La lancement de la centrale nucléaire de Bouchehr, le 21 août 2010. © TF1 NewsSous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le "gendarme de l'Onu" pour le nucléaire, les techniciens russes et iraniens de la centrale de Bouchehr ont commencé ce samedi le chargement des 165 barres de combustible dans le réacteur du complexe. Bouchehri est donc officiellement considérée comme une installation nucléaire. "L'opération de transfert du combustible nucléaire vers le réacteur a été réalisée le 21 août en présence du vice-président Ali Akbar Salehi, chef de l'OIEA, et de Sergei Kiriyenko", chef de l'agence nucléaire russe Rosatom qui a dirigé la construction de la centrale, a indiqué le communiqué. Il faudra ensuite un mois et demi pour que le réacteur atteigne 50% de sa puissance, permettant son raccordement au réseau national d'électricité, et six à sept mois pour que la centrale fournisse sa puissance maximale de 1.000 mégawatts.
L'Iran teste des missiles de croisière, "très mauvais signal" pour la France
La France a estimé lundi que les tests de missile de croisière effectués par l'Iran étaient "un très mauvais signal adressé à la communauté internationale".
Publié le 02/01/2012
Nucléaire : l'Iran dit avoir testé ses premières barres de combustible
L'Iran a annoncé dimanche avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire produites localement et requises pour les réacteurs nucléaires. Washington a renforcé samedi ses sanctions contre le secteur financier du pays.
Publié le 01/01/2012
Nucléaire : Ahmadinejad accepte la proposition russe
Le président iranien a déclaré mardi que son pays "accueillait favorablement" la proposition russe d'une approche "pas à pas" pour reprendre les discussions sur le programme nucléaire iranien controversé.
Publié le 16/08/2011
Julian Assange n'est pas pro-Israël
Des documents confidentiels israéliens seront bientôt publiés sur la plateforme Wikileaks selon les dires de Julian Assange, interviewé jeudi par la chaîne arabe Al-Jazira.
Publié le 24/12/2010
Stuxnet, virus ultra-perfectionné, visait-il une centrale iranienne ?
Un virus capable en théorie de détruire physiquement des installations industrielles infecte depuis plusieurs mois les ordinateurs, en Iran notamment. D'où cette thèse : s'agit-il d'une cyberarme ?
Publié le 24/09/2010
Nucléaire : l'Iran blackliste deux inspecteurs internationaux
Téhéran utilise son droit à rejeter deux inspecteurs de l'AIEA chargés de contrôler ses activités dans le nucléaire. Le pouvoir iranien accuse les deux hommes d'avoir divulgué un rapport onusien.
Publié le 21/06/2010
Nucléaire : l'Onu (re)sanctionne l'Iran
Après de longs mois de tractations, le Conseil de sécurité a validé ce mercredi un nouveau train de sanctions économiques -le 4e-contre Téhéran, accusé de poursuivre son programme nucléaire à des fins militaires. La Chine et la Russie, réticentes pendant la phase de discussions, ont voté pour.
Publié le 09/06/2010
Passe d'armes à l'Onu entre l'Iran et les Etats-Unis
En s'en prenant violemment aux Etats-Unis sur la question du nucléaire, Mahmoud Ahmadinejad a essuyé une cinglante réplique de la part d'Hillary Clinton. S'en est suivi un échange houleux entre les représentants des deux pays.
Publié le 04/05/2010
L'Iran accélère sa course à l'uranium enrichi
Etape supplémentaire dans le bras de fer qui oppose les autorités iraniennes aux pays occidentaux, Mahmoud Ahmadinejad a annoncé dimanche le lancement de la production d'uranium enrichi à 20%.
Publié le 07/02/2010
Nucléaire : quand l'Iran joue la stratégie de la division
<b> Eclairage -</b> En déclarant être finalement prêt à accepter l'offre de l'AIEA sur l'uranimum enrichi, Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, a réussi à diviser les grandes puissances qui gèrent le dossier.
Publié le 05/02/2010
L'Iran désormais dotée d'une centrale nucléaire: les images exclusives
La centrale vient d'être inaugurée à Bouchehr. Une centrale civile, achevée et contrôlée par les Russes, sous l'oeil de l'ONU. L'Iran a même ouvert les portes à certains journalistes, dont l'équipe de TF1. Des images exclusives pour l'Europe.
