L'un des dossiers majeurs laissés par Alain Juppé à son successeur au Quai d'Orsay, et plus globalement à François Hollande, concerne la Syrie. Sous l'ère précédente, la France était l'un des fers de lance de la lutte diplomatique contre le régime de Bachar al-Assad. Et c'est peu dire que le président syrien met déjà la pression sur la nouvelle équipe.
Dans un entretien diffusé mercredi à la chaîne russe Rossia 24, Bachar al-Assad dit en effet espérer que "le nouveau président", qu'il ne cite pas nommément, "va penser aux intérêts de la France". "Je suis sûr qu'ils ne consistent pas à continuer de semer le chaos au Proche-Orient et dans l'ensemble du monde arabe", ajoute-t-il. "La question est de savoir ce que la France a gagné dans l'année écoulée grâce à sa position à l'égard de la Syrie, de la Libye, et d'autres pays. Elle a participé à l'agression militaire et elle est responsable de la mort de centaines de milliers de Libyens", souligne encore le maître de Damas.
"Répercussions en Europe"
Pour conclure, Bachar al-Assad n'hésit pas à lancer une menace à peine voilée : "le chaos en cours, le terrorisme, tout cela va avoir des répercussions sur l'Europe, parce qu'elle se trouve non loin de notre région, on peut dire que nous sommes les voisins du sud de l'Europe".
Dans cette interview, le président syrien admet aussi que les sanctions internationales affectent l'économie de son pays. Mais se félicite des bonnes relations qu'il garde, selon lui, avec d'autres nations.








