Pour la troisième fois depuis qu'il a été nommé à ce poste il y a quelques mois, Kofi Annan, l'émissaire international pour le Syrie, a rencontré lundi Bachar al-Assad à Damas. Samedi, Kofi Annan avait admis que son premier plan de paix n'avait pas réussi. Objectif de cette nouvelle réunion : trouver une solution pour mettre fin à la révolte débutée en mars 2011.
A l'issue de l'entretien, il s'est montré résolument optimiste. "Nous avons discuté de la nécessité de la fin des violences et des moyens d'y parvenir. Nous nous sommes mis d'accord sur une approche que je vais partager avec l'opposition armée", a-t-il ainsi indiqué. "Je quitte la Syrie mais nous continuerons notre dialogue et, comme je l'ai signalé, l'approche que nous avons discuté en vue de la fin des violences sera partagée avec l'opposition armée", a-t-il encore souligné, sans dévoiler le contenu de l'accord.
"Constructif" pour le gouvernement d'Assad
De son côté, le gouvernement syrien, qui a qualifié la réunion de "constructive", a indiqué que la mise en oeuvre du plan de paix de Kofi Annan avait "été au coeur des discussions qui ont porté également sur la manière d'aller de l'avant".
Ce plan stipule, outre la fin des violences, un dialogue politique, l'acheminement de l'aide humanitaire vers les zones touchées par les combats, la fin des détentions arbitraires, la liberté de circulation pour les journalistes, la liberté d'association et le droit de manifester pacifiquement.








