© AFPLes résultats définitifs des législatives irakiennes de dimanche ne seront connus que le 18 mars. D'ici là, le pays et les observateurs étrangers vont vivre au rythme des estimations. Les premières, non officielles, puisque recueillies par l'AFP auprès des responsables locaux, donneraient pour l'instant l'Alliance de l'Etat de droit (AED) du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki en tête dans les neuf provinces chiites du Sud du pays.
Julian Assange n'est pas pro-Israël
Des documents confidentiels israéliens seront bientôt publiés sur la plateforme Wikileaks selon les dires de Julian Assange, interviewé jeudi par la chaîne arabe Al-Jazira.
Publié le 24/12/2010
Irak: législatives sanglantes mais électeurs au rendez-vous
Malgré les attentats qui ont secoué Bagdad dimanche, les Irakiens se sont rendus en masse aux urnes, dans l'espoir de mettre fin aux violences communautaires qui ont suivi la chute de Saddam Hussein.
Publié le 07/03/2010
Irak : nouvel attentat sanglant à la veille des législatives
Un attentat meurtrier a frappé samedi la ville sainte chiite de Najaf, à la veille de législatives en Irak placées sous la menace d'Al-Qaïda qui a promis la mort à quiconque participerait au scrutin.
Publié le 06/03/2010
Journée de vote sanglante en Irak
Malgré des mesures de sécurité exceptionnelles, trois attentats ont eu lieu ce jeudi à Bagdad, où certains bureaux de vote étaient ouverts par anticipation avant les législatives de dimanche.
Publié le 04/03/2010
Bagdad : la vie reprend doucement après les élections
Les Irakiens se sont rendus aux urnes dimanche pour les élections législatives. En attendant les résultats, les habitants ont repris le cours de leur vie et le sentiment de reprendre les rènes de leur destin.
Publié le 08/03/2010
Le Bloc Irakien de l'ex-Premier ministre Iyad Allawi domine quant à lui très largement dans les quatre provinces majoritairement sunnites (Anbar, Salahedinne, Ninive et Diyala) -119 sièges sont à pourvoir dans les provinces chiites contre 70 dans les régions sunnites.
Kurdistania en tête au Kurdistan
La liste d'Iyad Allawi est arrivée en deuxième position dans trois gouvernorats chiites (Mouthanna, Babylone et Bassora). La coalition chiite rivale de celle de Nouri al-Maliki, l'Alliance Nationale Irakienne (ANI), qui regroupe le Conseil supérieur islamique d'Irak (CSII d'Ammar al-Hakim) et les partisans du chef radical Moqtada Sadr, arrive pour sa part deuxième dans les six autres provinces chiites. Chez les sunnites, l'AED arrive en seconde position à Diyala et est largement distancée dans les trois autres gouvernorats.
Dans la province de Kirkouk (12 sièges), que se disputent Kurdes et Arabes, l'Alliance Kurdistania, constituée des deux partis traditionnels, arrive en tête suivie du Bloc irakien, puis de l'AED. Kurdistania arrive également en tête dans les trois provinces kurdes où 41 sièges sont à répartir, suivie des contestataires du Goran (Changement) à Souleimaniyeh et Erbil.
Forte participation malgré les attentats
Analyse d'un conseiller du Premier ministre : "Je pense que nous avons obtenu un tiers des votes mais il nous est impossible de former un gouvernement sans l'appui d'autres mouvements", explique Ali al-Moussawi. Pour les experts, il serait même étonnant que le Premier ministre retrouve son poste. "M. Maliki aura du mal à être le prochain Premier ministre car il lui manque une majorité suffisante et la plupart des autres partis n'en veulent pas", commente Hamid Fadel, professeur de sciences politiques à l'université de Bagdad. "Ses relations avec les Kurdes ne sont pas bonnes, l'ANI l'accuse d'exercer un pouvoir personnel et les sunnites d'avoir relancé la politique de débassification qui les visent", ajoute-t-il. Selon lui, le nouveau chef de gouvernement sera soit un autre membre de l'AED soit Iyad Allawi. Ce sentiment est partagé par Aziz Jabbar, son collègue à l'université de Moustansariya de Bagdad. "Je ne crois pas que M. Maliki sera le nouveau Premier ministre car il n'est pas accepté par les groupes politiques importants. Il lui aurait fallu avoir une avance beaucoup plus grande", souligne-t-il.
En attendant la confirmation de ces premières tendances, une chose est sûre : la participation à ces deuxièmes élections législatives depuis la chute de Saddam Hussein a été très importante : 62% selon le chiffre officiel. Des millions d'Irakiens ont bravé des obus et des bombes qui ont fait 38 morts et infligé un camouflet à Al-Qaïda qui avait menacé de mort quiconque participerait au scrutin. Surtout, les régions sunnites qui avaient boycotté le scrutin en 2005 ont voté d'avantage que les provinces chiites.
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