Bachar Al-Assad/Image d'archives © Reuters"Si j'étais à sa place, je quitterais le pouvoir. Si Bachar avait à coeur l'intérêt de son pays, il devrait démissionner, mais il devrait aussi créer les conditions nécessaires pour une nouvelle phase de la vie politique syrienne". Pour la première fois depuis le début de la révolte en Syrie en mars dernier, un dirigeant arabe, en l'occurrence le roi Abdallah II de Jordanie, pays voisin, demande à Bachar al-Assad de quitter le pouvoir. Même si, sur la forme, il s'agit plus d'un conseil donné de manière très diplomatique que d'un ordre, cela prouve une nouvelle fois l'isolement du président syrien, déjà lâché par la Turquie, autre poids lourd de la région.
Syrie : l'ONU accuse, l'UE serre la vis
L'armée et les forces de sécurité syriennes ont commis des meurtres, des actes de torture et des viols, rapporte lundi une commission d'enquête de l'ONU. L'UE va durcir son régime de mesures destinées à couper les sources de financement du régime syrien.
Publié le 28/11/2011
Syrie : Paris propose des "corridors humanitaires"
La France a avancé mercredi pour la première fois l'idée de "corridors humanitaires" en Syrie, soumise à ses partenaires européens et américains. Paris a également fait un pas supplémentaire vers la reconnaissance de l'opposition, considérée comme "l'interlocuteur légitime".
Publié le 23/11/2011
Syrie : Assad ferme face aux occidentaux
Dans un entretien au Sunday Times, le président syrien affirme que l'ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime de cesser la répression a été lancé pour "fournir aux pays occidentaux un prétexte pour mener une intervention militaire contre la Syrie".
Publié le 20/11/2011
Syrie : l'ultimatum s'achève dans un bain de sang
La Ligue arabe avait donné trois jours à la Syrie pour appliquer son plan de sortie de crise. L'ultimatum s'achève ; la répression se durcit. Des voix de plus en plus nombreuses - dont celle d'Hillary Clinton - évoquent un risque de guerre civile.
Publié le 19/11/2011
Syrie : "Les sanctions arabes, un geste fort contre Assad"
DECRYPTAGE - Quelle est la portée de la suspension de la Syrie par la Ligue arabe ? Quelle peut être la réponse du président syrien face aux sanctions économiques ? Réponses avec Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement et spécialiste du monde arabe.
Publié le 17/11/2011
Syrie : la Ligue arabe donne trois jours à Damas pour stopper la violence
La Ligue arabe a donné à la Syrie un nouveau délai mercredi soir pour stopper la répression, faute de quoi des "sanctions économiques" seront adoptées contre le régime de Damas.
Publié le 16/11/2011
La Syrie au ban des nations arabes
La Syrie sera effectivement écartée des travaux de la Ligue arabe dès ce mercredi en guise de sanction contre un régime réprimant dans le sang les mouvements d'opposition. Sur le terrain, l'"Armée syrienne libre", le bras armé de l'opposition, aurait mené un coup d'éclat en attaquant une caserne des services secrets.
Publié le 16/11/2011
Syrie : la Ligue arabe suspend Damas et demande des sanctions
La Ligue arabe a accédé samedi à la demande des opposants au régime de Bachar al-Assad en suspendant la Syrie et en la menaçant de sanctions. Samedi soir, des pro Bachar Al-Assad ont mis à sac l'ambassade de l'Arabie Saoudite à Damas en signe de protestation.
Publié le 12/11/2011
Contestation en Syrie : les autorités libèrent 553 personnes
Les autorités syriennes ont libéré 553 personnes arrêtées lors de la répression de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad. C'est l'une des mesures prévues par le plan de sortie de crise de la Ligue arabe approuvé mercredi par Damas.
Publié le 05/11/2011
Syrie : "en acceptant le plan arabe, Assad gagne du temps"
DECODAGE - Maître de conférences en civilisation arabe, Stéphane Valter, qui revient de Syrie, souligne sur TF1 News qu'il y a très peu de chances que le pouvoir applique concrètement le plan de la Ligue arabe, validé officiellement mercredi.
Publié le 03/11/2011
Syrie : Assad accepte le plan de la Ligue arabe
La Syrie a accepté mercredi "sans réserves" le plan arabe de sortie de crise. Le texte prévoit notamment le retrait des forces de sécurité des villes où elles sont présentes, la libération des personnes incarcérées et l'ouverture du dialogue avec l'opposition.
Publié le 02/11/2011
Les opposants syriens pourchassés au Liban
REPORTAGE. Les 5.000 opposants syriens réfugiés au Liban vivent dans la peur, redoutant être pourchassés par le régime de Bachar Al Assad. Damas est soupçonné d'avoir fait enlever un Syrien en plein Beyrouth.
Publié le 14/11/2011
Cette déclaration du roi Abdallah, diffusée sur la BBC, intervient notamment deux jours après la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie et de la menace de sanctions pour ne pas avoir appliqué le plan signé au début du mois. Sur ce point, même la Chine, qui défend pourtant la Syrie dans les instances internationales aux côtés de la Russie, a aussi exhorté ce lundi son allié à mettre en œuvre le dispositif de sortie de crise. "Une nouvelle fois la Chine exhorte le gouvernement syrien et toutes les parties concernées à cesser la violence, à lancer un processus politique global et équilibré et à redoubler d'efforts pour appliquer l'initiative de la Ligue arabe", indique Pékin. Seule la Russie, qui critique la décision de la Ligue arabe, continue donc de soutenir Bachar al-Assad à 100%.
De son côté, l'Union européenne a décidé d'étendre ses sanctions contre le régime à dix-huit nouvelles personnes, essentiellement des militaires, et de geler des prêts européens. Ces sanctions créent petit à petit une asphyxie économique pour le pays qui pourrait se retourner in fine contre le pouvoir face à l'exaspération de la population. Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, justifie ces mesures par la nécessité d'une sévérité accrue par "l'entêtement sanguinaire du régime".
Pour amadouer Moscou, les Occidentaux écartent l'option militaire
Profitant d'une déclaration de la Ligue arabe qui demande l'étude de "la mise en place d'un mécanisme pour protéger les civils", Alain Juppé a aussi tenté de remettre le dossier syrien sur le haut de la pile du Conseil de sécurité de l'Onu. "Aujourd'hui le moment est venu de voir comment nous pouvons protéger davantage les populations. J'espère que le Conseil de sécurité aussi finira par prendre position", souligne-t-il. Pour l'instant, toute condamnation ferme de la répression y est gênée par la Chine et la Russie, qui menacent d'apposer leur veto, mais aussi par plusieurs autres pays qui préfèrent ne pas prendre position.
Sur ce sujet, grâce à ces deux protecteurs, la Syrie ne craint pas grand-chose pour l'instant, et notamment une intervention militaire sur le modèle libyen. "La Syrie n'est pas la Libye. Le scénario libyen ne se répètera pas, ce qui se passe en Syrie est différent de ce qui s'était passé en Libye, et le peuple syrien ne doit pas s'inquiéter. Je suis sûr que la Russie veut jouer un rôle efficace dans le dialogue qui va se tenir et ceci est une chose positive", peut ainsi claironner Walid Mouallem, le chef de la diplomatie syrienne.
Pour tenter d'amadouer la Russie et la Chine, les Occidentaux écartent donc la solution militaire, pourtant réclamée désormais par une partie de l'opposition. Alain Juppé propose ainsi d'envoyer des observateurs. Problème là encore : si une telle mission humanitaire ne nécessiterait pas l'aval du Conseil de sécurité, elle aurait en revanche besoin de celui de Damas...
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