Muhanad Alhasani et Jean-Yves Le Borgne, vice-président du barreau de Paris, 27/10/11 © DRAvocat syrien, défenseur des libertés publiques et président de Swasiah, l'une des organisations syriennes des droits de l'homme, Muhanad Alhasani a été arrêté en 2009. Son délit est symbolique des difficultés d'exercer le métier dans le pays : avoir critiqué le déroulement des audiences de la Cour de sûreté de l'Etat (ndlr : abolie en avril dernier, elle était particulièrement chargée de juger les "crimes politiques"). Un an plus tard, après avoir été radié à vie du barreau de Damas, il a été condamné à trois ans de prison pour "affaiblissement du sentiment national" et "propagation de fausses nouvelles".
Attaques du consulat français en Syrie : Paris demande des comptes
La décision de la Ligue arabe samedi de suspendre la Syrie pour sanctionner la répression du mouvement a provoqué depuis lors des manifestations monstre de la part de pro-Assad. Paris a convoqué l'ambassadeur syrien en France après l'attaque du consulat français à Lattaquié.
Publié le 13/11/2011
Syrie : la Ligue arabe suspend Damas et demande des sanctions
La Ligue arabe a accédé samedi à la demande des opposants au régime de Bachar al-Assad en suspendant la Syrie et en la menaçant de sanctions. Samedi soir, des pro Bachar Al-Assad ont mis à sac l'ambassade de l'Arabie Saoudite à Damas en signe de protestation.
Publié le 12/11/2011
Contestation en Syrie : les autorités libèrent 553 personnes
Les autorités syriennes ont libéré 553 personnes arrêtées lors de la répression de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad. C'est l'une des mesures prévues par le plan de sortie de crise de la Ligue arabe approuvé mercredi par Damas.
Publié le 05/11/2011
Syrie : "en acceptant le plan arabe, Assad gagne du temps"
DECODAGE - Maître de conférences en civilisation arabe, Stéphane Valter, qui revient de Syrie, souligne sur TF1 News qu'il y a très peu de chances que le pouvoir applique concrètement le plan de la Ligue arabe, validé officiellement mercredi.
Publié le 03/11/2011
Syrie : Assad accepte le plan de la Ligue arabe
La Syrie a accepté mercredi "sans réserves" le plan arabe de sortie de crise. Le texte prévoit notamment le retrait des forces de sécurité des villes où elles sont présentes, la libération des personnes incarcérées et l'ouverture du dialogue avec l'opposition.
Publié le 02/11/2011
Répression en Syrie : ce que réclame la Ligue arabe
La Ligue arabe attend ce lundi la réponse de la Syrie à son plan. Elle y réclame l'arrêt "immédiat" de la violence, le retrait des chars des rues et un dialogue entre le régime et l'opposition au Caire.
Publié le 31/10/2011
Assad menace et promet "un séisme" en cas d'intervention occidentale
Dans un entretien au journal britannique The Sunday Telegraph, le président syrien a estimé que la Syrie était "différente" des pays ayant vécu le printemps arabe. Et a affirmé qu'en cas d'intervention des Occidentaux, "la Syrie n'hésitera pas à embraser toute la région".
Publié le 30/10/2011
Syrie : la mort de Kadhafi alimente la contestation
La mort de Mouammar Kadhafi a poussé les manifestants syriens à braver une nouvelle fois vendredi le dispositif militaire pour réclamer le départ de Bachar al Assad. Une quinzaine de manifestants avaient été tués à la mi-journée.
Publié le 21/10/2011
Le régime syrien s'en prend aux figures de l'opposition
Les Etats-Unis et l'opposition syrienne dénoncent l'assassinat d'un chef de l'opposition kurde et l'agression d'un ancien député syrien comme une "escalade" dans la répression menée par le régime de Bachar al-Assad, qui a encore coûté la vie vendredi à 16 personnes.
Publié le 08/10/2011
Syrie : vetos russe et chinois à l'Onu, colère occidentale
A l'issue de longues semaines de tractations, la résolution, pourtant édulcorée, contre le régime de Bachar Al-Assad s'est heurtée au veto russe et chinois. Les Occidentaux ne mâchent pas leurs mots contre Moscou et Pékin.
Publié le 05/10/2011
Syrie : "nous avons besoin d'aide. C'est votre responsabilité"
De passage à Paris, Haytam Al-Maleh, l'une des figures de la dissidence syrienne, appelle la communauté internationale à intervenir pour stopper ce qu'il qualifie de "bain de sang". "S'ils continuent, il ne restera bientôt que des enfants en Syrie", affirme-t-il.
Publié le 28/09/2011
Juppé veut "des contacts avec l'opposition syrienne"
Le régime syrien a haussé le ton dimanche promettant de prendre des "mesures importantes" contre tout pays qui reconnaîtrait le Conseil national syrien. "Nous souhaitons avoir des contacts avec l'opposition syrienne", a rétorqué le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.
Publié le 10/10/2011
Menacé à Paris par les hommes de Bachar Al-Assad, il témoigne
En plein coeur de Paris, des opposants syriens sont menacés de mort par les hommes du régime. L'un d'eux, Mohamed, a accepté de témoigner, quelques jours après avoir été agressé.