Publié le 21/08/2010
Voici l'usine russe qui fournit de l'uranium enrichi à l'Iran
La Russie collabore au programme nucléaire civil de Téhéran. Exceptionnellement, une équipe de TF1 a pu pénétrer dans l'usine russe qui fournit de l'uranium enrichi à l'Iran.
Publié le 12/04/2010
Uranium, espace : l'Iran monte encore d'un cran
Les grandes puissances ont accueilli avec prudence l'assouplissement annoncé de l'Iran dans le projet de transfert à l'étranger d'une partie de son uranium et celle de l'envoi pour la 1re fois dans l'espace d'animaux vivants.
Publié le 03/02/2010
Le lancement de Bouchehr constitue un succès technologique et politique pour l'Iran. La Russie a en effet obtenu de l'Onu que Bouchehr échappe à l'embargo international contre tout transfert d'équipements ou technologies nucléaires vers l'Iran. Moscou s'est ainsi engagé à fournir le combustible nécessaire à la centrale mais également à le récupérer après usage pour réduire les risques de dissémination du plutonium contenu dans les déchets. La centrale va par ailleurs demeurer plusieurs années sous le contrôle conjoint de techniciens russes et iraniens. Ce lancement un "symbole de la détermination de l'Iran à atteindre ses objectifs", a estimé le chef du programme nucléaire iranien. "En dépit de toutes les pressions, sanctions et difficultés imposées par les pays occidentaux, le démarrage de la centrale de Bouchehr illustre la poursuite du programme nucléaire pacifique de l'Iran", a affirmé Ali Akbar Salehi.
Début sous le Chah
Quoi qu'il en soit, cette accession officielle à l'énergie atomique intervient alors que la République islamique est sous le coup de six résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu, dont quatre assorties de sanctions, pour son programme nucléaire et notamment son refus de renoncer à l'enrichissement d'uranium lancé en 2005. Téhéran justifie la production d'uranium enrichi par la nécessité de disposer de combustible pour ses futures centrales, affirmant vouloir produire à terme 20.000 Mgw d'électricité d'origine nucléaire. Mais les Occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher, en dépit de ses dénégations répétées, à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.
Le lancement achève un feuilleton de 35 ans, commencé avec l'Allemagne à l'époque du Chah, interrompu par la révolution islamique de 1979 et la guerre avec l'Irak (1980-88), repris en 1995 avec la Russie, et marqué ensuite par de multiples retards dus à des problèmes techniques et financiers mais aussi politiques.
Les Etats-Unis n'ont cessé de faire pression pour tenter d'empêcher Moscou d'achever la centrale, jugeant la semaine dernière encore que son lancement était "prématuré". De nombreux analystes et diplomates estiment quant à eux que la Russie a "joué la montre" ces dernières années, ralentissant les travaux pour contraindre Téhéran à coopérer avec l'AIEA. Ils soulignent également que les risques de prolifération sont très limités. Le démarrage de la première centrale nucléaire iranienne ne représente pas de risque de prolifération, ont également estimé samedi les Etats-Unis.
| L'Iran n'a pas besoin d'enrichir de l'uranium, selon la France |
La mise en activité de la centrale montre que l'Iran n'a pas besoin d'enrichir de l'uranium pour accéder au nucléaire civil, a estimé samedi le ministère français des Affaires étrangères. "L'Iran doit donc rétablir la confiance de la communauté internationale en suspendant ces activités sensibles, menées en violation des résolutions du Conseil de Sécurité", a-t-il ajouté. Rappelant que la centrale "est placée sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", Paris réaffirme que les sanctions internationales "ne visent pas à priver l'Iran de son droit à développer l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, sous réserve que Téhéran respecte ses obligations internationales en matière de non-prolifération". Outre la construction de la centrale de Bouchehr, l'Iran conduit depuis plusieurs années un programme d'enrichissement d'uranium, dont il affirme qu'il a des buts civils, mais que les Occidentaux soupçonnent d'avoir des visées militaires. |
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