Nobel de la paix : la présidente libérienne ou le printemps arabe ?

le 07 octobre 2011 à 07h43 , mis à jour le 07 octobre 2011 à 07h46

Cette année, le plus emblématiques des Nobel pourrait récompenser un acteur du printemps arabe. Mais d'autres candidats pourraient créer la surprise, comme Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue chef d'Etat sur le continent africain, ou même... l'UE, en pleine tourmente.

C'est le plus prestigieux des Nobel : ce vendredi à 11 heures, à Oslo, sera annoncé le nom du lauréat du prix Nobel de la paix. Et rarement les spéculations sur son identité auront été aussi intenses : la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf, des acteurs du printemps arabe ou l'UE ?

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Le comité Nobel norvégien avait l'embarras du choix cette année avec un record de 241 organisations et individus en lice, une liste de candidats dont l'identité est un secret bien gardé, ce qui complique le jeu des pronostics. Première femme élue chef d'Etat sur le continent africain en 2005, Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, est la "lauréate la plus probable", a annoncé jeudi soir la chaîne norvégienne TV2, qui a correctement pronostiqué le nom des deux derniers vainqueurs (Barack Obama en 2009, Liu Xiaobo en 2010). Arrivée au pouvoir en 2005, cette "Dame de fer" a oeuvré pour la reconstruction de son pays ravagé par 14 ans de guerres civiles qui ont fait quelque 250.000 morts. L'attribution du Nobel surviendrait quatre jours avant une élection présidentielle au cours de laquelle elle brigue un second mandat.

Portrait chinois du lauréat 2011

De leur côté, la plupart des experts ont fait des acteurs du "printemps arabe" les favoris de cette édition Nobel, citant des cyber-militants comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni, l'Egyptienne Esraa Abdel Fattah, inspiratrice du Mouvement du 6 avril, ou son compatriote encore Waël Ghonim.

Mais le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, a semblé vouloir orienter les regards dans une autre direction. Le prix Nobel de la paix 2011 est un lauréat "très rassembleur" mais n'est pas nécessairement à chercher du côté du "printemps arabe", a-t-il affirmé jeudi soir sur la chaîne NRK. Pour ajouter au trouble, le très europhile Thorbjoern Jagland, par ailleurs secrétaire général du Conseil de l'Europe, a dit au journal VG que "le lauréat de cette année est actif dans un domaine qui a été important pour moi toute ma vie". Des déclarations que certains ont interprétées comme pointant vers l'Union européenne, une institution actuellement dans une passe difficile et dont la Norvège n'est pas membre.

Parmi les autres noms cités figurent la militante afghane de la cause féminine Sima Samar, l'ONG russe Memorial et une de ses responsables, Svetlana Gannouchkina, une autre Libérienne, Leymah Gbowee, le dissident cubain Osvaldo Paya Sardinas ou encore l'ex-chancelier allemand Helmut Kohl.

le 07 octobre 2011 à 07:43
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