Philippe Migault est chercheur sur la Russie à l'Institut des relations internationales et stratégiques.
Syrie : attentats à Damas juste après l'arrivée des observateurs
Deux attentats suicide, attribués rapidement par le régime de Bachar al-Assad à Al-Qaïda, ont fait une quarantaine de morts à Damas vendredi matin. Le jour même où les observateurs arabes entament leur mission...
Publié le 23/12/2011
Syrie : Kafroueid, village martyr ?
Les ONG affirment qu'une centaine de civils ont été tués dans ce village mardi. Si l'information est confirmée, cela serait l'une des journées les plus meurtrières depuis le début de la contestation contre le président Bachar al-Assad en mars dernier.
Publié le 21/12/2011
La Syrie va accueillir des observateurs arabes d'ici trois jours
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a signé, lundi au Caire, le document qui autorise le déploiement d'observateurs arabes dans le pays. Selon la Ligue arabe, les premiers devraient arriver "sous 72h". L'opposition parle d'une "tromperie" pour "couvrir l'échec" d'Assad.
Publié le 19/12/2011
Syrie : finalement, l'ambassadeur français critique la résolution russe
L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, a qualifié vendredi de "déséquilibrée" et "creuse" la résolution sur la Syrie proposée la veille au Conseil de sécurité de l'ONU par la Russie.
Publié le 16/12/2011
Syrie : la Russie propose une résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU
La Russie a surpris la communauté internationale en dévoilant mardi un projet de résolution au Conseil de sécurité condamnant les violences en Syrie perpétrées par "toutes les parties". Moscou y opposait une fin de non-recevoir depuis début octobre.
Publié le 15/12/2011
Syrie : la France rejette la faute "morale" sur le Conseil de sécurité
Alors que le bilan de la répression dépasse les 5000 morts, l'ambassadeur de France à l'Onu a estimé, lundi soir, que le Conseil de sécurité de l'Onu était "moralement responsable de la situation" et que son silence était "scandaleux". Les représentants allemand et britannique ont également appelé à agir.
Publié le 13/12/2011
"Probablement plus" de 5000 morts en Syrie, selon l'ONU
Selon une dernière estimation donnée lundi par la haut commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, "probablement plus" de 5000 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations en Syrie. Le dernier bilan de l'ONU faisait état de 4000 morts.
Publié le 12/12/2011
Syrie : Assad se dit étranger à la répression
Dans une interview à la chaîne américaine ABC, le président syrien assure qu'il n'est pas responsable des violences commises par les forces de sécurité du pays. "Ce ne sont pas mes forces", affirme-t-il.
Publié le 07/12/2011
Syrie : "le pouvoir est obligé de faire un geste"
DECRYPTAGE - Alors que la répression est encore très féroce, comment interpréter la décision de Bachar al-Assad de laisser entrer des observateurs arabes dans son pays : volonté de trouver une solution ou manipulation ? Les réponses de LCI avec Khattar Abou Diab, politologue à l'Université Paris XI.
Publié le 20/12/2011
TF1 News : Pourquoi cette inflexion surprise de la Russie sur la situation en Syrie ?
Philippe Migault : Dans la psychologie russe, on ne cède jamais sous la pression. Depuis des mois, les Occidentaux veulent une condamnation de la Syrie. Depuis des mois, la Russie se fait désirer. Et comme elle se fait désirer, c'est elle qui fixe l'agenda et l'emploi du temps du Conseil de sécurité, et non ceux qui ont pris l'initiative de la résolution.
Pour comprendre cette attitude, il faut rappeler que la politique étrangère russe passe par le Conseil de sécurité. Depuis 15 ans, la Russie répète que c'est lui qui doit gérer les grandes affaires internationales. Elle a donc trouvé insupportable que les Etats-Unis soient intervenus au Kosovo en 1999 et en Irak en 2003 en se passant de son aval.
Avec la Syrie, elle a trouvé un moyen de reprendre la main en faisant "poireauter" les Occidentaux. Et elle est d'autant plus à l'aise pour donner le ton aujourd'hui puisque la Chine n'a encore rien dit. Or Pékin pourrait très bien continuer à bloquer le projet de résolution.
TF1 News : Pourquoi avoir décidé de reprendre la main maintenant ?
P.M. : J'y vois deux raisons. Tout d'abord, le nouveau rapport-bilan de l'Onu en début de semaine. Il était difficile de rester de marbre face aux chiffres avancés (ndlr : plus de 5.000 morts depuis mars). Ensuite, c'est un élément de diversion face aux critiques occidentales sur les élections russes. Quand on parle de la Syrie, on ne parle pas de la Russie elle-même. Même si c'est un cliché, n'oublions pas que les Russes sont des excellents joueurs d'échecs. Chez eux, tout est pesé, rien ne se fait sous le coup de l'émotion.
TF1 News : Vladimir Poutine pourrait-il aller jusqu'à lâcher Bachar al-Assad, comme les Occidentaux ont fini par lâcher Hosni Moubarak en Egypte ?
P.M. : Je ne pense pas. Regardons le texte du projet russe : ils renvoient dos-à-dos le régime syrien comme l'opposition. Cela me semble surtout sonner comme un avertissement pour Assad, une manière de lui dire "Calme-toi un peu", et donc aussi une façon de lui dire qu'il sera encore soutenu.
Au-delà de la Russie, Assad peut aussi compter sur l'appui de la Chine, qui déteste les ingérences dans les politiques intérieures des régimes autoritaires. Si des concessions sont possibles, cela n'ira probablement pas plus loin.
| Grosses manifestations vendredi |
Des centaines de milliers de Syriens sont descendus vendredi dans les rues de |
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