Publié le 05/10/2011
La révolution syrienne s'organise sur la toile
En Syrie, malgré le black-out médiatique, des milliers de vidéos de la répression parviennent aux médias internationaux grâce à des agences citoyennes. Les opposants et leurs soutiens à l'étranger ont su profiter des nouvelles technologies pour faire connaitre la situation sur place.
Publié le 29/09/2011
Syrie: le président ignore l'injonction des occidentaux
Bachar Al-Assad a annoncé dimanche à la télévision d'Etat que des élections législatives devraient avoir lieu en février 2012 en Syrie après une série de réformes qui permettront à d'autres partis que le Baas de se présenter. Le président syrien a affirmé que les appels occidentaux réclamant son départ sont "sans valeur".
Publié le 22/08/2011
Syrie : la communauté internationale réclame le départ d'Assad
Les Etats-Unis et l'Union européenne ont réclamé, jeudi, le départ du pouvoir du président syrien. Un front diplomatique commun qui intervient après cinq mois de révolte sur le terrain.
Publié le 18/08/2011
Libéré de manière anticipée en juin dernier, il a décidé de voyager en Europe pour dénoncer la délicate situation des avocats et plus globalement la répression menée par le régime. Jeudi, il était ainsi l'invité du barreau de Paris, qui était intervenu en sa faveur lors de son procès. Il a notamment reçu le titre symbolique d'avocat honoris causa. "Nous le considérons comme un confrère à part entière. Si certains des avocats syriens ont vendu leur âme au régime, les autres continuent le combat. M. Alhasani en fait partie", souligne Jean-Yves Le Borgne, le vice-bâtonnier.
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Cliché pris clandestinement par le frère de M. Alhasini lors du procès |
Vous étiez en prison lors du début de la révolte contre Bachar al-Assad en mars. Aviez-vous accès aux informations ?
Muhanad Alhasani : Ma situation ne me permettait pas d'obtenir d'informations de manière transparente. Je ne recevais que quelques visites d'une dizaine de minutes par mois. J'étais alors séparé de mon interlocuteur par une grille et la conversation était surveillée par des officiers des renseignements généraux. Néanmoins, j'avais des nouvelles au compte-gouttes grâce à d'autres prisonniers, qui me les transmettaient en secret.
En juin dernier, vous avez été libéré. Qu'avez-vous ressenti en prenant connaissance de l'ampleur du soulèvement et de la répression ?
M.A. : La dernière chose à laquelle je pensais en sortant, c'est que j'allais voir que toutes les choses contre lesquelles j'ai milité depuis 25 ans -les crimes, les tortures, les arrestations arbitraires, les violations des droits de l'homme...- étaient désormais appliquées à grande échelle. Et encore moins que l'essence qui alimentait ce bûcher était ma famille de pensée, c'est-à-dire celle des libertés. Je n'y croyais pas.
Qu'avez-vous fait à votre sortie de prison ?
M.A. : Je suis en fait resté peu de temps en Syrie. Après avoir parlé un peu dans les médias, j'ai pu communiquer avec les classes populaires de Damas. J'ai reçu des dizaines de personnes à mon bureau, originaires de tous les quartiers de la ville. Elles voulaient me saluer et me raconter leur histoire. Ensuite, j'ai estimé que le meilleur moyen de défendre les victimes, c'était de partir en Europe pour mettre en lumière les exactions du régime. Aujourd'hui, je ne sais pas quand j'y retournerais. Tout dépendra de l'endroit où mon message aura le plus de force, à l'intérieur ou à l'extérieur de la Syrie.
| "Un risque de radicalisation dans la religion" |
Comptez-vous rejoindre le Conseil national syrien (ndlr : organisme qui fédère désormais l'opposition en exil) ?
M.A. : Non. Je ne fais partie d'aucun groupe politique, je suis un simple membre de la société civile. Certes, je suis en contact avec quelques membres du CNS qui vivent à Paris. On m'a même proposé d'en faire partie, ou d'autres entités politiques en cours de création. Certains ont aussi inscrit, de manière amicale, mon nom sans vraiment me demander mon avis. Mais je ne fais pas de politique. Mon domaine, c'est la défense des droits de l'homme et donc des victimes, sur la base du code des citoyens syriens. Je préfère être aux côtés de ces victimes pour les aider. Et c'est pourquoi je parle aux médias.
Vous êtes justement en Europe pour faire connaître la situation en Syrie. Qu'attendez-vous de la France, et plus largement de la communauté internationale ?
M.A. : J'en attends tout. Je demande notamment à la société civile française de faire pression sur le gouvernement français pour qu'il fasse tout ce qui est possible pour stopper le bain de sang. Aujourd'hui, la Syrie est une oasis d'impunité. Et le monde entier regarde sans rien faire. Dans les journaux télévisés, il s'agit de l'un des derniers sujets abordés.
Surtout, la communauté internationale a été incapable de s'entendre sur une condamnation. Or il faut savoir, qu'en matière des droits de l'homme, la Libye n'était pas le pire régime du monde arabe. Si personne n'aide les Syriens qui se révoltent, ils risquent de se radicaliser dans la religion.
| La frontière avec le Liban minée ? |
Selon un responsable local libanais souhaitant garder l'anonymat, l'armée syrienne a entrepris depuis jeudi matin de poser des mines en face de Knaissé et d'El Hnaider, deux villages frontaliers situés au nord du Liban, apparemment dans une tentative de bloquer la contrebande d'armes vers la Syrie. |
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