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DOSSIER : Révolte en Syrie

Syrie : la Russie dément discuter de l'après Assad


le 15 juin 2012 à 11h26 , mis à jour le 15 juin 2012 à 11h45.
Temps de lecture
3min
Bachar al-Assad Syrie

Bachar al-Assad à la télévision d'Etat lundi 20 juin 2011 / Crédits : DR

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Moyen-orientLaurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a affirmé vendredi que des discussions étaient en cours avec Moscou pour préparer le départ du président syrien. Démenti rapide et cinglant de son homologue russe.

La Russie a nié vendredi en milieu de matinée être engagée dans des discussions avec l'Occident sur des changements politiques en Syrie qui impliqueraient le départ du président Bachar al-Assad.

"De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position. Nous ne sommes pas impliqués dans des changements de régime à travers le Conseil de sécurité de l'ONU ou des complots politiques", a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse.

Fabius : "les Russes ne sont pas attachés à la personne d'Assad"

Sergueï Lavrov répondait ainsi indirectement à la porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères ainsi qu'à Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères avait en effet affirmé un peu plus tôt que des discussions étaient en cours avec la Russie pour préparer l'après Bachar al-Assad. "Les Russes eux-mêmes ne sont pas aujourd'hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c'est un tyran et un assassin et que eux-mêmes en s'enchaînant à ce dictateur vont s'affaiblir", a indiqué Laurent Fabius sur France Inter.
 
"Mais ils sont sensibles, si Bachar est chassé du pouvoir, à qui va prendre (la place). La discussion porte là-dessus". L'opposition bien sûr, encore faut-il distinguer quels vont être les responsables de l'opposition et puis il y aura probablement, même si c'est déplorable, un certain nombre de gens qui ont appartenu aux anciennes équipes mais qui ne sont pas en première ligne. C'est cela qu'il faut essayer d'accoucher", a poursuivi le ministre. Jusqu'à présent, la Russie et la Chine, se sont opposées au Conseil de sécurité de l'Onu à toute action résolue de la communauté internationale dans son ensemble contre le régime syrien.

Conférence le 30 juin à Genève ?

Laurent Fabius a aussi annoncé que la France envisage de fournir aux rebelles syriens des moyens de communication qui les aideraient à prendre le dessus sur les forces du régime de Bachar al-Assad. Outre les efforts diplomatiques, une autre issue au conflit serait "une victoire claire et nette de l'opposition", a-t-il dit. "C'est pourquoi, il y a à la fois la démarche de Kofi Annan (ndlr : le médiateur international) et il est envisagé -les Américains l'ont fait, peut-être nous le ferons- de donner non pas des armes mais des moyens de communication supplémentaires" aux rebelles, a-t-il ajouté. C'est la première fois qu'un responsable français envisage publiquement une aide matérielle à la rébellion armée contre le régime de Damas.
 
Laurent Fabius a enfin évoqué la possibilité d'une conférence sur la Syrie avec les principales puissances le 30 juin à Genève, conduisant à la formation du nouveau "groupe de contact" voulu par Kofi Annan.

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  • untitideparis : Comme la france maintenant mais menteurs avec un S

    Le 15/06/2012 à 18h53
  • untitideparis : Mensonges mensonges que des mensonges du gouvernement hollande

    Le 15/06/2012 à 18h52
  • vinebaut : Et pendant qu'on discute, les enfants meurent ....

    Le 15/06/2012 à 17h01
  • jijiadn : Suivez le fond de l'actualité, ce sont les américains qui ont surtout traité de cela avec les russes.

    Le 15/06/2012 à 15h31
  • kapo23 : La russie un pays de menteur et de dictature

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