Pour la première fois, les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU se retrouvent samedi à Genève pour essayer de s'entendre sur une transition en Syrie et arrêter la spirale de la violence qui plonge chaque jour un peu plus le pays dans la guerre civile.
Avant le début de cette réunion, le secrétaire britannique au Foreign Office William a prédit des discussions "très difficiles". "Il y a une occasion pour la communauté internationale d'être beaucoup plus forte et d'agir de façon plus énergique mais nous ne pouvons le faire qu'avec l'accord de la Russie et de la Chine", a déclaré le chef de la diplomatie britannique à la presse à son arrivée dans les locaux des Nations unies. "Nous ne sommes pas parvenus à un accord à l'avance avec la Russie et la Chine. (...) Est-ce que cela sera possible, je ne le sais pas", a dit le responsable britannique.
Un des points de contentieux est la question d'un gouvernement de transition. Les pays européens, les pays arabes et les Etats Unis sont d'accord sur le processus de transition, selon le Secrétaire au Foreign Office. Cette absence d'accord préalable a conduit a prolonger la réunion de Genève dans l'après midi de samedi alors qu'initialement elle devait se terminer en fin de matinée. La réunion préparatoire vendredi au niveau des hauts fonctionnaires des états participants n'a pas permis de dégager un consensus, indique-t-on de diverses sources engagées dans la négociation.
L'Iran absent
Kofi Annan, représentant spécial de l'Onu et de la Ligue arabe, a invité à Genève les ministres des Affaires étrangères des membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), ainsi que leurs homologues turc, koweïtien et qatari. Nabil Elarabi, secrétaire général de la Ligue arabe, et Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, sont également attendus. Il n'a pu en revanche obtenir des Occidentaux que l'Iran y participe, ainsi que le souhaitait la Russie.









