© AFP/M. ZAYAT Joseph Bahout, politologue, est professeur à Sciences-Po et chercheur à l'Académie diplomatique internationale de Paris.
Julian Assange n'est pas pro-Israël
Des documents confidentiels israéliens seront bientôt publiés sur la plateforme Wikileaks selon les dires de Julian Assange, interviewé jeudi par la chaîne arabe Al-Jazira.
Publié le 24/12/2010
Ahmadinejad accueilli en héros par les chiites libanais
Le président iranien effectue mercredi et jeudi une visite controversée au pays du cèdre. Il doit notamment se joindre à un rassemblement du Hezbollah dans le Sud, tout près de la frontière avec Israël.
Publié le 13/10/2010
Au Liban, Ahmadinejad affirme qu'Israël va vers sa fin
Au premier jour de sa visite controversée, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé mercredi à Beyrouth qu'Israël se dirigeait vers sa fin et loué la "résistance" du Liban face à l'Etat hébreu.
Publié le 13/10/2010
Ahmadinejad au Liban, le voyage de tous les dangers
Le président iranien effectue mercredi et jeudi une visite controversée au pays du cèdre. Il doit notamment se joindre à un rassemblement du Hezbollah dans le Sud, tout près de la frontière avec Israël.
Publié le 13/10/2010
L'arbre de la discorde était côté israélien, selon l'ONU
La Finul a tranché : l'arbre à l'origine du plus grave incident frontalier entre Israël et le Liban depuis le conflit de 2006 n'était pas côté libanais. L'incident a fait quatre morts, trois Libanais et un Israélien. L'arbre, lui, a été déraciné mercredi.
Publié le 04/08/2010
L'orage gronde au Liban
Le regain de tension avec Israël s'ajoute aux craintes de possibles poursuites contre des membres du Hezbollah par le "Tribunal Hariri".
Publié le 04/08/2010
Incident à la frontière israélo-libanaise : l'inquiétude internationale
Soldats libanais et israéliens se sont affrontés pour une raison obscure dont chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre. On déplore quatre morts. Mardi soir, le Conseil de sécurité de l'ONU a fait part de sa "profonde inquiétude".
Publié le 03/08/2010
Incident militaire meurtrier à la frontière israélo-libanaise
Soldats libanais et israéliens se sont affrontés à l'arme automatique et aux obus pour une raison obscure dont chaque camp rejette la responsabilité sur l'autre. Il y aurait au moins trois soldats et un journaliste libanais tués, ainsi qu'un officier israélien haut gradé.
Publié le 03/08/2010
Un incident frontalier israélo-libanais fait quatre morts
Un incident sérieux mais apparemment contenu a fait quatre morts mardi, dont un officier israélien, à la frontière israélo-libanaise, brisant inopinément la trêve en vigueur depuis quatre ans sous l'égide de l'Onu.
Publié le 03/08/2010
TF1 News : Chaque camp rejetant la responsabilité sur l'autre, et la Finul expliquant que l'arbre se trouvait du côté israélien de la "ligne bleue", à quelles suites peut-on s'attendre après l'incident d'hier ?
Joseph Bahout : Il faut bien distinguer deux aspects. Tout d'abord, l'argumentaire juridique sur la localisation de l'arbre. C'est le jeu normal de rejet des responsabilités et des accusations réciproques pour justifier un tel incident. Sans vouloir faire de jeu de mots, l'arbre qui a déclenché les heurts est l'arbre qui cache la forêt, en l'occurrence celle de la ligne bleue. Son tracé est parfois peu défini à certains endroits et le Liban veut en corriger une partie. C'est le rôle de l'Onu et de la Finul de régler ce problème.
Mais, au-delà de ces aspects techniques, intervient surtout la situation globale et politique dans la région. Malgré la tension régnante, qui ne va pas s'estomper, je pense que cet indicent restera isolé et que l'on ne se dirige pas vers un engrenage.
TF1 News : Pourquoi ?
J.B. : Même si beaucoup des acteurs ont probablement envie d'en découdre, personne n'a cependant envie d'une escalade classique déjà vue au Sud-Liban. L'armée libanaise n'est pas dans une logique d'affrontement, mais d'affirmation de sa personnalité après des années de passivité. Sa réaction de mardi a probablement surpris Tsahal, qui ne s'y attendait pas. Au niveau politique libanais, tout le monde connaît les conséquences d'un conflit avec l'Etat hébreu.
La logique est la même en Israël. Tsahal n'a toujours pas digéré 2006 et a toujours un compte à régler avec le Hezbollah et son arsenal. Mais, aujourd'hui (ce ne sera peut-être pas le cas dans six mois), l'escalade n'est pas à l'agenda israélien pour des raisons de politiques intérieures. Si une guerre peut faire mal au Liban et au Hezbollah, les conséquences pour le pays seront aussi élevées. Les roquettes du Hezbollah peuvent ainsi atteindre plusieurs villes.
| "Le Tribunal Hariri, substitut à la guerre Israël-Hezbollah" |
TF1 News : Hassan Nasrallah, le responsable du Hezbollah, très présent dans le secteur, a ordonné à ses hommes de ne pas intervenir. Pourquoi ?
J.B. : Pour les mêmes raisons. Devenu un parti responsable, représenté au gouvernement, il est, lui aussi, dans une logique défensive et de dissuasion, pas d'escalade. Il continue tout d'abord à payer le prix de la guerre en 2006. Ensuite, il sait que, même s'il fait mal à Israël, le coût pour lui-même sera exorbitant et qu'avec la destruction des infrastructures libanaises, il se retrouverait en porte-à-faux de la société libanaise.
TF1 News : Peut-on lier ces incidents à la tension régnant autour du Tribunal spécial libanais, chargé d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri et qui pourrait mettre en cause le Hezbollah dans l'attentat ?
J.B. : C'est une bonne question à laquelle il est difficile de répondre. Le lien est très indirect. Israël a envie de voir le Hezbollah enlisé dans le Tribunal -d'où la déclaration de Hassan Nasrallah mardi soir, où il accuse justement Israël d'avoir tué Rafic Hariri. L'enquête pourrait donc devenir le substitut de la guerre Israël-Hezbollah. Et c'est inquiétant pour la scène intérieure libanaise, qui pourrait être ensuite sujette à des troubles vu la tension qui règne depuis environ deux semaines et les premières rumeurs sur la mise en cause du Hezbollah.
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