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DOSSIER : Révolte en Syrie

Friture sur la ligne entre la Syrie et la Russie sur le sort d'Assad


le 20 juillet 2012 à 11h06 , mis à jour le 20 juillet 2012 à 14h13.
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3min
Le président syrien Bachar al-Assad.

Le président syrien Bachar al-Assad. / Crédits : AFP

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Moyen-orientL'ambassadeur de Russie en France a affirmé vendredi sur RFI que le président syrien "accepte de partir" mais "d'une façon civilisée". La télévision syrienne a immédiatement réagi, parlant de propos "sans fondement".

Espoir de fin de conflit aussitôt démenti. L'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a affirmé vendredi que le président syrien Bachar al-Assad, "accepte de partir" mais "d'une façon civilisée", dans une interview à Radio France internationale (RFI). Le diplomate a déclaré qu'"au moment de la rencontre à Genève du groupe d'action, le 30 juin, un communiqué final prévoyait une transition vers un régime plus démocratique" et que cela avait été "accepté par Assad".

Des propos "sans fondement", selon la télé syrienne. La Russie a toujours affirmé jusqu'ici que le sort de Bachar al-Assad ne pouvait être décidé que par le peuple syrien sans ingérence étrangère, au contraire des Occidentaux qui appellent à son départ. Jeudi, Moscou et Pékin ont opposé pour la troisième fois leur veto aux tentatives de l'ONU pour faire pression sur le régime du président syrien Bachar al-Assad, depuis le début du conflit en Syrie il y a 16 mois. Ce blocage a déclenché des critiques acerbes des Etats-Unis et des pays européens qui avaient proposé ce texte.

Autre signe de tension entre Moscou et Damas ? La Russie a annoncé sa décision de "reporter" la livraison de trois hélicoptères de combat à la Syrie jusqu'à la "normalisation" de la situation.

Bataille de projets à l'ONU 

A l'ONU, la bataille diplomatique s'envenime entre Russes, alliés du régime  syrien, et Occidentaux qui veulent son départ, avec un nouveau projet de  résolution sur le sort de la mission d'observation de l'ONU dont le mandat expire vendredi. "Nous soutiendrons (ce projet) dans la mesure où nous avons participé à sa réalisation avec les Pakistanais", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov.

L'autre projet, présenté par Londres, prolonge de 30 jours la mission d'observation mais précise qu'ensuite elle ne pourra être prolongée que si le régime retire ses armes lourdes. La veille, la Russie et la Chine avaient provoqué la colère des Occidentaux  en opposant pour la troisième fois leur veto à une résolution du Conseil de sécurité prévoyant des sanctions contre le régime, Washington promettant d'agir désormais "en dehors" du cadre de l'ONU dans ce dossier. Moscou et Pékin ont justifié leur décision en affirmant que la résolution "ouvrait la voie" à une intervention militaire en Syrie.

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