Les rivaux palestiniens signent leur réconciliation

Par TF1 News (d'après agence), le 03 mai 2011 à 13h22 , mis à jour le 03 mai 2011 à 17h56

Les représentants de 13 groupes palestiniens, dont les grands rivaux Fatah au pouvoir en Cisjordanie et Hamas qui contrôle Gaza, ont signé mardi au Caire un accord de réconciliation. Israël voit ce rapprochement d'un mauvais oeil.

La signature de l'accord, hautement symbolique, est intervenue mardi au Caire : Fatah et Hamas ont scellé mardi leur accord de réconciliation, première étape pour solder quatre ans de division politique entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. L'accord entre les mouvements palestiniens rivaux prévoit la formation d'un gouvernement d'indépendants pour préparer des élections présidentielle et législatives simultanées dans un délai d'un an. Entre-temps, il perpétue le statu quo, aussi bien sur les négociations avec Israël que sur le contrôle respectif du Hamas sur Gaza et de l'Autorité palestinienne dans les zones autonomes de Cisjordanie. Les mouvements palestiniens du Jihad islamique, Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche), Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, gauche) et du Parti du peuple palestinien (ex-communiste) ont également ratifié le texte. Cette signature fait suite à la conclusion d'un protocole d'accord le 27 avril au Caire par Azzam al-Ahmad, responsable de ce dossier au sein du Fatah, et Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du Hamas, après plus d'un an et demi de discussions infructueuses.

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"Nous avons signé l'accord malgré plusieurs réserves. Nous tenons à mettre en avant l'intérêt national", a souligné Walid al-Awad, membre du comité politique du Parti du Peuple, à la télévision égyptienne sans préciser ces "réserves". "Les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie vont célébrer cet accord. Nous devons oeuvrer maintenant pour le mettre en application", a-t-il ajouté. 

Netanyahu dénonce l'accord

Des entretiens entre le président Mahmoud Abbas, chef du Fatah, et le chef du mouvement islamiste Hamas Khaled Mechaal, sont attendus en soirée. Tous deux se trouvent dans la capitale égyptienne mais n'ont pas signé personnellement l'accord. Ils participeront mercredi à une cérémonie officielle au Caire en présence du chef de la Ligue arabe Amr Moussa, du ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil al-Arabi et du chef des renseignements égyptiens, le général Mourad Mouafi. Abbas et Mechaal doivent ensuite se rencontrer et s'entretenir avec les responsables égyptiens.

L'accord prévoit notamment la création d'un Haut conseil de sécurité, en vue de la future intégration des unités de sécurité des différents mouvements dans une force de sécurité "professionnelle", d'une commission électorale et la libération de détenus du Fatah et du Hamas. Les deux parties doivent désormais s'atteler à la constitution d'un exécutif transitoire d'indépendants, pour remplacer les gouvernements de Salam Fayyad pour l'Autorité palestinienne et d'Ismaïl Haniyeh pour le Hamas. Le Hamas a réclamé que le poste de Premier ministre revienne à une personnalité indépendante de Gaza.

Mais cet accord est déjà vivement critiqué par Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé mardi le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à renoncer à l'accord de réconciliation avec le Hamas et à "choisir la paix avec Israël", selon un communiqué de son bureau.  Réponse du Fatah : l'ingérence de Benjamin Netanyahu dans les affaires palestiniennes est "inacceptable".

Sarkozy suggère que la France pourrait reconnaître un Etat palestinien

Nicolas Sarkozy laisse entendre que la France pourrait reconnaître l'Etat palestinien à l'automne en assurant qu'elle "prendra ses responsabilités" si le processus de paix n'est pas relancé d'ici là, dans un entretien à paraître mercredi dans L'Express.
"Si le processus de paix reprend durant l'été, la France dira qu'il faut laisser les protagonistes discuter sans bousculer le calendrier. Si, à l'inverse, le processus de paix est toujours au point mort en septembre, la France prendra ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l'Etat palestinien", explique M. Sarkozy.

Par TF1 News (d'après agence) le 03 mai 2011 à 13:22
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3 Commentaires

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  • alidu59200, le 03/05/2011 à 18h57

    Enfin !!

  • 123tdc, le 03/05/2011 à 14h16

    Le tout est de savoir quelle polique vont mener le fatah et le hamas réunis à l'égard d'israel,le fatah va t'il redevenir terroriste comme le hamas , ou bien le hamas va t'il , enfin reconnaitre l'état d'israel, et en fin , du moins c'est mon souhait, normaliser les rapports avec l'état juif , en vue d'une paix juste et durable, comme dirait l'autre! la guerre a assez durer, combien va t'ils falloir de morts de parts et d'autres, pour arrerter cette guerre stupide! la communauté internationale et l'europe , sans la france, qui est à l'image de l'iran quand à son double langage,ont une tres grande responsabilité à l'égard de ce conflit, alimenté selon les intérets des uns et des autre!

  • elksam, le 03/05/2011 à 13h58

    "hamas considéré comme terroriste par israel" Je crois qu'elle est aussi par la france ,l'europe,les EU, le canada, inde et certains pays d'asie

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