Rencontre difficile sur le nucléaire iranien

le 17 novembre 2011 à 07h36 , mis à jour le 17 novembre 2011 à 07h38

Le conseil de l'AIEA aborde ce jeudi une réunion délicate sur l'Iran : les Occidentaux réclament une résolution appelant sans ambigüité l'Iran à remplir toutes ses obligations, alors qu'un rapport a accru les soupçons sur une dérive militaire de son programme. Chine et Russie traînent des pieds.

[Expiré] Mahmoud Ahmadinejad refusant que l'Iran recule "d'un iota" sur son programme nucléaire (9 novembre 2011) © AFP / Présidence iranienne

Après un rapport très critique sur le programme nucléaire de Téhéran, devenu objet de tensions entre les Occidentaux d'une part, la Russie et la Chine de l'autre, les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique entament ce jeudi une réunion délicate sur l'Iran. Les délégations des 35 Etats membres du conseil des gouverneurs se retrouvent à huis-clos pour une rencontre de deux jours au siège de l'agence de l'ONU, basée à Vienne.

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Sans conclure que l'Iran est capable ou sur le point de fabriquer la bombe atomique, l'AIEA a présenté dans son rapport une vaste série d'éléments globalement "crédibles", recueillis par ses soins ou obtenus auprès d'une dizaine d'Etats membres, indiquant que le pays a - contrairement à ses dires - examiné la mise au point de l'arme atomique. Une assertion fermement rejetée par l'Iran. Mercredi, le chef de la diplomatie, Ali Akbar Salehi, a promis que son pays répondrait de manière "argumentée" à l'AIEA.

"Un tournant" dans les investigations sur l'Iran

Pour les Occidentaux, ce rapport représente "un tournant" dans l'enquête de l'agence sur l'Iran, entamée il y a huit ans, et l'occasion d'augmenter la pression sur la République islamique pour qu'elle coopère davantage, voire infliger de nouvelles sanctions. La Chine, dont l'Iran est l'un des principaux fournisseurs d'hydrocarbures, et la Russie, qui entretient des liens commerciaux étroits avec ce pays, s'y opposent.

Le rapport de l'AIEA a mis au grand jour les divergences d'approche au sein du groupe des 5+1, les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni) et l'Allemagne, chargé de négocier avec l'Iran sur son programme nucléaire. Mais la résistance de Moscou et Pékin est aussi à placer dans un cadre plus large : "Les Russes et les Chinois sont de mauvaise humeur, en raison surtout de ce qu'ils considèrent comme un détournement de la dernière résolution du conseil de sécurité de l'ONU sur la Libye", estime Oliver Thränert, expert à l'Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité.

Mercredi soir, des sources diplomatiques ont fait état d'un rapprochement de vues. Un accord sur la formulation d'une résolution contre l'Iran acceptable par tous est "proche", indiquait alors un diplomate occidental. Une autre source diplomatique s'est déclarée "prudemment optimiste" d'arriver à un compromis sur une résolution dans la journée. "La résolution va appeler l'Iran à intensifier le dialogue avec l'agence et à remplir entièrement ses obligations", a indiqué le diplomate sous couvert d'anonymat, qualifiant les discussions "d'intenses". Les Occidentaux ont insisté pour une prise de position forte du conseil des gouverneurs.

le 17 novembre 2011 à 07:36
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1 Commentaires

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  • j.bon, le 17/11/2011 à 08h41

    Ne vous y trompez pas c'est le sort du monde qui se joue ici. Et vue la lâcheté des occidentaux la partie est bien mal engagée

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