Alors que la diplomatie reste en panne en raison du soutien russe et chinois au président syrien, Bachar al-Assad a néanmoins décidé de donner un gage à la communauté internationale ce mardi. La Syrie a en effet accepté que les agences des Nations unies et des ONG internationales accentuent leurs opérations sur son territoire, où on estime à un million le nombre de personnes nécessitant une assistance humanitaire.
L'Onu devrait ainsi établir une présence dans quatre villes, grâce notamment à l'accélération des procédures de visa pour ses membres. "La liberté de mouvement, un accès sans entrave pour l'action humanitaire en Syrie : voilà de quoi il s'agit à présent. La bonne foi du gouvernement sera mise à l'épreuve dès aujourd'hui, demain et tous les jours suivants", a affirmé John Ging, le responsable de l'Onu chargé des questions humanitaires.
Rétorsion diplomatique
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Sur le plan strictement diplomatique, Damas a en revanche montré son inflexibilité auprès de ses détracteurs. Une semaine après l'expulsion des ambassadeurs syriens en poste dans les pays occidentaux, les autorités syriennes ont en effet déclaré, en guise de rétorsion, indésirables leurs homologues, dont celui de la France.
Une mesure surtout symbolique puisque la plupart de ces diplomates, rappelés par leur ministère pour protester contre la répression, ne sont plus en poste en Syrie.







