Dans un communiqué, Laurent Fabius est catégorique : "La défection du Premier ministre syrien illustre, si elle est confirmée, la fragilisation du régime de Damas, qui a fait le choix de la violence et perd tous ses soutiens", estime le ministre des Affaire étrangères. "La France est convaincue que le régime de Bachar al Assad est condamné et que sa fin approche", ajoute-t-il. Pour Paris, "la multiplication des défections de responsables politiques, de militaires et de diplomates de haut rang est le signe de l'affaiblissement inéluctable du clan au pouvoir en Syrie".
De son côté, l'Elysée a annoncé lundi soir que le chef de la diplomatie française se rendrait le 15 août en Jordanie, "ainsi que dans d'autres pays de la région". "La France intensifie ses contacts avec l'opposition syrienne et les Etats de la Ligue arabe pour préparer les conditions d'une transition rapide en Syrie", précise la présidence. Autre annonce faite, celle de l'envoi prochain d'une équipe de médecins et chirurgiens militaires à la frontière jordano-syrienne pour venir en aide aux victimes des combats en Syrie et aux réfugiés. François Hollande "a confié au ministre de la Défense et au ministre des Affaires étrangères, avec le concours du ministre de l'Intérieur, la mise sur pied de ces installations médicales d'ici la fin de la semaine", précise un communiqué de la présidence française.
Le pouvoir syrien a subi lundi un important revers politique avec la défection du Premier ministre, Ryad Hidjab, et celles de deux ministres et de trois généraux de l'armée qui ont rejoint l'opposition.










