé le début de la bataille de "libération".

Les forces syriennes fidèles au président Bachar al Assad ont bombardé dimanche plusieurs quartiers de Damas et repris du terrain sur les insurgés qui ont lancé une offensive sur la capitale il y a une semaine, tandis que les combats continuent à Alep, grande ville du nord du pays.
 
L'utilisation à Damas d'hélicoptères de combat, également employés dimanche pour bombarder Daïr az Zour (est), marque un durcissement de la contre-attaque gouvernementale sur la capitale, quatre jours après l'attentat à la bombe qui a tué quatre hauts responsables de la sécurité. Les insurgés ont été chassés de Mezzeh, le quartier diplomatique de la capitale, et les troupes d'élite de la 4ème division, dirigée par Maher, le frère de Bachar al Assad, assiégeaient le district de Barsé, dans le nord de Damas, selon des habitants et des membres de l'opposition. L'armée syrienne a également pris le contrôle du quartier de Barsé, dans le nord de Damas. Les forces gouvernementales semblaient dimanche suivre une tactique semblable à Alep, ville la plus peuplée du pays, où elles affrontaient les insurgés, après avoir repris la veille un quartier tenu par l'opposition, dans le nord de la ville.
 
Des rebelles ont, par ailleurs, annoncé dimanche qu'ils avaient pris le contrôle d'un poste frontalier avec la Turquie, Bab al Salam, le troisième en quatre jours. Des responsables irakiens ont, en revanche, affirmé que les forces syriennes avaient repris l'un des deux postes capturés par les insurgés à la frontière entre les deux pays. Des activistes de l'opposition ont aussi déclaré que plusieurs villes dans le nord-est de la Syrie, majoritairement kurde, étaient désormais exclusivement contrôlées par des responsables locaux, marquant une érosion sans violence du pouvoir de Damas.

Bachar al-Assad toujours à Damas ?
   
Mais alors que l'opposition au régime semble avoir franchi un cap dans sa volonté d'en découdre avec l'armée, nombre d'observateurs se demandent si Bachar al Assad n'a pas quitté la capitale, par crainte de nouvelles attaques. Le despote syrien ne s'est plus exprimé en public depuis l'attentat qui a coûté la vie mercredi à son beau-frère et à trois autres hauts responsables de l'appareil de sécurité syrien. La télévision syrienne ne l'a montré qu'une fois, à l'occasion de l'investiture du nouveau ministre de la Défense. Mais selon le porte-parole des forces armées israéliennes, le chef de l'Etat syrien et sa famille se trouvent toujours à Damas. "L'armée (syrienne) est toujours fidèle à Assad, malgré une très grosse vague de défections, et lui et sa famille sont toujours à Damas", a déclaré le général Yoav Mordechai à la télévision israélienne.  
 
Sur le plan diplomatique, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, a annoncé samedi qu'il dépêchait en Syrie le sous-secrétaire chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, afin de rendre compte de la situation sur le terrain. Ban Ki-moon a également recommandé que la Mission des observateurs de l'Onu en Syrie (Misnus) se concentre désormais sur l'examen d'une transition politique, plutôt que sur la vérification du cessez-le-feu - inexistant - prévu dans le cadre du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres et soutien de l'opposition, a fait état de 1.261 tués, dont 299 parmi les forces pro-Assad, dans toute la Syrie depuis dimanche dernier, ce qui fait de cette semaine la plus meurtrière du conflit. L'OSDH a estimé à 180 personnes dont 48 soldats le nombre de tués au cours de la seule journée de samedi. La majeure partie des victimes sont mortes dans la province de Homs (centre), coeur du soulèvement entamé il y a 16 mois.

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